Pourquoi ce journal intime ?

Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie


vendredi 23 novembre 2012

Pardon !!


Comme on me l'a dit hier au soir je ne sais pas écrire, j'étale.....


Et j'en suis bien consciente, mais ce blog est pour moi comme une issue, le seul moyen de faire sortir ce que mon âme et mon corps subissent.

 

Mes mots dépassent souvent mes pensées, mais j'écris avec mon humeur du moment et avec ce que je ressens réellement.

C'est un cri du coeur !

 

Je tiens à m'excuser auprès de cette personne que j'ai blessée dernièrement,

oui toi qui se reconnaîtra, à qui je tiens profondément.

 

Avec toute mon Amitié





                                                                                                         



 

mercredi 21 novembre 2012

Hospitalistion ou suicide

Définition du suicide : Wikipédia

Le suicide (du latin suicidium, des mots sui : « soi » et caedere « acte de tuer ») est l’acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Le suicide est souvent commis par désespoir, cause qui peut être attribuée à un trouble mental tel que la dépression, le trouble bipolaire, la schizophrénie, l'alcoolisme ou l'abus de substances. Des facteurs de stress tels que les problèmes financiers ou des problèmes dans les relations humaines jouent souvent et également un rôle significatif

Il y a les gens qui comprennent, et ceux qui sont contre, mais là n'est pas le sujet.

Même si on me dit penses aux personnes qui t'aiment, je n'y arrive pas, je suis juste vide. J'ai envie d'être seule ou bien alors aller me défoncer pour oublier, mais malheureusement on n'oublie pas des années de douleurs, d'abandons.

Depuis quelques jours en finir, tirer un trait, m'obsède jours et nuits. Mes journées sont rythmées par la souffrance, les abus, j'oublie, plutôt je ne veux plus prendre mes médicaments. Je suis perdue, je ne crois plus en rien ni en personne.

La semaine dernière je ne suis pas allée à l'hôpital de jour, et évidemment mon médecin psy m'a contacté en me demandant de me rendre mardi matin sans faute au CMP, et j'y ai vidé mon sac.
C'est la première fois que je crie ma souffrance, mon mal être, cette sensation de devenir folle !!!
La psy était là devant moi, ne me reconnaissant pas, bien souvent je lui ai caché mes ressentis.
D'ailleurs en deux ans nous n'avons pas encore fait le tour de ce que j'ai en moi. C'est encore trop tôt, trop dur à exprimer.

Ce matin je me suis rendue à l'hôpital de jour où j'ai eu droit, encore, à un entretien des plus directs,
en quelques mots :
"ou vous prenez vous même la décision, ou on vous hospitalise d'office" !!!
J'ai reçu comme un coup de massue, j'étais livide, tout allait très vite dans ma tête.
Et que faire, pas le choix, de toute façon ils ont pris la décision car ils craignent pour ma vie.
Mais moi je m'en fou de ma vie, comment leur faire comprendre ??
Comment leur dire laissez moi en paix ?? Je n'en peux plus et continuer pourquoi, pour qui ??

La décision sera prise ce lundi, pour me retrouver en HP, ce que j'ai toujours voulu éviter.
Aujourd'hui je ne sais même pas quand je vais y aller et pour combien de temps.
Pas d'ordi, pas de tél, pas de TV, coupée du monde, se coucher à telle heure et se lever à telle heure pour attendre que le temps passe.
Mais c'est ce que je fais déjà, attendre, quoi, je ne sais pas...
Mais le plus dur est de laisser mon compagnon à quatre pattes...il va tellement me manquer !

J'ai l'impression d'être une marionnette que l'on manipule depuis des années !!!

Ce que je voudrais c'est que les proches des bipolaires, dépressifs, alcooliques...comprennent le désespoir, la souffrance qui nous bouffe à chaque instants.
Qu'un malentendu, un simple mot, qui peut être mal interprété, peuvent nous apporter au bord du gouffre.
Mais ce que je voudrais sincèrement est de ne plus voir dans le regard des gens que je suis malade, que l'on pense à ma maladie avant de penser que je suis une personne humaine avec ses défauts, ses qualités mais non un monstre.
Dire les choses, même si elles doivent me faire mal. C'est une situation plus confortable que d'être dans l'incertitude. Comme si je ne pouvais pas comprendre les choses, je ne suis pas "débile" à ce point !!!

Bien sur qu'il n'est pas évident de vivre, de connaître un bipolaire, une personne qui n'est pas stable comme dans toutes maladies mentales.
Moi même je ne me comprends pas, je regrette des mots dits, mes comportements, je donnerai ce que j'ai sur cette terre pour que tout cela s'arrête et vivre simplement, pouvoir reprendre une activité professionnelle, ne plus avoir peur, pouvoir dormir sans me réveiller avec des cauchemars horribles et qui restent en moi même lorsque je suis éveillée.

Oui vivre sans me dire que je ne suis qu'un parasite de la société....



                                                                                                                    






 

Maladie affective bipolaire



Qu’est-ce que c’est ?

La vie est ponctuée de toutes sortes d’émotions qui la rendent parfois plus facile ou difficile, et qui influencent l’humeur.

