Oui pourquoi toujours avoir mal, pourquoi ne pas avoir droit de vivre comme tout personne lambda.
Ce soir je vais très mal et j'ai beaucoup bu, histoire d'oublier que je suis malade, que je suis bipolaire et que j'en souffre mais l'histoire ne s'arrête pas là !
La bipolarité c'est faire souffrir les personnes que l'on aime et comment les protéger, comment faire à part, partir sans se retourner ?
Envie de se détruire, de suicide mais jusqu'à ce jour le courage me manque !
pourquoi parce que j'ai un animal à 4 pattes qui n'a rien demandé, hormis de l'attention qu'il rend sans compter.
Pourquoi ce journal intime ?
Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie
vendredi 20 avril 2012
jeudi 19 avril 2012
Epuisée
Depuis quelques jours mes pensées sont négatives. Je ne veux et ne peux allée me coucher dans ma chambre, je reste allongée en boule sur mon canapé.
Je n'arrive pas à monter la pente, tout me semble si difficile.
Rien ne se concrétise, je me lance dans un projet, j'ai la foi et le lendemain je n'y crois plus. J'ai peur et celle-ci me fige.
Peur de m'endormir, d'ailleurs ces deux dernières soirées j'ai failli mettre le feu à la maison en m'endormant avec une cigarette allumée.
Plus envie d'avancer et je retourne dans mon passé, avant mon agression, ces années même si ce n'était pas le paradis, mon esprit était libre et ces agresseurs m'ont volé cette liberté !
Mon amie m'a dit d'oublier ce braquage mais comment lui expliquer que pour le moment c'est encore impossible. Je revois toujours le visage d'un des deux agresseurs. Je ferme les yeux, je le vois, j'ouvre les yeux il est là comme un fantôme, je revois ce regard si agressif. Pas un mot que des gestes.
Ce dimanche 22 avril à 10H55 il y aura déjà 8 ans !!!
Quand ces images seront elles derrières moi ??
Quand je n'aurai plus peur d'être agressée ? Quand je pourrais marcher tranquillement sans crainte ? Quand je pourrais conduire en m'arrêtant normalement sans avoir à regarder devant et derrière si personne ne sort du véhicule ?
Mais quand tout ça cessera ?
Suite à ce choc post-traumatique, le diagnostic de la bipolarité a été décelé il n'y a que quelques mois. Cette maladie aujourd'hui je peine à l'assumer.
Il faut dire qu'elle ne me laisse pas en paix avec les humeurs cyclothymiques, cette sensibilité qui me ronge sans cesse.
Ce matin je me suis rendue à l'hôpital de jour, atelier écoute musicale, je n'étais pas bien, ma psy s'en ai rendu compte mais pas le temps pour un entretien et pourtant j'en avais grandement besoin.
Le RDV est pris pour vendredi matin mais d'ici là je serais peut être en pleine forme et j'aurais oublié et donc plus la nécessité, c'est aussi ça la bipolarité.
Elle joue, gagne sans cesse et épuise !!!
Je n'arrive pas à monter la pente, tout me semble si difficile.
Rien ne se concrétise, je me lance dans un projet, j'ai la foi et le lendemain je n'y crois plus. J'ai peur et celle-ci me fige.
Peur de m'endormir, d'ailleurs ces deux dernières soirées j'ai failli mettre le feu à la maison en m'endormant avec une cigarette allumée.
Plus envie d'avancer et je retourne dans mon passé, avant mon agression, ces années même si ce n'était pas le paradis, mon esprit était libre et ces agresseurs m'ont volé cette liberté !
Mon amie m'a dit d'oublier ce braquage mais comment lui expliquer que pour le moment c'est encore impossible. Je revois toujours le visage d'un des deux agresseurs. Je ferme les yeux, je le vois, j'ouvre les yeux il est là comme un fantôme, je revois ce regard si agressif. Pas un mot que des gestes.
Ce dimanche 22 avril à 10H55 il y aura déjà 8 ans !!!
Quand ces images seront elles derrières moi ??
Quand je n'aurai plus peur d'être agressée ? Quand je pourrais marcher tranquillement sans crainte ? Quand je pourrais conduire en m'arrêtant normalement sans avoir à regarder devant et derrière si personne ne sort du véhicule ?
Mais quand tout ça cessera ?
Suite à ce choc post-traumatique, le diagnostic de la bipolarité a été décelé il n'y a que quelques mois. Cette maladie aujourd'hui je peine à l'assumer.
Il faut dire qu'elle ne me laisse pas en paix avec les humeurs cyclothymiques, cette sensibilité qui me ronge sans cesse.
Ce matin je me suis rendue à l'hôpital de jour, atelier écoute musicale, je n'étais pas bien, ma psy s'en ai rendu compte mais pas le temps pour un entretien et pourtant j'en avais grandement besoin.
Le RDV est pris pour vendredi matin mais d'ici là je serais peut être en pleine forme et j'aurais oublié et donc plus la nécessité, c'est aussi ça la bipolarité.
