Pourquoi ce journal intime ?

Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie


vendredi 7 décembre 2012

Je ne suis pas lunatique, je suis cyclothymique



Basculant d'un extrême à l'autre sur la palette des humeurs, le cyclothymique passe pour le lunatique qu'il n'est pas. Heureusement, Prentiss Price apprend à ceux qui en souffrent à mieux connaître leur trouble et gérer les deux pôles grâce au "Manuel du cyclothymique".

 

Malade, mais de quoi ?


La cyclothymie est un trouble de l’humeur. Un bref aperçu de la façon dont les professionnels de la santé mentale appréhendent les troubles psychiatriques vous permettra de mieux comprendre cette affection. Ces derniers utilisent le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Association américaine de psychiatrie, 2000), ou « DSM » pour diagnostiquer les troubles mentaux. Le DSM dresse la liste d’une centaine de troubles, regroupés en une dizaine de catégories, sur la base de leurs similitudes. Parmi ces catégories, on trouve les troubles de l’anxiété, de l’alimentation, du sommeil et de la personnalité. Il y a aussi une catégorie « troubles de l’humeur ». Ceux-ci sont divisés en deux groupes : les troubles unipolaires et les troubles bipolaires.

Les troubles de l’humeur unipolaires


Les troubles unipolaires portent bien leur nom, car ils qualifient un seul pôle d’humeur : celui de la dépression. Les troubles unipolaires incluent les troubles dépressifs majeurs (qu’on appelle également la dépression clinique) et les troubles dysthymiques, aussi appelés dysthymie. C’est d’un trouble chronique de l’humeur, moins grave que la dépression, mais qui dure plus de deux ans. Les personnes atteintes de dysthymie peuvent donner l’impression qu’une légère dépression fait partie de leur personnalité.

Les troubles de l’humeur bipolaires


Les troubles bipolaires qualifient deux pôles d’humeur : la dépression — humeur basse, ralentie, déprimée — et la manie, ou l’hypomanie — humeur haute, dynamique, excitée. Il existe trois types de troubles bipolaires. Les troubles bipolaires I sont caractérisés par l’existence d’un ou de plusieurs épisodes maniaques, généralement accompagnés d’épisodes dépressifs. Les troubles bipolaires II sont caractérisés par l’existence d’un ou de plusieurs épisodes dépressifs et a minima d’un épisode hypomaniaque. Un épisode est un ensemble de symptômes (maniaques ou dépressifs) ressentis à peu près au même moment. 
Les troubles bipolaires I et II sont souvent invalidants et parfois dangereux. Les personnes souffrant d’un de ces troubles ont pour la plupart besoin de soins psychiatriques intensifs, voire d’une hospitalisation. Dans la phase maniaque du trouble bipolaire I, des symptômes psychotiques peuvent survenir : la personne entend des voix, croit voir des choses qui n’existent pas, perd le contact avec la réalité. Ceux qui sont atteints de ces maladies bipolaires graves ont besoin d’un traitement psychiatrique long et doivent prendre tous les jours des stabilisateurs d’humeur.

La cyclothymie, une forme légère de trouble bipolaire


La cyclothymie est le troisième type de trouble bipolaire. Le trouble cyclothymique est au trouble bipolaire ce que la dysthymie est au trouble unipolaire : c’est une forme plus légère de trouble bipolaire, qui inclut des changements d’humeur allant de la dépression (mais pas majeure) à l’hypomanie (moins intense que la manie des troubles I et II). La cyclothymie n’est pas aussi invalidante que les troubles bipolaires I et II, les personnes qui en sont atteintes n’ont pas de symptômes psychotiques et leur état ne requiert pas qu’elles soient hospitalisées. Bien que ce trouble génère un certain nombre de difficultés, beaucoup de personnes qui en sont atteintes n’ont jamais cherché à se faire diagnostiquer ou soigner.
Tandis que les troubles bipolaires plus graves nécessitent des médicaments pour stabiliser l’humeur, les cyclothymiques peuvent se passer de médicaments pour gérer leurs symptômes, surtout s’ils apprennent à maîtriser leurs humeurs, s’ils ont des proches qui les soutiennent et s’ils reconnaissent leurs symptômes tôt.La cyclothymie est une forme légère de trouble bipolaire, car, en général, les hauts et les bas ne sont pas aussi graves que chez les personnes atteintes de trouble bipolaire I et II. Les symptômes dépressifs sont moins sévères que ceux caractérisant un épisode dépressif d’après le DSM et les symptômes maniaques sont plus faibles que ceux d’un épisode maniaque (c’est pour cela que l’on parle d’hypomanie, plutôt que de manie, dans le cas de la cyclothymie).



Extraits de Manuel du cyclothymique, Eyrolles (1 septembre 2011)


                                         

                                                   
 Prentiss Price est psychologue au Centre de conseil en développement de carrière à la Georgia Southern University.




 
                               

jeudi 6 décembre 2012

Christine bipolaire, hommage de son amie...