L’humeur est un état d’esprit où prédomine une émotion (humeur anxieuse, mauvaise ou bonne humeur, humeur euphorique). Une émotion est un sentiment général qui colore de façon soutenue les comportements et la lecture du monde qui entoure l’individu (colère, tristesse, joie, euphorie, etc.). C’est une expérience vécue à l’intérieur de l’individu. D’autres parts, l’affect est l’expression extérieure de l’émotion vécue. Les êtres humains ont accès à une vaste gamme d’émotions et d’affects pour les exprimer. Ces émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, mais sont agréables ou souffrantes selon le cas. L’individu se sent normalement en contrôle de ses émotions et de ses affects, en particulier parce que l’intensité de son expérience émotive ne le dépasse pas.
Par contre, pour certains, les moments heureux ou difficiles prennent une ampleur démesurée à tel point qu’ils perdent le contrôle de leur vécu émotif, tant des émotions que des affects. Il peut alors s’agir d’une maladie nommée maladie affective bipolaire, communément appelée maniaco-dépression, qui fait osciller l’individu entre des périodes de profonde tristesse et d’extrême euphorie.
La maladie affective bipolaire touche autour de 1 % de la population. La maladie affective bipolaire ne discrimine pas : elle peut affecter les enfants, les adolescents ou les adultes jeunes et vieux, peu importe leur race, leur sexe, leur condition sociale ou leur éducation.
Pour parler de maladie affective bipolaire, il faut avoir fait au moins un épisode de manie, avec ou sans la présence préalable ou subséquente d’un épisode de dépression.
Un épisode de manie se reconnaît à la présence pendant au moins une semaine de plusieurs des éléments suivants :
  • Une humeur euphorique ou irritable ;
  • des idées de grandeur ou un accroissement important de l’estime de soi ;
  • une diminution du besoin de dormir (reposé après seulement trois heures de sommeil) ;
  • plus volubile que d’habitude ou une pression du discours (l’individu coupe les autres, ne cesse de parler, etc.) ;
  • une accélération de la pensée, parfois au point où la personne se perd dans ses idées ;
  • des problèmes d’attention, la personne étant tellement distraite par tout et par rien qu’elle peine à garder l’attention sur un sujet ;
  • une augmentation soutenue des activités professionnelles, sociales ou familiales ;
  • une agitation psychomotrice ;
  • la poursuite ou la recherche d’activités à première vue plaisantes mais à risque de conséquences, par exemple, des dépenses inconsidérées, des indiscrétions sexuelles, des investissements risqués ou hâtifs, etc.
Un épisode de dépression se caractérise par la présence pendant au moins deux semaines de plusieurs des éléments suivants :
  • Une grande tristesse ou une perte majeure d’intérêt dans les activités professionnelles, sociales ou familiales ;
  • des problèmes d’appétit avec perte ou gain de poids ;
  • des troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie) ;
  • un ralentissement psychomoteur ou une agitation psychomotrice ;
  • une grande fatigue ou une perte d’énergie ; 
  • des sentiments de culpabilité inappropriée ou le sentiment de ne rien valoir ;
  • une grande difficulté de concentration ou une quasi-constante indécision ;
  • des pensées récurrentes de mort ou des idées suicidaires récurrentes.
Les personnes atteintes d’un trouble de l’humeur, dont la maladie affective bipolaire, sont plus à risque d’avoir certaines autres conditions psychiatriques. En particulier, elles sont à risque accru pour les problèmes de drogue ou d’alcool, le trouble panique, le trouble obessionnel-compulsif et la phobie sociale.

Qu’est-ce qui en est la cause ?

On sait que les cellules de cerveau sont en communication constante entre elles. Elles utilisent les neurotransmetteurs à cette fin. Ce sont les neurotransmetteurs qui régissent les émotions, les mouvements, les pensées, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, jugement, etc.) et les fonctions de survie (sommeil, appétit, digestion, élimination, contrôle de la douleur, réflexes, etc.).
Dans la maladie affective bipolaire, l’équilibre des neurotransmetteurs est perturbé. Cependant, l’origine de cette perturbation est inconnue. La maladie affective bipolaire n’a pas une cause unique, mais résulte souvent d’un ensemble de facteurs qui, combinés, entraînent l’apparition des symptômes. Ces facteurs sont parfois :
  • Biologiques :
    • L’hérédité ;
    • des changements de l’équilibre de certains neurotransmetteurs ou hormones ;
    • certaines maladies telles que la maladie de Parkinson ou un accident vasculaire cérébral ;
  • psychosociaux : des facteurs de stress dans la vie d’un individu ;
  • environnementaux : consommation abusive ou soutenue de drogues ou d’alcool.


Qu’est-ce qu’il faut faire ?

La maladie affective bipolaire est une maladie, elle peut parfois se prévenir et elle se soigne.

Comment prévenir ou se prendre en main ?

Même s’il n’est pas toujours possible de prévenir la maladie affective bipolaire, certains comportements contribuent à diminuer les risques de souffrir d’un épisode de dépression : de saines habitudes de vie (bien manger, faire de l’exercice, dormir suffisamment, réduire la consommation d’alcool ou de drogues) et un bon réseau de soutien social (se confier à des amis, se distraire, etc.) peuvent éloigner la dépression.
Si vous vous reconnaissez dans les symptômes décrits plus haut, vous pouvez dès aujourd’hui revoir votre hygiène de vie. Ceci ne guérit pas une dépression ou une manie, mais peut éliminer des facteurs qui accentuent ou entretiennent votre état. Assurez-vous de vous coucher à une heure raisonnable (le manque de sommeil peut déclencher une manie), de bien vous alimenter, de faire votre toilette, de faire de l’exercice quotidien (pour vous soutenir dans un régime d’activités physiques, consultez le site www.0-5-30.com), et de réduire la consommation de drogues ou d’alcool (www.dependances.gouv.qc.ca).

Quand consulter ?

Si vous notez depuis plusieurs jours une souffrance incapacitante, une difficulté à rencontrer vos obligations professionnelles ou familiales, il serait peut-être utile de voir votre médecin de famille ou un psychologue. N’attendez pas d’être devenu incapable de faire vos activités habituelles pour consulter. Un professionnel pourra voir avec vous s’il s’agit bien d’une dépression, d’une manie ou d’un autre problème et vous proposera un plan de traitement adapté à vos besoins. Un bilan physique et des tests de laboratoire sont parfois nécessaires pour éliminer d’autres maladies qui se présentent comme une maladie affective bipolaire.

Si vous en êtes à penser au suicide ou que vous craignez pour votre sécurité ou pour celle des gens autour de vous, joignez Info-Santé (téléphone : 8-1-1) ou consultez un médecin DE TOUTE URGENCE.

Existe-t-il des traitements ?

