Pourquoi ce journal intime ?
Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie
mardi 14 mai 2013
Interview de Madame B. Delbrouck ....
Il y a quelques semaines Mme Delbrouck, journaliste, m'a contacté après avoir vu le blog pour être interviewer et être éditer sur le journal Belge "MediPedia"
Je vous invite donc à lire cet article :
http://fr.medipedia.be/blog/2013/05/13/depression-bipolaire/
Bonne lecture...
Bipolarité et troubles de l'humeur....Bipolar - mood disorders...
Les troubles de l’humeur (appelés dysthymies) correspondent à une perte de capacité d’un individu à contrôler ses affects, son humeur. En cas de dérèglement, l’humeur peut ainsi varier dans des proportions anormales.
L’humeur peut subir des variations plus ou moins importantes de part et d’autre d’un état d’humeur « normal » (que l’on pourrait représenter par une ligne médiane). :
Les troubles bipolaires sont des troubles de l’humeur regroupant des symptômes pouvant aller de l’état dépressif à l’accès maniaque, en passant par tous les stades intermédiaires.
Pour en savoir plus :
http://www.bmsfrance.fr/Troubles-bipolaires-comprendre-les-symptomes-maniaco-depressifs.html
dimanche 12 mai 2013
Comment lui dire je t'Aime....How to say I love you
Je craque pour lui depuis de longs mois déjà mais je suis incapable de lui avouer mes sentiments, mon Amour pour lui.
Au jour d'aujourd'hui nous avons une relation amicale et parfois intime, je ne peux lui dire non, profite t-il de moi ou a t-il lui aussi de réels sentiments ?
Il n'est pas du tout l'homme qui se dévoile, mais dans ses yeux parfois j'ai la sensation d'y lire un parfum d'amour, mais est ce moi qui le voudrait tellement ?
Depuis mon retour de la clinique, cinq longues semaines nous ont éloignées, il est attentionné, m'avoue des choses qu'il n'aurait pas dit auparavant...dont une m'a touché particulièrement : il me disait sans cesse vouloir profiter de la vie, des filles d'un soir et maintenant me confie qu'il s'exprimait sans le penser. Il est vrai que mon coeur à battu la chamade à cet instant.
Avait il un message à me faire passer, mais pourquoi ne pas me le dire franchement !!
Je ne peux passer une journée sans le voir ne serait-ce que quelque minutes, il est d'abord mon ami, avant d'être mon amant mais j'aimerais tellement qu'il devienne aussi celui qui partage ma vie encore plus intimement...
Il y a des moments ou je me demande pourquoi je l'aime tant, sans savoir pourquoi..mais n'est ce pas ça l'Amour.
Je suis perdue avec lui, alors, comme me l'a dit ma grande soeur, tant que ce ne serait pas clair pour moi je ne peux avancer.
Et oui elle a raison ; mais cette peur d'avouer, qu'il ne comprenne pas ou tout simplement que cet amour ne soit pas partagé me fait peur.
La peur de le lui dire comme une ado amoureuse me figee !!!
Je n'ai jamais appris à dire je t'Aime, ni à l'entendre par ailleurs, alors comment le lui avouer !!!!!
jeudi 9 mai 2013
Psychothérapie - Choisir son psy... Psychotherapy - Choose his shrink ...
Psychothérapeute : un titre réservé au Québec
Adoptée en 2009, la Loi 21 a fait en sorte que le titre de psychothérapeute soit réservé aux psychologues, aux médecins de même qu'aux membres de certains ordres professionnels qui détiennent un permis de psychothérapeute délivré par l'Ordre des psychologues (travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux, conseillers d’orientation et psychoéducateurs, ergothérapeutes, infirmières). Les personnes qui pratiquent déjà la psychothérapie et dont la compétence sera reconnue pourront aussi porter le titre de psychothérapeute.
Cependant, la loi ne sera mise en application que lorsque les normes et règlements complémentaires auront été adoptés par l’Office des professions du Québec. Cela devrait se produire à la fin de 2010.
Voici une brève description des principales familles de psychothérapies. À la suite, un tableau indique de quelles familles font partie une cinquantaine de psychothérapies différentes, et celles qui possèdent une fiche sur PasseportSanté.net.
On définit la psychothérapie comme « un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser, chez le client, des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à affronter les difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien »
On doit la distinguer d’autres types d’approches :
La psychiatrie vise le traitement des maladies mentales (problèmes dans la structure de la personnalité [ex. : schizophrénie et paranoïa], troubles graves du comportement [ex. : violence], anomalies neuropsychologiques [ex. : dyslexie]). Elle utilise généralement des médicaments, mais aussi la psychothérapie.
La relation d'aide s’apparente plutôt à un soutien émotif et respectueux; il s’agit d’une attitude, mais pas d’un traitement.