Elle s’appelait Christine… Avait 42 ans…
L’on commençait à peine à nommer ‘  bipolarité… ‘
On lui avait dit :
- Vous êtes limite !
Christine savait juste qu’elle n’avait pas de limites…
Mal dans sa vie elle avait commencé tôt ‘alcool – pétards et plus… si affinités…
Se croyant aimée, elle s’est mariée…
Elle s’est plantée !
Avec son mari elle a vécu l’enfer mais a eu le bonheur d’avoir deux enfants, le choix du roi, un garçon – une fille.
Aux premiers symptômes de la maladie, elle n’a pas compris ce qui lui arrivait, alors oui, elle acceptait de prendre la masse énorme de médicaments, mais rien ne l’apaisait, ni dans ses moments de dépression intenses, ni dans ses moments de délires souvent provoqués par la situation matrimoniale. Alors dans ces moments là elle s’apaisait seule avec les cocktails médoc pètes et ..++++

Ce qu’elle pensait l’apaiser, au contraire aggravait son état.
A bout de tout ce fut sa première tentative de suicide… Séjour en HP, encore d’autres médications plus lourdes.
Son seul bonheur, ses enfants ; mais, tout comme dans un circuit électrique, ses connections psychiques se faisaient de moins en moins… Jusqu’au moment ou elle s’est rendu compte qu’elle ne reconnaissait plus ses enfants à la sortie de l’école et qu’elle était obligée de noter comment ils étaient habillés, quelles couleurs ils portaient, pour être certaines de ne pas se tromper ou ne pas paniquer si elle ne les voyait pas…
Bien sur, elle gardait pour elle ces trous de mémoires de plus en plus fréquents.
Mais l’instinct maternel a pris le dessus, se sentant devenir un danger pour ses enfants elle décida de partir, de divorcer, de refuser la garde de ses enfants ainsi que toutes visites et tous droits parentaux…

Recluse dans un petit studio, elle n’avait pour seule compagnie qu’internet, ne sortait plus, se faisait livrer courses et cigarettes, refusait toutes visites.
C’est dans ce monde d’internet que j’ai rencontré Christine, via un yahoo groupe, je me suis très vite attachée à ce personnage atypique et touchant.
Connectée du matin tôt au soir tard sur yahoo messenger, elle m’écrivait sans relâche même lorsque je n’étais pas devant mon ordi…
Drôle, intelligente, elle me racontait sa vie, ses peurs, ses joies, ses peines… Ce qui se passait dans sa rue… Ce qu’elle voyait de sa fenêtre.
Elle avait stoppé tous ses traitements et prenait sa maladie comme une compagne encombrante mais qui trinquait avec elle à chaque verre d’alcool…

Elle envoyait des cadeaux à ses enfants et recevait en retour… des crottes de chiens… accompagnées d’insultes.
Un soir, elle m’a juste dit :
- Je suis fatiguée Joe, je vais me coucher gros piou et merci
Je n’ai pas eu le temps de lui répondre et encore moins de lui demander pourquoi merci ?!

Le lendemain matin, à 10h, Christine n’était pas connectée sur yahoo, je n’avais pas mon ‘bonjour chez toi’.
Une heure plus tard, devant ce vide, j’envoyais un mail à sa maman dont elle m’avait donné l’adresse plusieurs mois plus tôt et je sais maintenant pourquoi…
Y ayant joint mon numéro de téléphone, sa mère m’appelait quelques minutes plus tard…

- Elle ne répond pas au téléphone, j’envoie les pompiers de suite, merci Jocelyne.

Emprunte d’angoisses j’attendais des nouvelles, qui suivirent rapidement.

-          Nous sommes arrivés juste après les pompiers, c’est fini, elle est partie, elle est enfin en paix……

J’appris à ce moment là que c’était sa 8e tentative de suicide !

Elle avait mis sa plus belle robe, s’était maquillée puis allongée sur son lit, elle semblait dormir paisiblement…
Elle avait préparé à manger pour ses parents…

Un petit mot pour ses enfants :

Ne faites jamais ce que j’ai fait, ne touchez jamais à l’alcool ni à la drogue, ne soyez jamais comme moi. Je vous aime. Maman.

Deux jours après, je recevais son dvd des clips de Mylène Farmer qu’elle aimait tant avec ces quelques mots … Si j’avais su…



                                   


                                           

L'ŒUVRE DE WILHELM REICH



Dr Wilhelm Reich (1897-1957), médecin et psychanalyste autrichien, considéré comme l’un des pionniers de la thérapie psychocorporelle.



L’œuvre de Wilhelm Reich est dense et multiple, aussi est-elle habituellement divisée en trois périodes successives :
 
1) de 1919 à 1927, la période psychanalytique, durant laquelle il travaille intimement aux côtés de Freud. (Die Function des Orgasmus 1927)
2) de 1928 à 1938, une période freudo-marxiste où, très engagé socialement, il réussit une synthèse des apports de Freud et de Marx au sein de ce qu'il appelle la Démocratie du travail.
3) de 1938 à 1957, une période orgonale (l'énergie de la vie) dans laquelle l'essentiel de ses travaux est consacré à une recherche approfondie sur le phénomène du vivant et sur l'énergie vitale émanent de ce qu'il a nommé orgone : la vie incroyablement cosmique. (La superposition cosmique.)
Cette division, pour schématique et arbitraire qu'elle soit, a le mérite de nous montrer, d'un coup d’œil, l'évolution de l'activité de Wilhelm Reich dont, chose certaine, il à lui-même sans cesse, tout au long de ses recherches, réévalué les résultats obtenus.