Il existe des traitements éprouvés de la maladie affective bipolaire, et plus vous consultez tôt, plus ces traitements ont des chances de vous soulager. Dans la majorité des cas, un traitement offrant une psychothérapie, des médicaments ou une combinaison des deux s’avère très efficace. Les experts en maladie affective bipolaire s’accordent généralement pour recommander la thérapie cognitive-comportementale ou la thérapie interpersonnelle.
Pour trouver un psychothérapeute dont l’approche vous convient et avec qui vous vous sentirez à l’aise, informez-vous auprès de votre médecin de famille, de votre centre de santé et de services sociaux, de l’Ordre des psychologues du Québec (www.ordrepsy.qc.ca) ou de l’Association des médecins psychiatres du Québec (www.ampq.org).
Les médicaments, antidépresseurs ou stabilisateurs de l’humeur, agissent en rétablissant l’équilibre entre les différents neurotransmetteurs du cerveau qui régissent les émotions, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, etc.) et les fonctions somatiques (sommeil, appétit, énergie, etc.). Si votre médecin vous en prescrit, il est important de les prendre fidèlement et d’être patient. En effet, refaire l’équilibre dans votre cerveau peut prendre un certain temps, parfois même jusqu’à quatre à huit semaines. Ensuite, pour éviter une rechute, il est très important de continuer le traitement tel que prescrit même si vous vous sentez mieux. Le traitement d’un premier épisode dépressif ou maniaque peut durer de plusieurs mois à une année ou deux, selon la sévérité. La survenue de plusieurs épisodes amènera probablement votre médecin à vous proposer une médication à vie.
L’objectif d’un antidépresseur ou d’un stabilisateur de l’humeur est la rémission des symptômes et non seulement la réduction ou un soulagement partiel des symptômes. Parfois, il arrive qu’un médicament entraîne des effets indésirables ou des effets secondaires. Si c’est le cas, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin. N’arrêtez pas votre médicament sans en avoir discuté avec lui. Un autre médicament est peut-être alors indiqué.


 SITE : http://msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sante/sante_mentale


            



lundi 19 novembre 2012

Citation




Tout paraît impossible jusqu’au moment où l’on agit ; alors, on s’aperçoit que c’était possible.

 Evelyn Underhill

 

Lu sur le forum : http://bipotes.leforum.eu

 

               

 

Hyperémotif, Hypersensibilité, autres symtômes de la bipolaité

« La conscience est un instrument de précision d'une sensibilité extrème.  »

de Victor Hugo




Larousse définition :


Tous des hyperémotifs ?

On peut se demander qui, parmi nous, sont les plus nombreux entre les émotifs et les hyperémotifs? Les termes « émotifs », ou « émotivité », qui contiennent déjà l'idée d'excès, de fragilité, de réaction excessive aux évènements, nous conduisent à nous interroger : Ne serions-nous pas tous des hyperémotifs ou tout au moins, concernés pour l'avoir été à certaines moments de notre vie ? Qui n'a jamais eu le cœur qui s'emballe et les jambes flageolantes lors d'un premier rendez-vous ? Qui n'a jamais éprouvé le trac fou, la peur, la honte, le désastre de devenir rouge écrevisse ? Qui peut se targuer ne pas avoir connu les affres de la timidité qui vous fait bafouiller et perdre tous vos moyens ? Selon un sondage récent, plus de 50 % des Français sont stressés quand ils sont dévisagés, quand les regards se tournent vers eux, en situation de prise de parole en public. Personnellement je dirais plus de 90% !

Emotions, sentiments,  stress...  Quelles différences ?

Pour apprivoiser nos réactions émotionnelles, pour agir efficacement sur elles, cherchons d'abord à savoir de quoi on parle quand on dit  : EMOTIONS !!!
Il existe, classiquement, quatre émotions de base : la peur, la colère, la joie, la tristesse. Mais, psychiatres, psychologues, sociologues, ethnologues, philosophes... y ajoutent ici et là : l'amour, la frustration, la surprise, la honte, le dégoût, le ressentiment et même ce qui devrait être considéré comme un ensemble de symptômes, une maladie : « la dépression »! D'autres mettent en avant les excès d'émotivité, qu'ils nomment hypersensibilité ou hyperémotivité, indistinctement !
Mais voilà encore que la plupart évoquent les émotions et en parlent comme s'il s'agissait du stress.  Il est vrai qu'on a très vite considéré que le stress physique avec ses tensions musculaires, ses accélérations cardiaques et respiratoires, ses dérangements digestifs parfois... ne pouvait être séparé des réactions psychiques qui surviennent en même temps. On a appelé celles-ci : stress psychologique.


On pourrait s'accorder sur les hypothèses suivantes :

Les émotions seraient « un composé » de réactions psychologiques et physiologiques,  à prédominance psychique. Le vécu psychique (de peur par exemple) engloberait les sensations physiques  (blocage respiratoire, tremblements, par exemple) . Les réactions physiques seraient  « mentalisées ». Autrement dit inscrites dans l'esprit. D'où les perturbations psychiques et comportementales du fait de trop d'émotions: peurs paniques, phobies, dérèglements alimentaires...

Le stress serait « un composé » de réactions physiologiques et psychologiques à prédominance physiologique. Les manifestations organiques et physiques (tachycardie et tensions musculaires) détermineraient une sensation d'oppression et de malaise ou de détente et de plaisir. Les réactions psychologiques resteraient « somatisées ». Autrement dit, inscrites dans le corps. D'où les maladies fonctionnelles dites d'adaptation : gastrites, colites, maladies de peau...
On peut aussi admettre que :
Une émotion de peur ou de colère qui s'accompagnerait de rougeur, pâleur et agitation va produire un stress (sécrétion instantanée d'adrénaline, etc.) permettant, s'il est canalisé, de répondre efficacement à la situation et au problème qu'elle pose.







 

Et considérer enfin que :

Un stress (une tension causée par le bruit, les soucis, la fatigue... par exemple) qui aurait été là avant l'apparition d'une émotion (la peur ou de joie, par exemple)  pourra conditionner fortement l'intensité de celle-ci. Autrement dit sous l'effet d'un épuisement physique et d'une grande tension, la moindre émotion qui survient et s'y ajoute peut prendre une tournure disproportionnée. Exemple : Vous êtes harassé(e) par une journée au bureau extrêmement pénible. Vous devenez de ce fait, bien plus réactif(ve) à la moindre contrariété : plus de colère ou de pleurs ! C'est pourquoi nous devons « gérer notre stress » pour pouvoir « apprivoiser nos émotions » dans les meilleures conditions possibles.

