« La conscience est un instrument de précision d'une sensibilité extrème. »
de Victor Hugo
Larousse définition :
Tous des hyperémotifs ?
On peut se demander qui, parmi nous, sont les plus nombreux entre les émotifs et les hyperémotifs? Les termes « émotifs », ou « émotivité », qui contiennent déjà l'idée d'excès, de fragilité, de réaction excessive aux évènements, nous conduisent à nous interroger : Ne serions-nous pas tous des hyperémotifs ou tout au moins, concernés pour l'avoir été à certaines moments de notre vie ? Qui n'a jamais eu le cœur qui s'emballe et les jambes flageolantes lors d'un premier rendez-vous ? Qui n'a jamais éprouvé le trac fou, la peur, la honte, le désastre de devenir rouge écrevisse ? Qui peut se targuer ne pas avoir connu les affres de la timidité qui vous fait bafouiller et perdre tous vos moyens ? Selon un sondage récent, plus de 50 % des Français sont stressés quand ils sont dévisagés, quand les regards se tournent vers eux, en situation de prise de parole en public. Personnellement je dirais plus de 90% !
Emotions, sentiments, stress... Quelles différences ?
Pour apprivoiser nos réactions émotionnelles, pour agir efficacement sur elles, cherchons d'abord à savoir de quoi on parle quand on dit : EMOTIONS !!!
Il existe, classiquement, quatre émotions de base : la peur, la colère, la joie, la tristesse. Mais, psychiatres, psychologues, sociologues, ethnologues, philosophes... y ajoutent ici et là : l'amour, la frustration, la surprise, la honte, le dégoût, le ressentiment et même ce qui devrait être considéré comme un ensemble de symptômes, une maladie : « la dépression »! D'autres mettent en avant les excès d'émotivité, qu'ils nomment hypersensibilité ou hyperémotivité, indistinctement !
Mais voilà encore que la plupart évoquent les émotions et en parlent comme s'il s'agissait du stress. Il est vrai qu'on a très vite considéré que le stress physique avec ses tensions musculaires, ses accélérations cardiaques et respiratoires, ses dérangements digestifs parfois... ne pouvait être séparé des réactions psychiques qui surviennent en même temps. On a appelé celles-ci : stress psychologique.
On pourrait s'accorder sur les hypothèses suivantes :
Les émotions seraient « un composé » de réactions psychologiques et physiologiques, à prédominance psychique. Le vécu psychique (de peur par exemple) engloberait les sensations physiques (blocage respiratoire, tremblements, par exemple) . Les réactions physiques seraient « mentalisées ». Autrement dit inscrites dans l'esprit. D'où les perturbations psychiques et comportementales du fait de trop d'émotions: peurs paniques, phobies, dérèglements alimentaires...
Le stress serait « un composé » de réactions physiologiques et psychologiques à prédominance physiologique. Les manifestations organiques et physiques (tachycardie et tensions musculaires) détermineraient une sensation d'oppression et de malaise ou de détente et de plaisir. Les réactions psychologiques resteraient « somatisées ». Autrement dit, inscrites dans le corps. D'où les maladies fonctionnelles dites d'adaptation : gastrites, colites, maladies de peau...
On peut aussi admettre que :
Une émotion de peur ou de colère qui s'accompagnerait de rougeur, pâleur et agitation va produire un stress (sécrétion instantanée d'adrénaline, etc.) permettant, s'il est canalisé, de répondre efficacement à la situation et au problème qu'elle pose.
Et considérer enfin que :
Un stress (une tension causée par le bruit, les soucis, la fatigue... par exemple) qui aurait été là avant l'apparition d'une émotion (la peur ou de joie, par exemple) pourra conditionner fortement l'intensité de celle-ci. Autrement dit sous l'effet d'un épuisement physique et d'une grande tension, la moindre émotion qui survient et s'y ajoute peut prendre une tournure disproportionnée. Exemple : Vous êtes harassé(e) par une journée au bureau extrêmement pénible. Vous devenez de ce fait, bien plus réactif(ve) à la moindre contrariété : plus de colère ou de pleurs ! C'est pourquoi nous devons « gérer notre stress » pour pouvoir « apprivoiser nos émotions » dans les meilleures conditions possibles.
Les sentiments et les émotions, se mélangent aussi dans la tête et le corps ! A part les noms particuliers qu'on leur donne : frissons, joie, amour, extase..., qui peut se vanter de bien séparer l'émotion du sentiment ? On oppose parfois le sentiment acquis, créé par l'esprit, à l'émotion, en tant que réaction innée. Mais le sentiment se limite t-il à une construction mentale qui se traduirait ainsi : « Quelque chose me dit que j'éprouve de l'affection, du respect, du mépris ou de la jalousie... pour cette personne ». N'est-ce pas aussi un trouble envahissant, une alchimie indéfinissable qui vous prend au ventre ?