Le développement personnel (ou croissance personnelle) se sert des mêmes outils que la psychothérapie, mais généralement pour répondre au besoin de mieux se connaître, à une quête existentielle ou à un désir d'épanouissement affectif, relationnel, sexuel, social, humain, spirituel et parfois professionnel.
Analytiques et psychodynamiques
Fortement influencées par la psychanalyse (qu'elle soit de Freud, de Jung ou d'autres), ces approches font appel à la notion d’inconscient et focalisent leurs efforts sur la recherche des liens entre les difficultés actuelles et les expériences passées, dont les conflits refoulés et non résolus.
La personne est amenée à prendre conscience de l’influence de ces conflits sur son fonctionnement afin de les comprendre et de s’en dégager progressivement.
On vise des changements profonds et durables chez le patient.
Généralement, les psychothérapies psychanalytiques durent au moins un an, à raison d’une ou plusieurs séances par semaine.
Ces démarches peuvent mener très loin du symptôme le plus apparent : on commence une thérapie à cause d'un problème au travail et on se retrouve à traiter un manque affectif. Certains des outils classiques des thérapies psychanalytiques sont l’association verbale libre, l’analyse des rêves, la tenue d’un journal personnel ainsi que la prise en compte des phénomènes de transfert, c’est-à-dire la projection de désirs ou de situations inconscientes du client vers son thérapeute.Depuis quelques années, des psychothérapies psychodynamiques brèves ont fait leur apparition. Elles s’échelonnent sur une période plus courte (de 10 à 40 séances) et sont le plus souvent centrées sur un événement ou un comportement bien circonscrit.
Cognitivo-comportementales
Certaines difficultés psychologiques peuvent être liées, entre autres, à des pensées ou à des comportements inadéquats qu’on a appris ou adoptés – souvent malgré soi. Ils peuvent s’apparenter à des réactions « incontrôlables » qui surgissent automatiquement en certaines circonstances (dès que je vois un policier, je me sens fautif; si je n’ai pas d’amoureux, je ne vaux plus rien....)Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) proposent d’observer objectivement et d’analyser avec détachement ces comportements et ces pensées, d’apprendre de nouveaux comportements et de remplacer les pensées ou les émotions non désirées par d’autres qui sont davantage adaptées. On cherche des problèmes concrets à résoudre et une démarche thérapeutique est établie en commun (déconditionnement progressif, clarification des mécanismes de défense, modifications des croyances, etc.).
Généralement, on segmente la difficulté à affronter en ses diverses composantes et on valorise les nouvelles attitudes et les comportements positifs à mesure qu’ils s’installent. Selon les cas, on travaillera davantage sur la dimension cognitive (la pensée) ou sur la dimension comportementale (les actions).
Quand les TCC travaillent avec l’inconscient, le cadre n’est pas celui de la psychanalyse (fantasmes, désirs, pulsions, etc.), mais celui des schémas cognitifs qui donnent du sens aux émotions et aux comportements. Ce sont ces schémas qu’on tente d’assouplir ou de modifier. Un traitement comprend habituellement de 10 à 25 séances hebdomadaires.
Brèves
On peut considérer que des approches comme les thérapies brèves, les thérapies orientées vers les solutions et la psychothérapie neurolinguistique font partie des approches comportementales. Toutefois, un de leurs objectifs fondamentaux est de réduire la durée du traitement (au plus dix séances). Pour y parvenir, on tente de définir le problème avec un maximum de précision et de s’attaquer à des problèmes circonscrits le plus précisément possible. On ne cherche pas les causes, on met plutôt l’accent sur ce qui est changeable, sur les solutions, les habiletés et l’action.
Existentielles et humanistes
Ces approches se fondent sur les capacités intrinsèques de l’être humain à maîtriser son existence et à se réaliser pleinement. Le thérapeute entre en relation avec un client plutôt que de soigner un patient.L’accent est mis sur les prises de conscience des difficultés et des forces de la personne, et sur l’ici-maintenant.
Le thérapeute favorise l’exploration de soi et l’expérimentation de nouvelles façons d’être ou d’agir.
On peut diviser cette famille thérapeutique en quatre sous-groupes :
Psychocorporelles
Comme leur nom l’indique, les thérapies psychocorporelles agissent sur le psychisme par l’intermédiaire du corps. Elles y parviennent de différentes façons, soit en utilisant l'énergie de la respiration (ex. : respiration holotropique); soit par un toucher de la part du thérapeute (ex. : Trager); soit en se servant du corps comme déclencheur d’une verbalisation de type analytique (ex. : bioénergie); soit enfin en permettant au mouvement d'aider le psychisme à se rééquilibrer (ex. : EMDR).
Dans toutes ces approches, on se sert du corps pour entrer en contact avec ses états intérieurs ou pour intervenir sur le psychisme. Par exemple, les touchers doux de la synergie Rudenfeld sur une partie particulière du corps pourront faire remonter certaines émotions à la surface. Un massage plus profond à cet endroit pourra raviver des mémoires cachées et susciter une intense libération d’émotions. Une fois les émotions libérées, il devient plus facile de faire des choix conscients et d'éviter certains comportements nuisibles dictés par des habitudes trop bien ancrées.