Les sentiments et les émotions, se mélangent aussi dans la tête et le corps ! A part les noms particuliers qu'on leur donne : frissons, joie, amour, extase..., qui peut se vanter de bien séparer l'émotion du sentiment ? On oppose parfois le sentiment acquis, créé par l'esprit, à l'émotion, en tant que réaction innée. Mais le sentiment se limite t-il à une construction mentale qui se traduirait ainsi : « Quelque  chose me dit que j'éprouve de l'affection, du respect, du mépris ou de la jalousie...  pour cette personne ». N'est-ce pas aussi un trouble envahissant, une alchimie indéfinissable qui vous prend  au ventre ?


Personne n'est en mesure, aujourd'hui, de tracer des frontières précises entre chacun de ces termes. Ce qui nous amène à faire cette hypothèse d'école : n'y aurait-il pas une continuité interne aux « perceptions, sensations, émotions et sentiments » ? Autrement dit: « Je vois, j'entends..., en même temps, je sens, en même temps, je suis troublé, et simultanément, j'éprouve. Et tout cela, je le vis! ».

Retenons que les émotions sont un amalgame ou un métissage de manifestations organiques et psychiques. C'est, en définitive, la définition de bon sens qu'en donne le dictionnaire :

Emotion : Réaction affective, en général intense, se manifestant par divers troubles, surtout d'ordre neurovégétatif (pâleur ou rougissement, accélération du pouls, palpitation, sensation de malaise, tremblements, incapacité de bouger, agitation...). Le Professeur Michel Raynaud donne une définition de l'émotion qui pourrait contenir toutes les autres : « L'émotion est une réaction psycho-corporelle, intermédiaire entre la sensation et le sentiment, entre la réponse de la part archaïque de notre cerveau qui juge en bon/mauvais et la construction de notre cerveau supérieur qui élabore des sentiments plus complexes comme l'amour ou la haine ».


Timidité, hyperémotivité, hypersensibilité, quelles différences ?

Dans le langage courant ces trois termes ont à peu près la même signification. La timidité est définie comme un manque d'assurance . Il s'agit d'un manque d'affirmation de soi qui se manifeste par une gêne dans le face-à-face. La timidité est très proche de l'hyperémotivité.
 
On peut trouver beaucoup de charme à des timides : ils sont alors perçus comme modestes, discrets et rassurants. Ainsi la timidité peut être vécue sans souffrance excessive. Ce qui n'est généralement pas le cas de l'hyperémotivité.

L'hyperémotivité est, comme son nom l'indique, une tendance à réagir dans certaines situations par des émotions plus intenses que la moyenne des gens.  Elle est le fait d'une sensibilité extrême aux émotions. On distingue deux formes d'hyperémotivité.
La première, celle des personnes introverties, qui s'expriment peu. Les émotions trop fortes sont aussitôt éteintes, « avalées ». Le contact est refusé car trop perturbant. Le sujet « prend » sur lui-même, et se rend malade. Il  réagit parfois violemment, sous la pression d'un trop-plein.
La seconde, celle des extravertis dont les émotions s'emballent comme des chevaux qu'on ne peut retenir. Le corps s'agite, le débit de parole est excité et rapide. Le contact est recherché mais il crée un trouble dérangeant pour soi et pour les autres. L'excitation est souvent suivie de retrait : le sujet peut alors connaître la phase « basse » d'une humeur cyclothymique.
L'hypersensibilité, comme son nom ne l'indique pas, est parfois considérée en psychologie, comme la réponse comportementale  :

-   d'une personnalité très centrée sur elle-même, dont la caractéristique est un besoin excessif de valorisation ;
- d'une personnalité « susceptible » au besoin démesuré de considération et d'approbation.

Par ailleurs, si nous définissons la sensibilité comme une réaction des cinq sens aux stimulus de l'environnement, ce terme pourrait correspondre à une forte excitabilité sensorielle.

L'hypersensibilité ne se résume plus à cela. Chaque individu va développer sa propre sensibilité compte tenu de ses expériences et des souvenirs forts qu'ils ont déposés dans la mémoire émotionnelle. Souvenez-vous du parfum et du goût d'une petite madeleine banale pour un certain Marcel Proust, un être humain pas banal du tout ! Elle correspond à une réaction plus intense que la moyenne, à des évènements qui pourraient laisser d'autres « insensibles ». Elle est couramment employée comme synonyme d'hyperémotivité.
Quoi qu'il en soit, on retrouve chez les timides, les hyper-émotifs et les hyper-sensibles des traits communs  : un trouble émotionnel important, une réactivité peu contrôlable, un manque d'affirmation de soi,  une réduction de la confiance en soi... parfois une confusion plus ou moins gênante de la pensée quand l'émotion les « frappe » !


  
Je ne sais comment vous, vous gérez votre hypersensibilité, moi elle me "bouffe". Ne ma lâche pas, la moindre contrariété et tout s'écroule.
Ce sentiment me fragilise.
Cette sensation de "sentir" les choses, savoir que l'on nous ment, ou que l'on me cache les choses, et à ce moment comprendre !!!
Bien sur je suis hypersensible, et même si j'en souffre, je suis moi même, entière et quand je donne ma confiance en une personne, je respecte celle-ci.
Dans mes sentiments je suis sincère....

en quelques mots l'hypersensiblité :
fragilité
angoisse
anxiété
mal être
stress
manque de confiance en soi....

Ce post je l'ai écrit avant de pouvoir vous faire partager ce que j'ai vécu la semaine dernière, un complot ? Une amie qui vous trahie, et un nommé Pierre qui profite de la situation, de ma fragilité !!!


                                    


mercredi 14 novembre 2012

Le trouble bipolaire: Pr Aubry - Vidéo Dailymotion



Pour ceux qui ne connaissent pas la maladie, et avant de porter des jugements, visionner cette vidéo !!