Personne n'est en mesure, aujourd'hui, de tracer des frontières précises entre chacun de ces termes. Ce qui nous amène à faire cette hypothèse d'école : n'y aurait-il pas une continuité interne aux « perceptions, sensations, émotions et sentiments » ? Autrement dit: « Je vois, j'entends..., en même temps, je sens, en même temps, je suis troublé, et simultanément, j'éprouve. Et tout cela, je le vis! ».
Retenons que les émotions sont un amalgame ou un métissage de manifestations organiques et psychiques. C'est, en définitive, la définition de bon sens qu'en donne le dictionnaire :
Emotion : Réaction affective, en général intense, se manifestant par divers troubles, surtout d'ordre neurovégétatif (pâleur ou rougissement, accélération du pouls, palpitation, sensation de malaise, tremblements, incapacité de bouger, agitation...). Le Professeur Michel Raynaud donne une définition de l'émotion qui pourrait contenir toutes les autres : « L'émotion est une réaction psycho-corporelle, intermédiaire entre la sensation et le sentiment, entre la réponse de la part archaïque de notre cerveau qui juge en bon/mauvais et la construction de notre cerveau supérieur qui élabore des sentiments plus complexes comme l'amour ou la haine ».
Timidité, hyperémotivité, hypersensibilité, quelles différences ?
Dans le langage courant ces trois termes ont à peu près la même signification. La timidité est définie comme un manque d'assurance . Il s'agit d'un manque d'affirmation de soi qui se manifeste par une gêne dans le face-à-face. La timidité est très proche de l'hyperémotivité.
On peut trouver beaucoup de charme à des timides : ils sont alors perçus comme modestes, discrets et rassurants. Ainsi la timidité peut être vécue sans souffrance excessive. Ce qui n'est généralement pas le cas de l'hyperémotivité.
L'hyperémotivité est, comme son nom l'indique, une tendance à réagir dans certaines situations par des émotions plus intenses que la moyenne des gens. Elle est le fait d'une sensibilité extrême aux émotions. On distingue deux formes d'hyperémotivité.
La première, celle des personnes introverties, qui s'expriment peu. Les émotions trop fortes sont aussitôt éteintes, « avalées ». Le contact est refusé car trop perturbant. Le sujet « prend » sur lui-même, et se rend malade. Il réagit parfois violemment, sous la pression d'un trop-plein.
La seconde, celle des extravertis dont les émotions s'emballent comme des chevaux qu'on ne peut retenir. Le corps s'agite, le débit de parole est excité et rapide. Le contact est recherché mais il crée un trouble dérangeant pour soi et pour les autres. L'excitation est souvent suivie de retrait : le sujet peut alors connaître la phase « basse » d'une humeur cyclothymique.L'hypersensibilité, comme son nom ne l'indique pas, est parfois considérée en psychologie, comme la réponse comportementale :
- d'une personnalité très centrée sur elle-même, dont la caractéristique est un besoin excessif de valorisation ;
- d'une personnalité « susceptible » au besoin démesuré de considération et d'approbation.
Par ailleurs, si nous définissons la sensibilité comme une réaction des cinq sens aux stimulus de l'environnement, ce terme pourrait correspondre à une forte excitabilité sensorielle.
L'hypersensibilité ne se résume plus à cela. Chaque individu va développer sa propre sensibilité compte tenu de ses expériences et des souvenirs forts qu'ils ont déposés dans la mémoire émotionnelle. Souvenez-vous du parfum et du goût d'une petite madeleine banale pour un certain Marcel Proust, un être humain pas banal du tout ! Elle correspond à une réaction plus intense que la moyenne, à des évènements qui pourraient laisser d'autres « insensibles ». Elle est couramment employée comme synonyme d'hyperémotivité.Quoi qu'il en soit, on retrouve chez les timides, les hyper-émotifs et les hyper-sensibles des traits communs : un trouble émotionnel important, une réactivité peu contrôlable, un manque d'affirmation de soi, une réduction de la confiance en soi... parfois une confusion plus ou moins gênante de la pensée quand l'émotion les « frappe » !
Je ne sais comment vous, vous gérez votre hypersensibilité, moi elle me "bouffe". Ne ma lâche pas, la moindre contrariété et tout s'écroule.
Ce sentiment me fragilise.
Cette sensation de "sentir" les choses, savoir que l'on nous ment, ou que l'on me cache les choses, et à ce moment comprendre !!!
Bien sur je suis hypersensible, et même si j'en souffre, je suis moi même, entière et quand je donne ma confiance en une personne, je respecte celle-ci.
Dans mes sentiments je suis sincère....
en quelques mots l'hypersensiblité :
fragilité
angoisse
anxiété
mal être
stress
manque de confiance en soi....
Ce post je l'ai écrit avant de pouvoir vous faire partager ce que j'ai vécu la semaine dernière, un complot ? Une amie qui vous trahie, et un nommé Pierre qui profite de la situation, de ma fragilité !!!