Transpersonnelles
La psychologie transpersonnelle s'intéresse aux « états non ordinaires » de conscience : l'extase, le sentiment de connexion avec l'Univers, la conscience aiguë de son être profond, le mysticisme... Ayant pour objet la « pleine réalisation » de la personne, elle se préoccupe des perturbations résultant de l'enfermement des potentiels illimités de la conscience dans les structures limitées de l'ego – comme cela peut se manifester au moment de crises existentielles ou de ce que l'on appelle des crises d'émergence spirituelle.
Si, dans la psychologie classique, les modèles sont des êtres performants, motivés, efficaces et bien intégrés socialement, ceux de la transpersonnelle sont des saints, des sages et des héros de l'humanité. Ce qui ne veut pas dire que cette approche nie l'importance d'un ego sain, au contraire : c'est à partir d'assises solides et équilibrées que l'être humain pourrait atteindre d'autres dimensions.
Créativité
Ces thérapies font appel aux capacités créatives inhérentes à chacun. Que ce soit par le dessin, la danse, la musique.... – et sans devoir posséder le moindre talent artistique, la personne est appelée à laisser émerger ce qui se cache au fond d’elle-même. De là, elle pourra envisager ses problèmes dans une perspective inédite, découvrir des solutions inusitées, et les appliquer de façon originale. Ces approches font appel aux multiples dimensions de l’être et sollicitent – à travers le corps – l'imagination, l'intuition, la pensée et les émotions.
Parole
Elles se déroulent de manière relativement classique, thérapeute et client dialoguant face à face. La relation de confiance, d’intimité et de sécurité avec le thérapeute est fondamentale. Elle permet des prises de conscience et des découvertes qui peuvent ensuite mener à des changements de comportement et d’attitude. On fait aussi parfois appel à divers exercices : visualisations, jeux de rôles, dessin, analyse des rêves...
Systémiques ou interactionnelles
L'approche systémique considère qu'il n'y a pas d'individus malades en soi, mais que les malaises proviennent plutôt des interactions avec l’entourage (famille, amis, équipe de travail...). On ne se demande pas pourquoi le problème existe ou subsiste, mais bien comment il se maintient. L'objectif est de modifier les relations entre l’individu et son entourage. Les rencontres se font donc fréquemment avec plusieurs personnes (en couple, avec les enfants, entre employés....). On s’attardera alors aux divers modes de communication, aux habitudes de vie, aux attentes respectives, aux rapports sociaux... C’est à partir d’eux que les changements pourront être initiés. Le psychodrame, où chacun joue un rôle (qui peut être le sien propre ou celui d’un autre membre du groupe), est un des outils utilisés dans le cadre de ces approches.
http://www.passeportsante.net/DocumentsProteus/PopupHTML/psychotherapies_tableau.htm
mercredi 8 mai 2013
Quand le joint monte à la tête…! When cannabis goes to the head..!
Vanté par les uns, décrié par les autres, le cannabis
est l'objet de toutes les polémiques. Mais cette drogue est-elle réellement
aussi anodine qu'on le prétend ? Au contraire, elle semblerait favoriser
l'apparition de troubles mentaux tels que l'anxiété, la dépression et même
la schizophrénie. Retour sur les dangers du joint…
La dépénalisation du cannabis n'est toujours pas d'actualité en France, malgré un nombre croissant de consommateurs. Or plusieurs études pourraient bien conforter le gouvernement dans sa fermeté.
Le joint, un mauvais souvenir…
Bien sûr, le cannabis provoque une euphorie et un bien-être que les fumeurs recherchent. Mais à côté de ces "bénéfices", il entraîne des petits troubles que les consommateurs réguliers ne peuvent ignorer. Ainsi, ses effets sur la mémoire à court terme sont aujourd'hui connus. Le cannabis entraîne quelques "trous" dans les souvenirs. Cette mini-amnésie est multipliée en cas de consommation associée avec de l'alcool. Et le joint a d'autres effets sur les capacités cognitives : difficultés de concentration et d'apprentissage notamment. Mais il faut noter que plusieurs études soulignent le caractère transitoire de ces troubles, qui disparaissent dès l'arrêt de la consommation.
Un lien prouvé avec la schizophrénie
En revanche, les liens entre le cannabis et un trouble psychologique important tel que la schizophrénie sont plus préoccupants. Une étude récente, menée sur plus de 50 000 appelés suédois, soulignait ainsi que la consommation de cannabis chez les jeunes peut entraîner l'apparition de cette maladie mentale : le risque serait augmenté de 30 % chez un fumeur de joint. Une autre publication souligne que la schizophrénie apparaîtrait d'autant plus facilement que le consommateur est jeune. Mais ces études ne prouvent pas de manière formelle le lien entre cannabis et schizophrénie. Selon les scientifiques, il serait essentiellement préjudiciable chez des personnes déjà psychologiquement fragiles, et pourrait n'être qu'un "révélateur" d'une schizophrénie plus ou moins latente. Difficile donc de faire la part des choses.