Moi je sais qu'avoir appris le cancer de mon père, 2 mois après un braquage sur mon lieu de travail, six mois après la perte de mon compagnon à 4 pattes,  la pression au travail, je vivais seule et personne à qui en parler
Je pensais m'en sortir....et bien non, choc post-traumatique, comme me l'a expliqué un expert psychiatrique.

Depuis 2 ans je me soigne, je me rends à un hôpital de jour (2 matinées/semaine) pour participer à un atelier musical et pour suivre un cours d'ergothérapie.
Puis ma psy me suit tous les 15 jours, durant 1h, et ça me fait un bien fou.

A tous ceux qui se reconnaitrons dans cette vidéo, n'hésitez pas à consulter, c'est la meilleure façon de s'en sortir !!!!

Et écoutez bien surtout la fin, personne n'est à l'abri d'être touché par cette maladie, comme un cancer, le diabète....


Alors cliquez sur le lien ci-dessus :



Le trouble bipolaire: Pr Aubry - Vidéo Dailymotion








La responsabilité du patient face à sa maladie : un élément vital pour sortir du tunnel

Dans le cadre des dossiers que nous demandons régulièrement à notre consultant psychologue, Vincent Trybou, du CTAH (centre des troubles anxieux et de l'humeur) en voici un qui traite de la responsabilisation du patient que nous sommes face à la bonne gestion de notre maladie. Car il ne suffit pas d'avoir le bon diagnostic puis le bon traitement, nous avons également un rôle actif et très important à jouer pour aller mieux.

 

 

Il n’y a pas très longtemps, Bipolaire Info m’a demandé un texte sur la responsabilité du patient face à sa maladie. Sujet pointu. C’est vrai qu’on parle souvent de l’importance de l’information et du diagnostic (« Ca fait des années que je souffre de quelque chose dont je ne trouve pas le nom. Je suis perdu face à un mal que je ne sais même pas identifier. Où trouver la bonne information pour savoir de quoi on souffre ? On m’a parlé de dépression mais n’y a-t-il pas autre chose caché en dessous ? »), de l’importance du bon médicament («  Je découvre que je suis cyclothymique en allant sur internet, alors que de nombreux médecins ne m’en ont jamais parlé et ont insisté bêtement pour que je prenne des antidépresseurs dangereux pour moi ! »), mais aussi de l’importance du soutien familial, l’importance des rythmes de sommeil, l’impact du stress, … Dans tout cela, le patient a bien des obstacles à franchir.

 


Le patient est victime de sa maladie, victime du manque d’information, victime de mauvais diagnostics et de traitements inadaptés ou dangereux, victime de l’incompréhension de ses proches, pointé du doigt comme « bizarre, taré, fou ». Cela fait beaucoup ! Mais il y a aussi un autre facteur que l’on prend peu en compte, c’est le patient lui-même. Certaines personnes ne se sont pas gênées pour lui dire qu’il ne faisait pas d’efforts, qu’il détruisait la vie de sa femme ou de son mari, qu’il n’était pas fiable, etc. La responsabilité, selon moi, ce n’est pas se culpabiliser et se laisser culpabiliser, se draper dans la honte et se laisser mourir, mais réfléchir à tout ce qui est bon pour pouvoir avancer.


Il y a quelques semaines, j’ai publié un texte sur le site minorités.org, texte dont je vais reprendre un extrait pour Bipolaire Info :  « Dans mon travail au quotidien avec les malades psy, je fais tout pour ne pas les stigmatiser, j’essaie de les rendre un peu plus fiers d’eux-mêmes, leur dire qu’ils doivent se redresser, qu’ils ne sont pas des marginaux, qu’ils n’ont pas à plaire à tout le monde, qu’ils n’ont pas de tares, et que leur maladie ne les résume pas. Je les encourage à avoir du respect pour eux-mêmes, de la patience pour avancer, à ne pas s’accabler et à ne pas s’abaisser devant quelqu’un qui les critiquera à cause de leur alcoolisme, de leur TOC, de leurs tentatives de suicide ou de leurs troubles bipolaires. Mais je maintiens dur comme fer, et je leur casse la tête pendant deux heures s’il le faut, en leur disant que leur sommeil, que leurs médicaments, que leur hygiène de vie (zéro drogue, zéro alcool, etc.) sont vitaux et obligatoires s’ils veulent avancer. Que c’est de mon devoir de leur dire ce qui leur sera bénéfique et de les mettre en garde contre ce qui leur sera néfaste. Et que je me moque totalement qu’ils ne m’apprécient pas parce que je les ai engueulés car ils ont picolé par dessus leur traitement, qu’ils me maudiront toute la soirée, qu’ils se diront que je suis un connard, que je n’ai pas à jouer le rôle de leur père, mais qu’à partir du moment où ils viennent consulter chez moi c’est pour LEUR DEMANDE de soin et que cette demande de soin et d’évolution requiert des exigences et des fondamentaux. Si je ne gueule pas, c’est que je ne respecte pas leur demande. Si je gueule, c’est justement parce que je veux qu’ils réussissent. La maladie fait perdre pied, on crie pour revenir à une normalité, pour pouvoir refaire des excès, mais on ne peut pas car la maladie sera encore pire et nous le fera payer. Et c’est mon rôle de responsabiliser mes malades pour leur donner le maximum de chances de s’en sortir. C’est pour cela qu’ils me consultent, après tout. Je suis donc fondamentalement opposé à ce discours visant à ne rien dire, cautionner, ne pas juger, ne pas engueuler. C’est la meilleure façon de déresponsabiliser, infantiliser la personne et la piéger dans des comportements qui la détruisent ».


C’est toute la difficulté du juste milieu entre « information qui fait avancer » et « information qui va provoquer la culpabilité ». Il y a des choses qui sont nécessaires pour aller mieux, et il faut bien que ces choses soient constamment rappelées.