Aujourd'hui, l'héritage thérapeutique reichien se divise en trois courants principaux :
· le courant orgonomique auquel se rattache l'analyse reichienne, avec une teinte plus analytique que celle d'autres écoles;
· le courant bioénergétique
· un troisième, plus difficile à cerner vu qu'il regroupe les apports personnels de différents continuateurs qui ont souvent donné des appellations nouvelles à leurs pratiques, sans même toujours reconnaître ce qu'ils doivent à W. Reich


Quelques citations de Wilhelm Reich :
>> Tu projettes ton énergie vitale quand tu te sens bien et quand tu aimes, et tu la rétractes vers le centre de ton corps quand tu as peur.
>> J'ai découvert ce qui faisait de toi un esclave : tu es ton propre argousin. Tu es seul et unique responsable de ton esclavage. Toi et personne d'autre. Moi, je te le dis : ton seul Libérateur, c'est TOI !
>> Tu ne songes qu'à dévorer ton bonheur, c'est pourquoi il t'échappe. Il ne tient pas à être dévoré par toi !
>> Lorsqu'il n'y aura plus d'amants heureux, le ciel perdra sa couleur.
>> Les partis de la liberté vivent de l'impuissance de leurs partisans



LA RECHERCHE DE WILHELM REICH



Le point de départ de la recherche de Wilhelm Reich est la psychanalyse Freudienne. Il fait la jonction entre la psychanalyse de Freud et la critique économique de Karl Marx, après avoir saisi la cohérence et la sagacité de chacune des deux pensées. Homme libre, il a été déçu par l'évolution du communisme russe, dont il a dénoncé les formes de "fascisme rouge" et par la société autoritaire, grande pourvoyeuse de souffrances affectives et matérielles, dont il dénonce aussi le "fascisme noir".
WR expose une vision de la société qui, pour pouvoir avoir la mainmise sur l'individu, tend à réprimer la sexualité (Premières théories sur l'orgasme en 1922). Sa théorie des pulsions est plus physiologique que psychique. On admet les travaux de Reich comme étant à l'origine de toutes les démarches analytiques intégrant la dimension corporelle.
En 1927 : W. Reich avance des hypothèses audacieuses dans «La Génitalité dans la théorie et la thérapie des névroses». Cet ouvrage, ainsi que d'autres écrits, provoquent une rupture avec l'école freudienne. Il a l'idée d'associer le toucher à la parole et montre ainsi l'importance du corps dans la cure psychique. Ses recherches l'amènent à questionner le tabou de la sexualité et à mettre en évidence "la fonction de l'orgasme" comme régulateur psychique et social. Sa vision du corps énergétique est alors révolutionnaire. Il crée une géographie corporelle organisée en zones de tensions, mémoire musculaire et posturale des blocages affectifs. Ces sept anneaux de tension sont, de haut en bas les segments : oculaire, oral, cervical, thoracique, abdominal et pelvien. Cette "cuirasse musculaire et caractérielle" témoigne de l'histoire de l'individu et fonde "la lecture du corps".

                                          Les 7 anneaux de tension


Dans le noyau de toute névrose il découvre une répression des besoins sexuels (émotionnels) qui commence dés l'enfance. Selon le moment et l'intensité de la répression des besoins pulsionnels par l'entourage de l'enfant, se constituent les différentes structures caractérielles qu'il appellera: les "cuirasses caractérielles". La restauration de la puissance orgastique est la condition nécessaire pour faire disparaître les symptômes névrotiques ou les maladies psychosomatiques. Il établit le rapport entre les cuirasses caractérielles et corporelles, et les troubles psychiques. Il développe la "végétothérapie", thérapie corporelle qui est à la base des thérapies corporelles actuelles (comme le cri primal ou la bio-énergie).
W. Reich fait des recherches en biologie, isole une énergie vivante, "l'énergie d'orgone", présente dans toute cellule et existant à tous les niveaux de l'univers (chez les êtres cellulaires les plus primitifs, chez l'homme, dans le cosmos...). La vie serait pour lui, avec l'orgone et les bions, comme une unité de substance matérielle et d'énergie présente dans chaque cellule.
W. Reich rejette la pulsion de mort (Thanatos, opposée à Éros, pulsion de vie), qui, selon lui, signifie l'abandon du concept fondateur et central en psychanalyse : la sexualité. Il nie également l'universalité du complexe d'Oedipe parce qu'à ses yeux la répression sexuelle n'est pas indispensable au développement de la vie sociale, le refoulement et la sublimation ne servant qu'à maintenir le système capitaliste (Matérialisme dialectique et psychanalyse, 1929). "Dans la lutte sexuelle des jeunes" 1932, il attaque la morale conjugale et la famille, responsables de la misère sexuelle et de la société injuste et autoritaire. Il est le premier psychanalyste à poser le problème du socio-économique dans la genèse des troubles psychiques.

L'armure musculaire :

C’est en psychanalyse que le DrReich découvre auprès de ses patients une relation entre leurs émotions et leurs caractéristiques physiques (posture, gestuelle, expression faciale, etc.). Ses recherches l’amènent à conclure que les problèmes psychiques s’incarnent dans une:
«armure musculaire» sous forme de contractions, parfois chroniques, nuisant à la circulation de l’énergie, et pouvant à leur tour provoquer d’autres désordres psychiques ou physiques.
Selon Reich, au fil du temps, on se crée inconsciemment cette armure musculaire (cou raide, ventre tendu, épaules crispées, maux de tête, excès de graisse, etc.) pour se protéger des douleurs psychiques non résolues. Les blocages énergétiques en résultant empêcheraient l’abandon à toute expérience profonde, dont l’orgasme, puisque le sujet ne serait plus totalement en contact avec lui-même.
Le massage néo-reichien permet de s’ouvrir à cette perspective d’intégration du lien entre le corps et l’esprit.


                                  
                             


Faut il brûler la psychanalyse ??

Avant de lire cette article «Le Nouvel Observateur», du 19 avril 2012


Un psychanalyste doit évoluer avec la société
s'adapter à chaque patient
ne pas se prendre pour dieu
et faire le deuil définitif de Freud et Lacan !