Gare à la descente…
Une autre étude soulignait
quant à elle
les liens entre cannabis et dépression. Ces travaux australiens ont été menés
sur plus de 1 600 collégiennes. Ils ont montré que la consommation quotidienne
de cannabis était associée à un risque cinq fois plus important de souffrir
d'anxiété et de dépression. Une prise hebdomadaire multipliait les
risques par deux. Or il semble que la consommation de cannabis favorise
bien l'apparition
des troubles et non l'inverse : les étudiantes qui débutaient
une dépression ou souffraient d'anxiété n'étaient pas plus
enclines à fumer
des joints. Curieusement, les liens entre cannabis et dépression ou anxiété semblaient
moins avérés chez les garçons.
Si la consommation occasionnelle ne semble
pas extrêmement nocive, une prise régulière pourrait entraîner des risques
de développer des troubles mentaux. Il faut donc être particulièrement
vigilant chez les jeunes et les personnes psychologiquement fragiles.
Si,
bien qu'interdit par loi, vous êtes un consommateur de cannabis et que
vous ressentez des troubles de l'humeur ou de la personnalité, n'hésitez
pas à consulter votre médecin. Ne mettez pas votre santé mentale en jeu
pour quelques minutes de plaisir !
Alain Sousa
Même au bout de 6 semaines de sevrage, le cannabis ainsi que son effet euphorique me manque.
Je ressens comme une bouffée d'angoisse, comment expliquer qu'une parti de moi me dis vas-y, et l'autre me l'interdit.
L'ange et le démon en un seul être mais lequel combattre ??
A cet instant en moi le démon règne et j'espère sincèrement tenir le coup, je pense fort à des mots, des paroles, une promesse...mais comment dire que c'est dur, que tout cela n'est pas une rigolade mais bel et bien un combat de chaque jour, de chaque instant !!
Je repense à des soirées lorsque qu'il était mon compagnon, et oui plus facile d'affronter les gens, la vie....de se désinhiber, tout semble si beau si simple. Comment en parler ainsi tout en sachant que bien au contraire il me détruisait à petit feu, tout est si paradoxal en moi, si indistinct....Ras le bol !!!!!!!!!!
Les distinctions de comportement
Les effets, les risques et les dangers des drogues ou substances psychoactives varient suivant les produits et l'usage qu'on en fait. Les raisons de consommer diffèrent selon chaque personne, elles sont liées à son histoire, à son état de santé, à son environnement familial et social.
La
consommation de ces produits procure un plaisir ou un soulagement
immédiat, contrôlé ou non. On peut :
- boire un verre d'alcool pour se détendre, pour le plaisir de goûter un bon vin, pour se sentir mieux ou surmonter un moment douloureux
- fumer du tabac pour faire comme les autres, pour le plaisir de partager un moment avec d'autres ou parce qu'on ne peut plus s'arrêter
- consommer de l'ecstasy dans le désir d'accéder à des sensations extrêmes
- consommer abusivement une substance pour atténuer une sensation de malaise, rechercher l'oubli d'une souffrance ou d'une réalité vécue comme insupportable...
Que
le produit soit licite ou illicite, la communauté scientifique
distingue trois types de comportements de consommation :
l'usage, l'usage nocif (ou usage à problème) et la dépendance,
dont les risques et les dangers sont différents.
Chaque
consommation ne présente pas les mêmes dangers : elle dépend
aussi de la vulnérabilité du consommateur, du produit, de
la quantité consommée, de la fréquence et du contexte de
la consommation.
Qu'est-ce qu'une substance psychoactive ?
Alcool,
tabac, cannabis, héroïne, cocaïne... sont tous des substances
psychoactives
qui agissent sur le cerveau :
-
elles
modifient l'activité mentale,
les sensations, le comportement. Leur usage expose à des risques et à des dangers pour la santé, et peut entraîner des conséquences sociales dans la vie quotidienne ; leur usage peut en outre engendrer une dépendance; - elles provoquent des effets somatiques (sur le corps) d'une grande diversité selon les propriétés de chacune, leurs effets et leur nocivité.
http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-cannabis-et-alteration-de-la-memoire-des-mecanismes-mieux-cernes-6300.asp?1=1
S’affirmer c’est le nouveau courage....Being assertive is new courage...
Au bureau, entre amis, en famille, le besoin de s’affirmer n’a jamais
été aussi présent. Dire oui, dire non, oser s’engager, sans violence ni
agressivité, relèveraient même d’une nouvelle forme de bravoure,
explique le philosophe Michel Lacroix.
Psychologies :
Notre sensibilité collective et individuelle évolue sans cesse : ce
qui nous faisait vibrer il y a trente ans ne nous intéresse plus
forcément aujourd’hui.