Maintenant, concernant les bipolaires et les cyclothymiques, je pense qu’il est important de rajouter des éléments vitaux pour avancer :


- l’argument selon lequel la cyclothymie et les troubles bipolaires sont biologiques, génétiques, et sont sensibles au stress et aux évènements de vie est vital. Nier la biologie et la génétique, se cacher derrière une enfance comme ceci ou cela, un mariage difficile, un travail stressant, une thérapie sur l’enfance, etc, ne permettra jamais de stabiliser un trouble bipolaire, car ces arguments nient la partie biologique et génétique du trouble bipolaire et de la cyclothymie. Biologie et génétique signifient médecine et non pas « tare ». Biologie et génétique signifient que nous savons que ce n’est pas vous, votre caractère, votre personnalité, votre éducation qui posent problème mais un truc dans le cerveau qui ne fait pas son boulot correctement et vous handicape. Cela vous permet justement de casser la culpabilité et la stigmatisation, au même titre qu’un patient diabétique, cancéreux, épileptique. Vouloir constamment voir dans la maladie la conséquence d’une enfance X, d’un environnement Y, maintient l’idée que c’est psychologique et non biologique, cela maintient le droit de vous considérer comme étrange, inapte, faible, sans volonté. Cela ne peut donc que vous desservir. Après, bien sûr, il convient de prendre en compte les évènements de vie, le stress, les traumatismes, mais ces éléments là ne pourront que venir se superposer sur une biologie spécifique. Une thérapie sur soi vient après une biologie stabilisée, et non le contraire, sinon c’est l’assurance de l’échec. Soyons donc vigilants par rapport à ces personnes qui vous diront qu’il faut décortiquer ceci ou cela dans votre vie, que c’est la source de tout, et faites attention à votre propre tendance à invoquer des souvenirs passés pouvant expliquer ceci ou cela. Un pourcentage important des patients bipolaires fait des dépressions sans déclencheur ou avec des déclencheurs qu’ils reconnaissent eux mêmes comme décalés par rapport à la violence (ou la durée) de leurs dépressions. De même pour les hypomanies ou les montagnes russes de la cyclothymie : le plus souvent, rien n’explique ces phénomènes, ils semblent fonctionner en dehors de votre volonté et du contexte.


- arrêtons avec l’illusion que l’on peut avoir la même vie que tout le monde ! Non, une personne souffrant de troubles bipolaires ou de cyclothymie n’aura pas la même vie que tout le monde pendant un certain temps. Et ce « certain temps », c’est le temps d’être stabilisé. La stabilisation est dépendante du diagnostic, du médicament, du bon sommeil, de la prise régulière du médicament, de la bonne gestion du stress, de la fatigue professionnelle, de la compréhension de la maladie par l’entourage, de la consommation d’alcool, de café (et autres excitants), de tabac, de drogues, des aléas des histoires d’amour. Un patient qui croit qu’il peut cumuler alcool et médicaments ne se respecte pas et diminue ses chances de voir s’améliorer son handicap. Un patient qui veut réussir professionnellement au point de tuer son sommeil, se met en danger. Quand le patient est stabilisé, il peut reprendre ses passions, sa vie, son travail avec grand soulagement. Mais il devra rester très vigilant au sommeil, aux oublis de médicaments, aux stimulants, au stress, au surmenage, etc. Et bannir les drogues et la consommation abusive ou trop régulière d’alcool.


- arrêtons avec l’illusion que la stabilisation doit arriver vite : un trouble bipolaire est une maladie complexe, car il y a de la dépression, des hypomanies, des épisodes mixtes, et tout cela change et se mélange tout le temps. Il faut trouver le bon diagnostic entre les différentes formes de troubles bipolaires, trouver le bon traitement. Un traitement, qui a fait ses preuves avec un autre patient souffrant du même trouble, peut ne pas marcher chez vous. On abandonne ? Non, on n’abandonne pas, sinon cela ne sert à rien d’avoir souffert pendant des années. On continue ! Le médecin analyse pourquoi cela ne marche pas avec ce traitement. Y a-t-il une particularité dans votre trouble qui entraine cela ? Est-ce incompatible avec les anciens traitements que vous avez eus et qui ont fatigué votre cerveau ? On teste un autre, puis un autre, jusqu’à obtenir la formule idéale. Le trouble bipolaire est exigeant et il réclame une immense patience. Un échec est aussi une piste à analyser pour avancer car il nous apprend ce que votre cerveau tolère et ne tolère pas. Quand on voit comme certaines femmes ont du mal à trouver la pilule contraceptive la plus confortable, on peut se donner la même patience pour un trouble aussi complexe que la bipolarité. Votre maladie se moque de votre impatience, aussi légitime soit votre impatience et votre ras le bol des années de traversée du désert.


Dans tout cela, gardons le plus important : dans la maladie, je vise toujours le respect de moi même. Je vise à ne pas me nuire et à respecter autant que possible les règles d’hygiène de vie, les « bons » rythmes et les conseils thérapeutiques. Le but n’est pas de faire disparaître les manifestations de la bipolarité (ce qui est impossible) mais « avoir la santé » dans le sens de pouvoir jouir de ses capacités et assurer un niveau de fonctionnement adapté à ses capacités. Un tel objectif ne peut être obtenu qu’avec une alliance thérapeutique, une acceptation du trouble et un engagement de se prendre en charge.



dimanche 11 novembre 2012

Névrose, image de soi, trouble de la personnalité...



La personnalité paranoïaque implique la présence d'au moins quatre des sept symptômes suivants

  • Le sujet s'attend, sans raison suffisante, à ce que les autres se servent de lui, lui nuisent ou le trompent
  • Il est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ses amis et collègues, d'une façon plus générale de son entourage
  • Il est réticent à se confier à autrui car il craint que sa confidence ne soit utilisée contre lui
  • Il discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes, dans des événements anodins
  • Il est rancunier, ne pardonne pas d'être blessé, insulté ou dédaigné
  • Il s'imagine des attaques contre sa personne ou sa réputation, auxquelles il va réagir par la colère ou la rétorsion
  • Il met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint.

    Le trouble de la personnalité paranoïaque est un trouble mental caractérisé par une paranoïa et une méfiance envahissante à long-terme des autres
    Les individus souffrant de ce trouble de la personnalité peuvent être hypersensibles. Ils              pensent être menacés et tentent de chercher tout signe de cette menace.