                                       Jocelyne P.

Je me permet de vous donner ses cordonnées 
une psychanalyste qui me soutient, qui est à l'écoute et disponible :    
              jocelyne.poussant@gmail.com                          




Madame Elisabeth Roudinesc  
« Psychanalystes, critiquez vos dérives, il en va de votre survie ! »

par Jacques Van Rillaer
Professeur de psychologie émérite
à l’université de Louvain

Commençons par reconnaître à Mme Roudinesco le mérite de quelques
énoncés évidents pour les non-adeptes de la psychanalyse, mais irritants
pour les freudiens et les lacaniens.



« Des imposteurs, il y en a, c’est vrai, 
et probablement plus que dans d’autres disciplines, 
car le psychisme est un domaine moins tangible »

Le domaine des psychothérapies et de la psychiatrie est évidemment « moins tangible » que beaucoup d’autres. Lorsqu’un ingénieur fait un pont et que ce pont s’écroule, on en déduit illico que sa méthode de travail laisse à désirer. Lorsqu’un patient ne va pas mieux ou va moins bien, on peut toujours dire que le cas est désespéré, qu’il irait encore moins bien sans le traitement, qu’il tire des bénéfices de sa maladie, qu’il est victime de la pulsion de mort, etc.
L’évaluation des psychothérapies nécessite des statistiques convenables, ce qui suppose des équipes universitaires honnêtes et disposant de budgets importants.
Le charlatanisme est plus facile et plus fréquent dans le champ psy que dans beaucoup d’autres.

Un exemple illustre est sans doute Jacques Lacan qui, à la fin de sa vie, reconnaissait être en quelque sorte un escroc. Il déclarait notamment :
« Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué.
Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession ; c'est bien d'ailleurs
pour ça que j'en suis malade, parce que j'ai un surmoi comme tout le monde. [...] Il
s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse ».


Quelques jours plus tard, Lacan reviendra sur ce terme, à Paris, en précisant que « la psychanalyse est une escroquerie qui tombe juste par rapport à ce qu’est le signifiant » 
 

Aujourd’hui tous les historiens du freudisme admettent que Freud a fraudé quand il parlait de l'efficacité de sa méthode.

 

On sait moins que Lacan était aussi cynique et menteur que lui.

Lacan a fondé son Ecole pour une raison que lui et ses adeptes — en particulier son gendre J.-A. Miler — ont soigneusement dissimulée.




« Leurs sociétés [de psychanalyse] fonctionnent comme des
corporations professionnelles. […] Les psychanalystes se sont enfermés dans des chapelles »

Les sociétés de psychanalyse, comme d’autres sociétés professionnelles, font du lobbying et cherchent à défendre des intérêts commerciaux. Toutefois, le freudisme a très rapidement pris l’aspect d’une chapelle, puis d’une Eglise.
Déjà en 1910, Bleuler, qui avait fait un temps partie du groupe des freudiens, parlait de « secte intolérante ».
Peu après, Alfred Hoche, professeur de psychiatrie à Fribourg, parlait d'«une secte fanatique obéissant aveuglément à son chef ».
En 1920 Havelock Ellis, avec lequel Freud avait entretenu une correspondance amicale, écrivait : « Il est malheureux que Freud ait d'abord été le chef d'une secte, sur le modèle des sectes religieuses ».
Les choses n’ont pas été meilleures dans l’aventure lacanienne. Au soir de sa vie, Lacan a dissout son École en invoquant ce fait. Dans sa fameuse « Lettre de dissolution », il écrivait avoir reconnu que son École, « est devenue une Église, comme l’École de Freud ». Il ajoutait : « J'ai échoué —c'est-à-dire me suis embrouillé. », « on sait ce qu'il en a coûté, que Freud ait permis que le groupe psychanalytique l'emporte sur le discours, devienne Église. »
Dix jours plus tard, il revenait sur son échec en disant : « il faut bien que j'innove, puisque cette École, je l'ai loupée, d'avoir échoué à produire des Analystes d'icelle (A.E.) qui soient à la hauteur ». Il mourait quelques mois plus tard, ayant institué une nouvelle Ecole au profit de son gendre, J.-A. Miller.


« Les psychanalystes sont des esthètes sceptiques désengagés de la société.
Surtout, ils prétendent soigner les souffrances sur un modèle
ancien.
Or les pathologies ont changé. […] Au temps de Freud, les
patients étaient de grands bourgeois, qui avaient le temps et l’argent »

En réalité, les différentes pathologies ont peu changé. Il y a toujours des troubles obsessionnels, des attaques de panique, des schizophrénies, des assuétudes, du sado-masochisme....
Quand on lit Les patients de Freud— actuellement la meilleure présentation des cas traités par Freud —on constate que la majorité des clients de Freud étaient des femmes riches, désoeuvrées et frustrées. De tels clients existent toujours et restent la meilleure indication pour l’analyse freudienne.
E. Roudinesco a raison de dire que le modèle freudien est un modèle ancien.
Vers 1900, Freud avait conceptualisé sa théorie et sa pratique. Ses adeptes ont rajouté des notions, mais n’ont quasi rien abandonné de son édifice conceptuel. Nous sommes en 2012. Des milliers de psychologues scientifiques ont fait des recherches dans des universités de haut niveau. Il est incontestable que des progrès considérables ont été fait, mais avec un autre modèle.
La psychanalyse est comme un zeppelin. On peut améliorer le fonctionnement des zeppelins, mais cela reste des engins qui n’ont pas l’efficacité des avions.