Michel Lacroix, philosophe et fin observateur de nos styles de vie, explore dans chacun de ses livres la force de nos engouements. Il publie chez Flammarion “Le Courage réinventé”. Où l’on apprend que notre représentation de l’audace a bien changé. Désormais, être un héros, c’est aussi savoir s’affirmer dans les plus petites occasions.
Michel Lacroix, philosophe et fin observateur de nos styles de vie, explore dans chacun de ses livres la force de nos engouements. Il publie chez Flammarion “Le Courage réinventé”. Où l’on apprend que notre représentation de l’audace a bien changé. Désormais, être un héros, c’est aussi savoir s’affirmer dans les plus petites occasions.
Psychologies :
Vous dites que nous réinventons le courage. Mais dans quelle mesure ?
Michel Lacroix : Dans son sens premier, le courage était une vertu
guerrière. De nos jours, oser dire non sans colère, être capable
d’affirmer son opinion sans violence dessinent une nouvelle forme
d’audace, ce que l’on appelle "l’assertivité". C’est le "courage
relationnel", prôné notamment dans les psychothérapies et qui se
débarrasse de toute idée d’agressivité. Il s’inscrit dans notre vie la
plus quotidienne, au sein de nos familles, avec nos professeurs, nos
patrons…
Il ne dévalue pas pour autant les autres formes de courage – la bravoure, l’héroïsme du sauveteur – qui subsistent (et qui ont été portées au premier plan lors des événements du 11 septembre), mais il a une résonance toute particulière à notre époque. Même si aujourd’hui on n’emploie plus beaucoup ce terme, parce qu’il fait très XIXe siècle, l’un des plus gros succès de librairie est actuellement “Le Courage d’être soi” (Pocket, 2001), de Jacques Salomé…
Quelles formes prend cette nouvelle intégrité ?
Il ne dévalue pas pour autant les autres formes de courage – la bravoure, l’héroïsme du sauveteur – qui subsistent (et qui ont été portées au premier plan lors des événements du 11 septembre), mais il a une résonance toute particulière à notre époque. Même si aujourd’hui on n’emploie plus beaucoup ce terme, parce qu’il fait très XIXe siècle, l’un des plus gros succès de librairie est actuellement “Le Courage d’être soi” (Pocket, 2001), de Jacques Salomé…
Quelles formes prend cette nouvelle intégrité ?
Dire non à un groupe qui vous oppresse, exprimer une opinion
différente de ceux que l’on aime, résister au politiquement correct…
sont devenus des actes héroïques dans une société qui, très médiatique,
multiplie l’information et exerce donc une pression de plus en plus
grande sur l’individu.
Par exemple, oser dire ce qui est en refusant la langue de bois apparaît dans les sondages comme la qualité première que l’on attend d’un homme politique… Dans la famille, à l’école, le père ou l’enseignant doivent aussi inventer une nouvelle façon de dire non. On ne peut plus recourir à l’autorité aveugle des années 60, qui était hiérarchique, impersonnelle, et se contentait de décliner des ordres en n’autorisant pas la discussion. Cependant, l’éducateur comme l’homme public ou les parents ne peuvent plus éviter l’affirmation de la loi, de l’interdit.
Pour moi, aujourd’hui, le courage c’est l’expérience très banale du père ou de la mère de famille qui aimeraient bien éviter le conflit avec l’enfant, rester tendres avec lui, mais qui choisissent de rétablir l’autorité. Qu’on le veuille ou non, si à un moment donné je dis stop à un enfant, il me faut du courage parce que je vais introduire une perturbation dans la relation…
C’est là tout le thème des dépendances : il faut être capable de dire non à l’alcool, à tout ce qui nous empêche d’avancer, à nos mauvaises habitudes…
Reconnaître le caractère inadéquat de sa vie personnelle, les mauvais rapports avec son conjoint ou les choix erronés que l’on a faits suppose un travail de sincérité avec soi-même qui me semble indissociable du courage aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce que l’on appelle le "travail sur soi".
Mais parfois le courage, n’est-ce pas aussi de savoir dire oui ?
Par exemple, oser dire ce qui est en refusant la langue de bois apparaît dans les sondages comme la qualité première que l’on attend d’un homme politique… Dans la famille, à l’école, le père ou l’enseignant doivent aussi inventer une nouvelle façon de dire non. On ne peut plus recourir à l’autorité aveugle des années 60, qui était hiérarchique, impersonnelle, et se contentait de décliner des ordres en n’autorisant pas la discussion. Cependant, l’éducateur comme l’homme public ou les parents ne peuvent plus éviter l’affirmation de la loi, de l’interdit.