L' Image de soi
Les patients souffrant de trouble de la personnalité dépendante se perçoivent eux-même comme inutiles, ils sont persuadés de vivre dans un monde froid et dangereux et sont incapables de se protéger par eux-même. Ils se définissent eux-même comme faibles et sans défense, ils tournent leurs espoirs envers les autres. Ces individus refuseront d'être ambitieux et sont persuadé être dépourvu de toute capacité indépendante



Le trouble de la personnalité dépendante (TPD, anciennement connu sous le terme de (trouble de la personnalité asthénique) est un trouble de la personnalité caractérisé par une dépendance psychologique persistante des autres individus. Ce trouble de la personnalité est une condition chronique ou à long terme dans laquelle les patients dépendent des autres individus concernant leurs besoins physiques et émotionnels, tout en dépendant un minimum d'eux-même.
Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le trouble de la personnalité dépendante se caractérise par un «besoin général et excessif d'être pris en charge qui conduit à un comportement soumis et "collant" et à une peur de la séparation, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes».



Le DSM  (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) classe dès lors plusieurs symptômes:
  1. le sujet a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par autrui
  2. a besoin que d'autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie
  3. a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation. NB : ne pas tenir compte d'une crainte réaliste de sanctions;
  4. a du mal à initier des projets ou à faire des choses seul (par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de motivation ou d'énergie)
  5. cherche à outrance à obtenir le soutien et l'appui d'autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables
  6. se sent mal à l'aise ou impuissant quand il est seul par crainte exagérée d'être incapable de se débrouiller ;
  7. lorsqu'une relation proche se termine, cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont il a besoin ;
  8. est préoccupé de manière irréaliste par la crainte d'être laissé à se débrouiller seul.

La personnalité dépendante coexiste souvent avec d'autres problèmes de personnalité et de l'humeur difficiles à distinguer. Le degré selon lequel des comportements dépendants sont considérés comme adaptés varie selon l'âge et le groupe socioculturel. »




Le terme NEVROSE, en psychiatrie et en psychopathologie psychanalytique, désigne des troubles psychiques sans lésion organique démontrable. Le sujet reste conscient de sa souffrance psychique et vit dans la réalité
Le traumatisme infantile provoque des modifications du moi, comme des cicatrices, qui resurgissent après une période de latence, probablement due à la latence physiologique.
L’effet retardé du traumatisme apparaît quand les exigences de la réalité extérieure entrent en conflit avec l’organisation défensive du moi. «La maladie peut être considérée comme une tentative de guérison, comme un effort tenté pour rassembler les éléments du moi que le traumatisme avait dissociés, pour en faire un tout puissant en face du monde extérieur.»

Freud, dans la suite de son exposé, note les conditions du retour du refoulé: - soit l’affaiblissement de la puissance du contre-investissement, - soit le renforcement des éléments pulsionnels liés au refoulé, - soit l’impression surgis de la similitude entre événements récents et anciens qui réveille le refoulé. «Dans ce cas, le matériel récent se renforce de toute l’énergie latente du refoulé et ce dernier agit à l’arrière-plan de l’impression récente et avec son concours»

Lorsque nous sommes fatigués, harassés de soucis, nos forces s'épuisent, le contre-investissement cède et nos mécanismes de défense habituels sont moins opérants. Nous devenons irascibles, parfois au bord des larmes et nous craquons pour un rien. Il arrive que certaines situations, des événements particuliers suscitent une réaction dont nous ne nous expliquons pas l'intensité jusqu'à ce que nous établissions un parallèle avec un moment du passé. Quand un ou des besoins essentiels à notre équilibre ne sont pas satisfaits et qu'ils sont minimisés ou non reconnus, des images, des scènes de film ou de vie.... peuvent attiser le manque et déclencher une émotion difficile à contenir.

Le refoulé c'est un peu comme une fragilité à fleur de peau qui n'attend que d'être effleurée pour faire surface...


Après plusieurs recherches sur le net, lu et copier plusieurs articles, dans lesquels je m'y suis retrouvée complètement.
Et vous, qu'en pensez vous ???



                                 



jeudi 8 novembre 2012

Comment te dire adieu ???


Comme je l'ai écrit précédemment je n'apporte que le malheur envers les gens qui m'entourent.
Tout cela pour un masque Africain acheté pour sa beauté et sans savoir que ceux-ci sont employés dans un cadre mortuaire, ils sont liés à la mort...

Ces quelques lignes je les adresse à une personne qui m'est particulièrement chère.

Je crois qu'il est aussi dur de dire je t'aime, qu' adieu à quelqu'un que vous admirez, idolâtrez, c'est insurmontable et les mots ne défilent pas facilement.

On cherche à peser chacun d'entre eux, tout en exprimant nos sentiments mais avec une attention particulière. Oui je pense à cette personne qui m'est chère et je ne veux pas lui faire de la peine, juste lui faire comprendre que dans la vie, même si elle est terrible parfois, il faut savoir faire un choix.
Un geste qui pour moi est une belle preuve d'amour, savoir partir sans se retourner, pour lui permettre de vivre une vie meilleure.



A toi, ma grande soeur


Dans la vie il y a un temps pour tout : un temps pour naître et grandir, un temps pour aimer et celui pour partir.
J’arrive au moment où je dois te dire au revoir. Il n’est pas facile pour moi d’écrire cette lettre.
Ce message d’adieu est un véritable cri du cœur.
A l’heure du départ, laisse moi te dire que mon adieu n’est qu’un au revoir.
Eu oui, je crois que les gens qui s’aiment et qui s’apprécient humainement ne se quittent jamais vraiment.
Je garderais toujours au fond de mon coeur une place pour toi.

Comment t'écrire en quelques mots mon émotion ?
Notre séparation, aussi douloureuse soit elle, n’est pas une fin en soi.
Non ! La fin de notre amitié est le début d’une autre vie ouverte vers l’inconnu.
Une séparation sentimentale ferme une porte pour en ouvrir une autre.
Jamais je ne t’oublierai. Je garde de toi un très beau souvenir…
Que ton avenir sentimental soit beau et plein de sagesse.