Légende n°1 : L’enseignement de la psychologie ne prend pas en charge l’inconscient

Mme Roudinesco écrit :

« La psychanalyse, comme formation de psychopathologie, est enseignée dans les
départements de psychologie, laquelle n’est pas prête à prendre en charge
l’inconscient et n’a pas la culture liée à sa compréhension »

                 Assez curieusement, elle écrit quelques lignes plus bas :

« Nous ne sommes plus en 1900, la psychanalyse est passée dans la culture et les
gens savent qu’ils ont un inconscient. Leur demande n’est plus de le découvrir, mais souvent de résoudre une situation concrète »

Autrement dit, tout le monde sait qu’on a un inconscient. L’université enseigne la psychanalyse, mais « n’a pas la culture liée à sa compréhension » …
En réalité, s’il y a bien un pays au monde où la psychanalyse est partout, c’est la France (on peut ajouter l’Argentine et le Brésil).
Mme Roudinesco souligne d’ailleurs très volontiers cette « exception française » :
« La France est le seul pays au monde où ont été réunies pendant un siècle les
conditions nécessaires à une intégration réussie de la psychanalyse dans tous les
secteurs de la vie culturelle, aussi bien par la voie psychiatrique que par la voie
intellectuelle. Il existe donc dans ce domaine une exception française »
Dans les universités françaises, l’enseignement de la psychologie clinique est quasi entièrement aux mains de psychanalystes. Dans ces départements, les étudiants entendent parler sans arrêt de l’Inconscient. Chacun peut facilement le vérifier.


Légende n°2 : La psychiatrie c’est les TCC et les TCC c’est la réduction de l’homme à ses neurones

Mme Roudinesco écrit :
« La psychiatrie s’est ralliée aux thérapies cognitivistes et comportementalistes (TCC) qui renvoient à une conception de l’homme réduit à ses neurones.
Bien sûr, les pathologies peuvent avoir une dimension organique. Mais, même là, le médicament ne suffit pas : il faut aussi prendre en compte la part subjective du patient ».
Toute personne qui connaît le monde psy français sait qu’il y a une majorité de psychiatres qui sont encore d’orientation freudienne ou lacanienne. Faut-il s’étonner de cette affirmation « statistique », manifestement fausse, de Mme Roudinesco ?
Non quand on sait à quel point le mot « évaluation » lui fait horreur.

Il est vrai que parmi, les thérapeutes cognitivo-comportementalistes français, il y a davantage de psychiatres que de psychologues (contrairement à la majorité des autres pays). Cela tient au fait que les psychiatres sont médecins et que les médecins français sont formés dans l’esprit de Claude Bernard (vérifier méthodiquement au lieu de discourir). Tandis que les psychologues cliniciens français sont formés dans une tradition philosophique et littéraire, où la psychanalyse est devenue le paradigme par excellence.
Les praticiens des TCC ne voient-ils en leurs patients que des neurones ? Toute personne qui a bénéficié de TCC peut en témoigner. La « part subjective » de leur existence est tout à fait respectée, ce qui est loin d’être le cas chez les psychanalystes, en particulier les lacaniens.

Pour voir comment Lacan menait ses cures, voir :

Mme Roudinesco fait croire que les praticiens des TCC soignent essentiellement par médicaments.
Ridicule. D’une part, bon nombre de ces praticiens sont des psychologues non médecins qui ne peuvent pas prescrire de médicaments, d’autre part, les psychiatres TCC s’efforcent de traiter autrement que par des médicaments mais, il est vrai, en donnent quand cela paraître nécessaire
(dépressions endogènes, bouffées délirantes, etc.).
Soulignons que le titre de « comportementaliste » n’a pas plus de valeur légale que celui d’analyste, psychanalyste, graphologue ou astrologue. Ce sont des titres dont n’importe qui peut se prévaloir dans n’importe quel pays de la planète, qu’il ait fait des études ou non. Il est parfaitement possible que des personnes qui se dénomment comportementalistes (ou expert « ABA ») fassent n’importe quoi. Il faut donc prendre pour références des représentants de renom, reconnus par la communauté des comportementalistes. En France, p. ex. Chr. André, J.
Cottraux, C. Cungy, F. Fanget, P. Légeron, Chr. Mirabel-Sarron, A. Sauteraud.


Légende n° 3 : Freud menait des thérapies courtes

Mme Roudinesco écrit :
«Je crois possible, dans le cadre de la psychanalyse, de mener des thérapies courtes»
avec des séances longues, comme le faisait Freud. »
Pour voir à quel point les cures freudiennes étaient longues (à raison de 6 séances de 50 minutes par semaine), voir p.ex. Borch-Jacobsen : Les patients de Freud (éd. Sciences humaines).
Mme Roudinesco sait cela. Elle-même a d’ailleurs donné des exemples de cette longueur. Dans le hors-série Sigmund Freud. La révolution de l’intime, publié par Le Monde en 2010, elle écrit que
«l’analyse de Marie Bonaparte se déroula par intermittence de 1925 à 1938 »
autrement dit : sur 13 années — et que l’analyse de sa propre fille, Anna Freud, dura 6 ans. En ce qui concerne Anna, cette durée peut s’expliquer par le fait que la fille de Freud était particulièrement névrosée.
Freud lui-même précise, en 1904, que la durée d’une cure est « de 6 mois à 3 ans », « à condition que le patient soit capable d'un état psychique normal ». Au fil des ans, il est devenu de plus en plus pessimiste quant aux résultats des analyses thérapeutiques (lui-même se limitant à des analyses didactiques de personnes venant chercher auprès de lui la reconnaissance officielle d’analyste freudien).