Pour moi, aujourd’hui, le courage c’est l’expérience très banale du père ou de la mère de famille qui aimeraient bien éviter le conflit avec l’enfant, rester tendres avec lui, mais qui choisissent de rétablir l’autorité. Qu’on le veuille ou non, si à un moment donné je dis stop à un enfant, il me faut du courage parce que je vais introduire une perturbation dans la relation…
Apprendre à dire non est surtout important pour l’épanouissement de l’individu lui-même…
Il faut s’affirmer non seulement dans la relation à autrui mais aussi avec soi. Le courage implique toujours une lutte psychologique contre soi-même, un débat intérieur : pour m’affirmer, je dois lutter contre mes peurs, ma timidité, revenir à une certaine maîtrise de moi…C’est là tout le thème des dépendances : il faut être capable de dire non à l’alcool, à tout ce qui nous empêche d’avancer, à nos mauvaises habitudes…
Reconnaître le caractère inadéquat de sa vie personnelle, les mauvais rapports avec son conjoint ou les choix erronés que l’on a faits suppose un travail de sincérité avec soi-même qui me semble indissociable du courage aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce que l’on appelle le "travail sur soi".
Mais parfois le courage, n’est-ce pas aussi de savoir dire oui ?
Si, et d’ailleurs notre époque exalte l’adhésion et l’engagement :
oser participer à un mouvement, oser exprimer ses sentiments positifs,
oser dire oui à ses émotions sont désormais perçus comme des vertus. La
relation de tendresse, par exemple, la relation amicale impliquent que
l’on s’expose et que l’on soit plus vulnérable…
Oser exprimer ses sentiments ?
Oser exprimer ses sentiments ?
Oui, cette exaltation de la vérité des sentiments est typique de
notre époque. Rester sur son quant-à-soi serait probablement plus
commode, mais les psychothérapies ont montré que l’épanouissement passe
par le dévoilement, la vérité.
Avant, le courage, c’était serrer les dents en surmontant sa souffrance. Aujourd’hui, ce serait plutôt prendre rendez-vous chez un psychanalyste.
Dans les années 50 et 60, avec leurs grandes idéologies, le chemin individuel était plus balisé : on s’engageait dans un parti ou pour une cause, je ne dis pas que c’était facile, mais on était un peu porté par des forces supérieures qui nous pourvoyaient en sens. De nos jours, dans notre société atomisée, chacun doit se définir à la hache des raisons d’exister. Et se définir aussi lui-même à coups d’engagements clairs.
Quelles sont les dérives possibles d’une telle affirmation de soi ?
Le "vrai courage" est toujours constitué de deux éléments : le débat intérieur contre ce qui nous trouble et l’élément moral – les valeurs au nom desquelles j’affirme ce oui ou j’ose dire non.
Pour moi, il y a dénaturation du courage quand le second élément disparaît : peut-on parler du courage du dealer ou du terroriste ? Non, car dans leur cas, toute fin éthique est annihilée.
La violence, l’incivilité relèvent d’un mauvais usage du courage qui est l’un des grands problèmes de notre société : le défi, la confrontation, la loi du plus fort, le machisme qui se répandent peuvent être perçus comme des actes héroïques alors qu’ils viennent d’une énergie dévoyée. Alors, oui à la célébration du courage parce qu’il revitalise notre vie morale mais, en même temps, prudence car cette vertu peut-être facilement dénaturée…
Dans la vie personnelle aussi ?
Dans mon livre, je raconte cet épisode terrifiant : lors d’un séminaire de formation de cadres, à Paris, chaque participant s’était vu confier un petit hamster dont il devait s’occuper. A la fin de la semaine, coup de théâtre : l’animateur demanda à chacun de tuer son hamster.
Sa justification :
« Il faut avoir le courage de rompre des liens si l’on veut progresser. »
Ainsi, au nom de l’affranchissement individuel, on peut enseigner la cruauté aux individus. Les persuader qu’il faut faire table rase des sentiments pour avancer.
Dire non peut vouloir signifier pour certains plaquer brutalement son conjoint et ses enfants sous prétexte d’affirmer sa liberté.
Comme si dire oui à certains compromis n’était pas plus juste dans certains cas !
Comme s’il n’y avait pas du courage à raccommoder le quotidien, parfois.
On le voit bien, l’affirmation de soi doit toujours être maniée avec conscience.
Mais que signifie-t-elle ? Inspiré du mot anglais "assertiveness", ce néologisme désigne « l’affirmation de soi dans le respect d’autrui ». Pratiquée avec finesse, l’assertivité permet de s’exprimer sans détours, mais toujours avec considération.
Si vous vous dites : « Inutile d’y penser, je suis sûr du refus de mon patron », vous manquez d’assertivité. En revanche, si vous vous dites : « Je vais essayer de convaincre la direction », vous respectez autant vous-même qu’autrui, vous adaptez vos actions à la situation. Vous êtes donc "assertif".