Elle joue, gagne sans cesse et épuise !!!
jeudi 12 avril 2012
L'affaire des Vermiraux
Mardi soir il y a avait une avant première d'un documentaire réalisé par la soeur d'une amie qui durant 10 ans à effectuer des recherches, concernant les pupilles de l' Etat, l'affaire des Vermiraux.
Cette histoire c'est passée au fin fond du Morvan, dans un petit village de l'Yonne, il y a 100 ans : "la révolte des petits colons". (france3.fr région Bourgogne)
Ces orphelins placés dans une institution privée, souffraient de mauvais traitements, des mômes martyrs, que l'on a laissé mourir de froid ou de faim.
Ces gamins se révoltèrent et pour la première fois en France on les écouta et des adultes seront condamnés sur la parole d'enfants parias, mal nés et rejetés par la Société.
A cette époque l'on ne se préoccupait pas de la vie des enfants, encore moins des pupilles de l'Etat ou/et de l'Assistance Publique.
Je tenais à parler de cette histoire, déjà parce qu'elle est très touchante et par l'envie de se révolter contre ces gens, mais aussi parce que mon père, décédé il y a bientôt 7 ans, était de l'Assistance Publique.
Il a parlé rarement de son enfance qui était ponctuée par le travail à la ferme, à cette époque l'on payait les nourrices 51 francs par mois pour accueillir un enfant jusqu'à l'âge de leur 14 ans, qui de plus est leur servait de bras.
Il n'a jamais été maltraité, mais il me disait que le travail était dur, la nourriture était toujours la même, betteraves rouges et pomme de terre, la viande était très rare.
L'école il y allait, short et sabots été comme hiver, mais il ne faisait jamais ses devoirs étant donné que la besogne l'attendait.
Puis arrivé l'âge ou les parents nourriciers devaient rémunérer la main d'oeuvre, mon père a eu la chance de rencontrer le boucher du village qui faisait sa tournée et cherchait un apprenti, sinon il se retrouvait dehors sans argent devant lui.
Il s'engagea dans ce métier qu'il réalisera tout au long de sa vie avec passion.
Durant des années il rendait visite à ses parents d'adoption, pour les remercier, ceux qui l'avaient élevé malgré tout avec amour et à leur enfant que papa estimait comme un frère et réciproquement.
Ton travail t'a accaparé tout au long de ta vie.
Tu as appris ta maladie, cancer du colon, deux mois avant ta retraite. Durant deux ans tu t'es battu mais les métastases ont eu raison de ton combat.
Toute ta vie durant tu n'as fait que travailler pour ne jamais en profiter. J'ai ressenti de la haine, de la colère et aujourd'hui encore.
La vie n'est vraiment pas un long fleuve tranquille...
Cette histoire c'est passée au fin fond du Morvan, dans un petit village de l'Yonne, il y a 100 ans : "la révolte des petits colons". (france3.fr région Bourgogne)
Ces orphelins placés dans une institution privée, souffraient de mauvais traitements, des mômes martyrs, que l'on a laissé mourir de froid ou de faim.
Ces gamins se révoltèrent et pour la première fois en France on les écouta et des adultes seront condamnés sur la parole d'enfants parias, mal nés et rejetés par la Société.
A cette époque l'on ne se préoccupait pas de la vie des enfants, encore moins des pupilles de l'Etat ou/et de l'Assistance Publique.
Je tenais à parler de cette histoire, déjà parce qu'elle est très touchante et par l'envie de se révolter contre ces gens, mais aussi parce que mon père, décédé il y a bientôt 7 ans, était de l'Assistance Publique.
Il a parlé rarement de son enfance qui était ponctuée par le travail à la ferme, à cette époque l'on payait les nourrices 51 francs par mois pour accueillir un enfant jusqu'à l'âge de leur 14 ans, qui de plus est leur servait de bras.
Il n'a jamais été maltraité, mais il me disait que le travail était dur, la nourriture était toujours la même, betteraves rouges et pomme de terre, la viande était très rare.
L'école il y allait, short et sabots été comme hiver, mais il ne faisait jamais ses devoirs étant donné que la besogne l'attendait.
Puis arrivé l'âge ou les parents nourriciers devaient rémunérer la main d'oeuvre, mon père a eu la chance de rencontrer le boucher du village qui faisait sa tournée et cherchait un apprenti, sinon il se retrouvait dehors sans argent devant lui.
Il s'engagea dans ce métier qu'il réalisera tout au long de sa vie avec passion.
Durant des années il rendait visite à ses parents d'adoption, pour les remercier, ceux qui l'avaient élevé malgré tout avec amour et à leur enfant que papa estimait comme un frère et réciproquement.
Ton travail t'a accaparé tout au long de ta vie.
Tu as appris ta maladie, cancer du colon, deux mois avant ta retraite. Durant deux ans tu t'es battu mais les métastases ont eu raison de ton combat.
Toute ta vie durant tu n'as fait que travailler pour ne jamais en profiter. J'ai ressenti de la haine, de la colère et aujourd'hui encore.
La vie n'est vraiment pas un long fleuve tranquille...
Inscription à :
Articles (Atom)