En 1933, il avoue que « le traitement d’une névrose d’une certaine gravité s’étend facilement sur plusieurs années » et ajoute que « dans bien des cas, nous avons toute raison de reprendre une analyse après de nombreuses années » !
Dans des conversations privées, Freud était encore plus pessimiste sur les effets curatifs de sa méthode. Paul Roazen rapporte dans Dernières séances freudiennes. Des patients de Freud racontent :
« Freud ne cachait pas qu’il était devenu sceptique, notamment sur l’effet
thérapeutique de la psychanalyse. Lorsque quelque chose de “classique” arrivait dans l'analyse du Dr Putnam, il lançait en riant : “Ne vous ai-je pas dit que la psychanalyse était une excellente chose pour des gens normaux ?” En privé, Freud considérait souvent avec ironie ce qu'il avait accompli. (Plus tard, Anna Freud n'acceptera pas l'opinion de ceux prétendant que si un patient était capable de se plier entièrement aux exigences d'une analyse et était en assez bonne santé pour supporter tout ce qui lui était demandé, c'est qu'il n'avait pas besoin d'un tel traitement. Mais Freud lui même avouait volontiers, tout au moins à quelqu'un comme le Dr Putnam, avec qui il s'entendait si bien, que la psychanalyse n'était indiquée que pour les gens en excellente santé.»

Roazen est-il un historien de la psychanalyse fiable ? Certainement. C’est aussi l’avis de Mme Roudinesco, qui écrit dans sa nécrologie, parue dans Le Monde le 22 novembre 2005 : l’évidence, les ouvrages de Roazen sont devenus indispensables à qui veut comprendre l'histoire si charnelle et si passionnelle de la saga freudienne.


Légende n° 4 : Sans la psychanalyse, la société va à la catastrophe.

Mme Roudinesco affirme, en concluant :
« Les associations d’analystes doivent édicter des règles, et c’est aussi le sens de
l’appel que nous leur lançons : critiquez vos dérives, il en va de la survie de la
psychanalyse. Sinon, nous irons vers une société organique où nous serons traités
comme des objets »
Rappelons ce que Mme Roudinesco écrivait dans son best-seller que « la France est le seul pays au monde où ont été réunies pendant un siècle les conditions nécessaires à une intégration réussie de la psychanalyse dans tous les secteurs de la vie culturelle ».
En fait, il n’y a plus que trois pays au monde où la psychanalyse est omniprésente dans les médias, la vie culturelle, les fac de psycho et la psychiatrie : la France, l’Argentine et le Brésil.
En France, cette omniprésence s’explique notamment par « l’effet Lacan » : Lacan a connu un succès considérable en ouvrant son Ecole à tout qui veut faire de la psychanalyse et en séduisant les philosophes des lycéens et des universités. Cette omniprésence s’explique aussi par le contenu des cours de philo dans les lycées. Michel Onfray a bien décrit l’excitation des élèves et des enseignants au moment où il est question de Freud et de son Inconscient.

Faut-il en conclure que dans les autres pays du monde — par exemple la Hollande et les pays nordiques, où la psychanalyse a perdu tout crédit — les citoyens sont traités comme des objets ?
En réalité, la psychanalyse ne protège nullement contre la dictature, comme l’a bien montré l’exemple de l’Argentine. Il faut lire à ce sujet l’ouvrage de Plotkin Histoire de la psychanalyse en Argentine.
L’historien montre que les régimes militaires argentins ont persécuté des ouvriers, des militants politiques, des enseignants, des sociologues et des psychologues, mais très peu de psychanalystes : uniquement ceux qui étaient politiquement engagés. Bien plus, « la diffusion massive de la psychanalyse se produisit précisément durant les années 1960 et 1970, alors que le pays était gouverné par des dictatures militaires ou des régimes démocratiques faibles qui
restreignaient les libertés publiques ».
La grande majorité des psychanalystes se sont retranchés derrière « la neutralité analytique » et sont restés confinés dans leurs cabinets.
Nombreux ont été les psychanalystes qui ont prôné des idées conservatrices sur la famille, la société et l’individualisme. Certains, comme Rascovsky, membre fondateur de l’Association psychanalytique argentine, ont même prêté main forte aux militaires en affirmant que « le terrorisme est une maladie » causée par « la crise de la famille traditionnelle »

Un des mécanismes de défense privilégiés de Mme Roudinesco, J.-A. Miller, R. Gori et autres lobbyistes de la Cause freudienne est d’inspirer la peur : les TCC c’est la réduction de l’homme à ses neurones, c’est le gavage aux médicaments ; l’affaiblissement du freudo-lacanisme c’est la porte ouverte au totalitarisme, à la dictature, à une société où vous serez tous des « objets ».

                                                                                                           25/04/2012


Michel-onfray-vs-freud/ L'affabulation Freudienne

http://www.dailymotion.com/video/xcwznm_michel-onfray-vs-freud-1-3-l-affabu_webcam?ralg=meta2-only#from=playrelon-3


       S. Freud          
                                                                                                         




                                              J. Lacan                                                                                  




  
   

mercredi 5 décembre 2012

.Mes états mixtes ont détruis...


La tolérance, l'intolérance...la justice, l'injustice...la responsabilité, l'irresponsabilité...l'autorité, l'anarchie...la philanthropie, la misanthropie...