Anne-Marie Carpentier, formatrice en relations humaines, sillonne les crèches et centres de PMI (Protection maternelle et infantile) de Franche-Comté : « Au cours d’une formation répartie sur l’année, j’amène les éducateurs à décrypter leurs propres comportements et à les changer : un non efficace n’est pas violent, mais ferme. L’enfant sent alors que l’adulte n’en supportera pas plus et que ce n’est pas lui qui fait la loi. »
On évitera aussi de mettre l’enfant en cause : « Je ne supporte pas que tu me parles de cette façon » est préférable à « Tu es un imbécile ». « Procéder ainsi aide les enfants à intègrer les règles. Et les relations avec les éducateurs n’en sont que plus enrichissantes. »
(Ségolène Barbé)
Avant, le courage, c’était serrer les dents en surmontant sa souffrance. Aujourd’hui, ce serait plutôt prendre rendez-vous chez un psychanalyste.
Pourquoi avons-nous eu besoin de revisiter le courage ?
On sort d’une époque, l’après-68, qui exaltait les valeurs anti-autoritaires et l’hédonisme. L’idéal de mai 68, c’était l’unité de la personne. Or, être courageux, c’est toujours être divisé contre soi-même. De plus, dans notre société, beaucoup de liens sont précaires et chacun a davantage de crises à résoudre : chômage, divorce, recomposition familiale… Tout cela multiplie les occasions de se positionner, donc de faire acte de courage. Pour faire face à la précarité, à l’incertitude, à la violence de notre société, la "force d’âme" devient une condition de survie.Dans les années 50 et 60, avec leurs grandes idéologies, le chemin individuel était plus balisé : on s’engageait dans un parti ou pour une cause, je ne dis pas que c’était facile, mais on était un peu porté par des forces supérieures qui nous pourvoyaient en sens. De nos jours, dans notre société atomisée, chacun doit se définir à la hache des raisons d’exister. Et se définir aussi lui-même à coups d’engagements clairs.
Quelles sont les dérives possibles d’une telle affirmation de soi ?
Le "vrai courage" est toujours constitué de deux éléments : le débat intérieur contre ce qui nous trouble et l’élément moral – les valeurs au nom desquelles j’affirme ce oui ou j’ose dire non.
Pour moi, il y a dénaturation du courage quand le second élément disparaît : peut-on parler du courage du dealer ou du terroriste ? Non, car dans leur cas, toute fin éthique est annihilée.
La violence, l’incivilité relèvent d’un mauvais usage du courage qui est l’un des grands problèmes de notre société : le défi, la confrontation, la loi du plus fort, le machisme qui se répandent peuvent être perçus comme des actes héroïques alors qu’ils viennent d’une énergie dévoyée. Alors, oui à la célébration du courage parce qu’il revitalise notre vie morale mais, en même temps, prudence car cette vertu peut-être facilement dénaturée…
Dans la vie personnelle aussi ?
Dans mon livre, je raconte cet épisode terrifiant : lors d’un séminaire de formation de cadres, à Paris, chaque participant s’était vu confier un petit hamster dont il devait s’occuper. A la fin de la semaine, coup de théâtre : l’animateur demanda à chacun de tuer son hamster.
Sa justification :
« Il faut avoir le courage de rompre des liens si l’on veut progresser. »
Ainsi, au nom de l’affranchissement individuel, on peut enseigner la cruauté aux individus. Les persuader qu’il faut faire table rase des sentiments pour avancer.
Dire non peut vouloir signifier pour certains plaquer brutalement son conjoint et ses enfants sous prétexte d’affirmer sa liberté.
Comme si dire oui à certains compromis n’était pas plus juste dans certains cas !
Comme s’il n’y avait pas du courage à raccommoder le quotidien, parfois.
On le voit bien, l’affirmation de soi doit toujours être maniée avec conscience.
L'assertivité, une question de respect
Elle est partout ! Dans les stages de formation, dans les livres de développement personnel, dans les cours de psychologie, "l’assertivité" est recherchée, enseignée, mise en pratique.Mais que signifie-t-elle ? Inspiré du mot anglais "assertiveness", ce néologisme désigne « l’affirmation de soi dans le respect d’autrui ». Pratiquée avec finesse, l’assertivité permet de s’exprimer sans détours, mais toujours avec considération.
Si vous vous dites : « Inutile d’y penser, je suis sûr du refus de mon patron », vous manquez d’assertivité. En revanche, si vous vous dites : « Je vais essayer de convaincre la direction », vous respectez autant vous-même qu’autrui, vous adaptez vos actions à la situation. Vous êtes donc "assertif".
Les touts-petits
Comment se faire obéir d’un bébé de 10 mois ? Que faire lorsqu’un enfant de 2 ans vous dit « Ta gueule » ? Des questions que les personnels rattachés à la petite enfance se posent aujourd’hui.Anne-Marie Carpentier, formatrice en relations humaines, sillonne les crèches et centres de PMI (Protection maternelle et infantile) de Franche-Comté : « Au cours d’une formation répartie sur l’année, j’amène les éducateurs à décrypter leurs propres comportements et à les changer : un non efficace n’est pas violent, mais ferme. L’enfant sent alors que l’adulte n’en supportera pas plus et que ce n’est pas lui qui fait la loi. »
On évitera aussi de mettre l’enfant en cause : « Je ne supporte pas que tu me parles de cette façon » est préférable à « Tu es un imbécile ». « Procéder ainsi aide les enfants à intègrer les règles. Et les relations avec les éducateurs n’en sont que plus enrichissantes. »
(Ségolène Barbé)
dimanche 5 mai 2013
Savoir dire NON.....