On m'a dit être immature, irresponsable, atrabilaire, lunatique, autoritaire...mes attitudes qui peuvent être néfastes aussi bien pour moi que pour mon entourage. Ma dépendance affective, mon hypersensibilité ne font qu'intensifier mes troubles émotionnels et donc relationnels.
Cette sensation d'avoir une capacité de nuisance est un mal être permanent qui me fait peur aussi.
Ne pas savoir quelle réactions je peux avoir pour un mot dit ou écrit, anodin, et qui peut prendre une importance considérable pour moi sans comprendre pourquoi.


L'isolement, dont bien sûr la solitude sont devenu des alliés de vide ou des issues de secours.
Etre une bipolaire engendre une souffrance qui me semble être sans recours. Ces humeurs cyclothymiques fatiguent terriblement. Des tonnes de questions s'imposent et c'est le chaos.


Il est vrai je ne suis pas mon traitement rigoureusement. 
Depuis 2 ans, me confiant tour à tour à des différents psychiatres en relatant inlassablement mon enfance, les démons du passé, les addictions, le braquage, les cauchemars, les nuits blanches, les névroses du présent...de mes pensées morbides...
Mais tout en survolant ces fantômes, sans jamais approfondir un de ces cas. 
Et pourquoi ? Trop à dire, trop flou dans mon esprit ? ne pas avoir peur de se retrouver dans un HP ?
Il y a des choses qu'il faut avoir vécues pour les comprendre, alors comment cette personne en face de moi peut se rendre compte, entendre ??
Tout simplement parce que c'est son métier et je l'ai compris hier après-midi à l'HP !!!


Que 3 heures enfermée comme dans une prison, une chambre de 8/10 m², un droit de sortie toutes les 1h30 pour 10 mn, sans internet, deux ateliers de deux demi journées/semaine et tout les reste du temps parcourir ces longs couloirs ou s'enfermer dans la chambre, je me suis allongée sur le lit et j'ai craqué, j'ai pleuré, j'étais perdue... mes yeux ont fixé un rideau extérieur qui tapait sur la fenêtre, de gros nuages gris...puis une tringle à rideaux, ma ceinture dans mon sac, des visages, des lieux m'ont submergé...et l'infirmière est venue me chercher pur rencontrer le Médecin qui a de suite compris mon désarroi...après 20 mn de conversation il m'a demandé ce que je désirai faire et ma décision fût sans appel : ma souffrance, ma solitude semblent moins être terrible...chez moi !!!
Il a appelé un taxi et 10 mn plus tard je quittais l'HP....

                                                              
 MERCI à vous tous qui avez été présents hier soir, et surtout  à toi ma grande soeur !!!







lundi 3 décembre 2012

JJ Goldmann - Il me restera


                                                           



Angoisses !!! Anxiété !!!


Maladie exceptionnelle en ce qu'elle confère gratification et plaisir, et n'en apporte pas moins dans son sillage une souffrance quasi intolérable et, moins rarement qu'on le pense, le suicide.

de Kay Redfield Jamison 

                                                

                                                 

 

j'en ai marre !!!

Marre de cette maladie !!


Marre de me prendre la tête

Marre de penser aux autres, avant moi

Marre de ne rien faire

Marre de ne pas avoir de volonté

Marre de cette vie de Merde

Marre de ne pouvoir prendre des décisions

Marre de cette peur qui me parylyse

Marre de cette peur d'abandon

Marre de cette différence

Marre de ce manque de confiance en moi

Marre de cette solitude

Marre de ne pouvoir dire "je t'aime'

Marre de ne pas entendre "je t'aime"

Marre de ces hauts, ces bas incontrôlables

Marre de prendre tous ces médocs

Marre de voir tous ces psy

Marre de ne pas voir la lumière

Marre de cette hypersensibilité qui me bouffe

Marre de ne pouvoir dire Merde

Marre de vivre...pour qui, pourquoi ??

 

 

 

                                               

     

  

 

Ptah-hotep, un des plus ancien Philosophes





Ptah-hotep (2400 av,J,C) est l'un des plus anciens philosophes Africains et de l'humanité


Il est l'auteur du plus ancien écrit de sagesse qui nous soit parvenu :
L'Enseignement de Ptah-hotep  (ou le)   Livre des Maximes de Ptah-hotep

 

Les 45 maximes de la Parole accomplie :



L'humilité, l'art du débat, la vanité, justice, avidité, refus de la rumeur, bon usage de la parole, indulgence, la nécessité de la bienveillance, l'écoute, l'entendement... vise à former les futurs dignitaires égyptiens. Pharaon poursuit par :
«Puisse-t-il agir comme un modèle pour les enfants des grands».

Ptah-hotep est âgé et demande au pharaon l'autorisation de transmettre la tradition à son fils :
«les paroles de ceux qui jadis ont écouté les conseils des ancêtres qui obéirent aux dieux».
Il s'agit donc de la mise par écrit de la tradition orale égyptienne ce que vient confirmer la réponse du pharaon : «La majesté de ce dieu a dit : Quant à toi, enseigne lui la parole de la tradition.»