Du plus loin que je me souvienne, je n'ai jamais su dire Non !!
Et oui, comment refuser un service, une présence....et avoir à l'esprit que la personne qui se trouve en face de moi puisse encore m'apprécier, m'aimer ??
Donner encore et encore a toujours été le fil de ma vie.
Aujourd'hui, ce mot si court pourtant, peine à sortir de ma bouche, et lorsque que je m'entends le dire je culpabilise et je reviens sur ce refus par peur....
Peur de quoi ? de l'abandon
Il est vrai qu'alors j'effectue parfois cette aide en me forçant, par manque d'envie. Mais l'essentiel n'est il pas de satisfaire l'autre ?!
Comment atteindre ce niveau, celui du refus, sans avoir cette crainte qui me fait culpabiliser.
Je n'y arrive pas, c'est en moi, et je crois tenir cela de mon Papa, qui lui aussi a toujours su se trouver disponible dès que l'on lui demandait. Malgré ses journées chargées, il trouvait toujours du temps de disponible.
Mais en retour qu'avait il ? De la satisfaction, un ras le bol ??
Les deux je pense même s'il ne le disait jamais mais dans son comportement je le ressentais.
Etant de l'assistance publique, on ne lui a jamais inculquer le refus, mais juste acquiescer sans dire un mot, exécuter ! Comme un ordre et non une demande pour laquelle l'on peut avoir le choix.
Ma psy m'a fait comprendre que je vivais par procuration la vie de mon père, cette peur d'abandon, ma disponibilité qui est pour moi une obligation...un réel mimétisme !!
Savoir s'affirmer, c'est donc se respecter en osant exprimer sa vérité, tout en respectant son interlocuteur
vendredi 3 mai 2013
Made in Humanity
"Si
pour un instant on m'offrait un morceau de vie, je profiterais de ce
temps le plus possible... Je suppose que je ne dirais pas tout ce que je
pense mais en définitif je penserais tout ce que je dis...
Je donnerais une valeur aux choses, pas pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient...
Je dormirais peu, je rêverais plus. Je crois que chaque minute passée
les yeux fermés représente soixante secondes en moins de lumière.
Je marcherais quand les autres s’arrêtent, je me réveillerais quand les autres dorment...
Je prouverais aux hommes combien ils se trompent en pensant qu’on ne
tombe plus amoureux en vieillissant et qu’ils ne savent pas qu’on
vieillit lorsqu’on cesse de tomber amoureux...
Je donnerais des ailes à un enfant mais je le laisserais apprendre à voler seul...
J’enseignerais aux vieux que la mort ne vient pas avec l’âge mais avec l’oubli...
J’ai appris tant de choses de vous, vous les Hommes...
J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans
savoir que le véritable bonheur réside dans la manière de l’escalader...
J’ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit poing pour
la première fois la main de son père, il le retient pour toujours...
J’ai appris qu’un homme n’a le droit d’en regarder un autre de haut que pour l’aider à se lever...
J’ai appris tant de choses de vous, malheureusement elles ne me
serviront plus à grand-chose car lorsqu’on me rangera dans ce coffre, je
serai malheureusement mort...
Dis toujours ce que tu sens et fais ce que tu penses...
Si je savais que je te vois dormir aujourd’hui pour la dernière fois,
je t’embrasserais très fort et je prierais le ciel pour pouvoir être le
gardien de ton âme...
Si je savais que ce sont les dernières
minutes où je te vois, je te dirais "je t’aime" sans présumer bêtement
que tu le sais déjà...
Il y a toujours un lendemain et la vie
nous donne une autre occasion de faire bien des choses mais si jamais je
me trompe et que je n’ai plus que ce jour, j’aimerais te dire combien
je t’aime et que je ne t’oublierai jamais...
Le lendemain n’est garanti à personne, qu’il soit jeune ou vieux.
Aujourd’hui peut être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes.
N’attends pas, fais-le aujourd’hui car si demain ne vient pas, tu
regretteras sûrement de n’avoir pas pris le temps d’un sourire, d’une
caresse, d’un baiser car tu étais trop occupé pour pouvoir faire
plaisir...
Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur à
l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime-les et traite-les bien,
prends le temps de leur dire "je regrette", "pardonne-moi", "s’il te
plaît", "merci" et tous les mots d’amour que tu connais...
Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Donne-toi la force et la sagesse de les exprimer...
Montre à tes amis et aux êtres chers combien ils sont importants pour toi..."
(Gabriel Garcia Marquez)
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