Les clés de sa pensée

« Que ton coeur ne soit pas vaniteux à cause de ce que tu sais.. Prends conseil auprès de l'ignorant comme du savant car on n'atteint pas les limites de l'art et il n'existe pas d'artisan ayant atteint la perfection. »

« Si tu es puissant, Agis en sorte que l'on te respecte, En fonction de la connaissance et du calme du langage, Ne donne d'ordres que lorsque les circonstances l'exigent... »

« On ne peut atteindre les limites de l'art. »

« Suis ton coeur aussi longtemps que tu vis. »

« Une parole sage est plus cachée que l'émeraude. Pourtant on la trouve auprès d'humbles serviteurs qui broient le grain. »

« L'art n'a pas de limite et aucun artiste ne possède la perfection. »

« Que tes pensées ne soient ni orgeuilleuses ni humbles. Si tu es agité, calme-toi, l'homme affable franchit tous les obstacles, celui qui s'agite tout le jour n'a pas un seul bon moment. »

« La science est une bénédiction pour qui la saisit et une malédiction pour quila fuite, mais on ne doit jamais être orgueilleux de son propre savoir puisqu'il n'y a pas de limite dans la science et que personne ne peut arriver à la perfection. Ecouter est la plus belle chose qui existe. »

« Grande est la Vérité, elle trace un chemin droit. Elle n'a jamais été renversée depuis le règne d'Osiris. » 


L'enseignement de Ptah-Hotep est un texte fondamental dans les sagesses égyptiennes, il sera suivi d'autres enseignements dont ceux d'Ani (environ -1550) et d'Aménémopé (environ -1000).
Ces textes influenceront entre autres les sagesses chrétiennes. 



                                                             

samedi 1 décembre 2012

Le trouble bipolaire effraie l'entourage


"Difficile à diagnostiquer car très variable d'une personne à l'autre, le trouble bipolaire peut, pourtant, être tenu sous contrôle via un traitement adéquat. Contrôler les crises permet, en effet, au maniaco-dépressif de mener une vie presque "normale". Pour l'entourage, reconnaître les signes annonciateurs de crise peut aussi être d'un grand secours."


Les maladies mentales, comme les troubles bipolaires, ont un impact majeur dans la vie des personnes atteintes, mais également dans celle de leur famille et de leur entourage.

(la santé mentale de A à Z)


Ce que vit la famille durant la phase dépressive

 



Durant cette phase, les proches se sentent souvent démunis, tristes, anxieux, en colère, impuissants, voire coupables vis-à-vis de leur difficulté à aider l'autre. L'entourage doit souvent assumer une surcharge de travail et de responsabilités durant cette période. Il est important qu'il se protège également durant cette phase afin de ne pas tomber malade. N'hésitez pas à demander de l'aide à votre famille et à vos amis pour assumer ces tâches supplémentaires. Acceptez que durant une période tout ne soit pas tout à fait comme avant. Il est également important de vous documenter sur la dépression pour vous aider à mieux comprendre ce que vit votre proche.

En général, les membres de la famille ignorent comment parler à la personne en dépression. Ils craignent de poser trop de questions et, en même temps, ne veulent pas que la personne croie qu'ils ne s'intéressent pas à leur maladie. Essayez d'apporter un soutien à votre façon et selon vos possibilités. Soyez patient. Le simple fait de reconnaître que la dépression est une maladie peut aider votre proche à se sentir moins coupable de ses comportements.



Ce que vit la famille durant la phase de manie

 

Pendant les phases hypomaniaque et maniaque, il arrive fréquemment que l'entourage n'arrive plus à suivre les idées de la personne atteinte : il ne la comprend plus et se retrouve comme « l'empêcheur de vivre ». Les proches peuvent être frustrés, en colère, ennuyés, ce qui peut entraîner des discordes importantes. Fréquemment, au cours de la phase maniaque, l'entourage ne reconnaît pas que la personne est atteinte de cette maladie. Les actes posés par les personnes souffrant de troubles bipolaires durant cette période laissent en règle générale des traces dans les relations interpersonnelles,
car la manie peut les placer dans des situations à risque et très précaires (financière, sexuelle, professionnelle).

En tant que proche, durant ces périodes, vous pouvez encourager la personne à s'éloigner des situations trop stimulantes. Évitez d'argumenter avec une personne en manie ou en phase de manie, car souvent son jugement est altéré. Bien que la discussion soit souvent difficile à ce moment de la maladie, vous pouvez essayer de la prévenir des dangers liés à certains de ses comportements. C'est pourquoi il est conseillé de discuter quand la personne est stable afin d'établir un plan d'action avec elle (par exemple : vous mettre d'accord pour qu'elle vous confie sa carte de crédit lorsqu'elle éprouve des symptômes de manie).

La personne atteinte de troubles bipolaires a besoin de vous. C'est grâce à votre soutien qu'elle pourra analyser plus objectivement sa maladie, se fixer des buts utiles et accessibles.




Comment communiquer avec une personne souffrant de troubles bipolaires ?

 

En phase dépressive

  • Parlez d’une voix calme
  • Concentrez-vous sur un sujet à la fois
  • Soyez patient
  • Parlez de sujets routiniers pour reprendre la communication si elle a été interrompue
  • Ne la blâmez pas

En phase de manie ou d'hypomanie

  • Diminuez les stimulations
  • Ayez des conversations brèves
  • Résolvez les problèmes urgents immédiatement
  • N’essayez pas de raisonner la personne
  • Évitez d’argumenter
  • Ne soyez pas autoritaire, mais restez ferme, pratique et réaliste
  • Concentrez-vous sur un sujet à la fois
  • Soyez patient

 

Que faire en cas de début de crise ?

  • Vérifiez avec la personne sa prise de médicaments
  • Aidez-la à mettre en place des stratégies pour réduire les symptômes
  • Encouragez-la à consulter son équipe traitante
  • Informez son équipe traitante de son état


 Magazine de la santé :      http://youtu.be/XmGPRQybDmA      



                                  



                        



L'humeur en montagnes russes - Bipolaire ou borderline ?


Un cours de Serge Beaulieu et Suzane Renaud en 2011

            http:////www.douglas.qc.ca/videos/220