C’est dans l’épreuve que l’on reconnait les vrais amis
Une amitié véritable est celle qui jamais ne vous trahit
J'ai toujours su que je pouvais compter sur toi mon amie, 
Merci d’être celle que tu es, ma reconnaissance est éternelle

Reçois ces quelques mots d’amitié pour te dire merci
Mille mercis pour ta gentillesse et ta disponibilité
Ton soutien et ton aide témoignent de ta grande générosité
Notre relation m’est précieuse, merci d’être une telle amie

Voici arrivée la fin d’une étape de ta vie et le début d’une autre.
Par ce message amical je veux te souhaiter le meilleur pour l’avenir.
Que l’avenir soit beau et grand ! Que chaque jour soit une belle surprise !
Que l'amour, le bonheur, et la bonne santé soient tes compagnons de route !
Bonne continuation à toi… 


La douleur j'apprendrais a l'apprivoiser,
Bien sur il me faudra beaucoup de temps,
Je t'aime ma puce


Et ces chansons veulent dire beaucoup pour moi et tu le sais ....



               
beaux et tristes souvenirs...2010


et quelques années plus tôt...1987
                                         






samedi 3 novembre 2012

Seul, au milieu de tous


 

Article basé sur:
SHERRY TURKLE “Alone Together: Why We Expect More From Technology and Less From Each Other.”

  

D’après la sociologue américaine Sherry Turkle, les médias dit « sociaux » sont en fait des moyens d’être seul tout en étant connecté à beaucoup de monde.  Un jeune homme de 16 ans qui fonctionne principalement par l’intermédiaire de « textos » remarquait avec un certain regret : « Un jour, un jour, mais surement pas maintenant, j’aimerai apprendre comment avoir une conversation. » Les jeunes sont passés de la conversation à la connexion. Lorsque vous avez 3000 « amis » sur Facebook, vous ne pouvez évidemment avoir de véritable conversation. Vous ne faites que vous connecter pour parler de vous-mêmes à un auditoire garanti. Les conversations électroniques sont lapidaires, rapides et parfois brutales. Les conversations humaines, face à face, sont de nature différente : elles évoluent plus lentement, sont pleines de nuances et nous apprennent la patience. Dans la conversation, nous sommes appelés à voir les choses d’un autre point de vue, une condition nécessaire à l’empathie et l’altruisme. 

Beaucoup de gens sont aujourd’hui prêts à parler à des machines qui semblent se soucier d’eux. Les chercheurs sont en train d’inventer des robots sociaux, conçus pour être des compagnons pour les personnes âgées et les enfants. Sherry Turkle raconte avoir vu une personne âgée se confier à un robot de bébé phoque et lui parler de la perte de son enfant. Le robot semblait la regarder dans les yeux et suivre la conversation. La femme s’en disait réconfortée. L’individualisme conduirait-il ainsi à un appauvrissement des relations humaines et à une solitude telle que l’on ne puisse plus trouver de compassion que chez un robot ? Nous semblons de plus en plus attirés par les technologies qui fournissent l’illusion de la compagnie sans les exigences des relations humaines. Nous risquons ainsi de n’avoir de sympathie que pour nous-mêmes et de gérer les joies et les peines de l’existence dans la bulle de l’égocentricité.

Les gens disent souvent « personne ne m’écoute ». Facebook et Twitter leur offrent maintenant des auditeurs automatiques. De fait, il a été montré que les médias sociaux sont principalement des moyens de se promouvoir soi-même.
Curieusement, l’expansion de ces pseudo relations humaines va de pair avec une crainte de la solitude. Les gens ont maintenant peur d’être seuls avec eux-mêmes. Abandonné à eux-mêmes, ils éprouvent le besoin de se connecter. D’après Turkle, ils sont maintenant passés du stade « je ressent quelque chose, je vais le partager en envoyant un message, » à l’impulsion « Je veux ressentir quelque chose ; j’ai besoin d’envoyer un texto. »
N’ayant pas la capacité d’être seul avec soi-même, nous nous tournons vers d’autres personnes, non pas pour établir une relation altruiste et nous intéressser à ce qu’ils sont et à leur situation, mais pour les utiliser comme des pièces de rechange pour soutenir nos personnalités de plus en plus fragiles. Nous pensons qu’être constamment « en contact » nous fera sentir moins seul. C’est l’inverse qui est vrai. Si nous sommes incapables d’être seul, nous sommes beaucoup susceptibles de souffrir de la solitude. Une enquête a révélé qu’un américain ordinaire ressentait un profond sentiment de solitude une fois par quinzaine en moyenne. D’après Turkle, « Si nous n’apprenons pas à nos enfants à être seuls, ils ne sauront que souffrir de la solitude. »

Il faut aussi renouer l’habitude des conversations et en fournir l’opportunité, dans les lieux de travail et dans les familles. Ceux qui participent souvent à des conférences et des réunions savent que c’est souvent durant les « pauses café », que les conversations et les interactions les plus fructueuses prennent place.




                                          

jeudi 1 novembre 2012

A quoi servent les cauchemars ??



En principe, grâce à leur faculté de produire des situations aussi absurdes qu’incompréhensibles, les rêves savent écarter les images qui risquent de perturber notre sommeil. Mais ils ne réussissent pas toujours.
Une idée angoissante ou une vision terrifiante parvient à s’imposer, et c’est le cauchemar. Mais est ce aussi parce que nous sommes angoissés que, certaines nuits, nous cauchemardons.
Nos mauvais rêves sont les révélateurs d’un mal-être intérieur, d’un désir inassouvi qui insiste…

Mes cauchemars sont liés à la mort de mes proches, un accident, une maladie...mais aussi à l'abandon.
Ils sont récurrents au point que même la journée ils sont encore bien présents.
Puis aussi, celui de fonctionner au ralenti, je courre tout en restant sur place jusqu'à l'épuisement, être poursuivi sans pouvoir avancer et ressentir une ombre qui s'approche de plus en plus. Et je me réveille épuisée, sans ouvrir les yeux, en sueur, ne bougeant pas par peur.
Oui je suis terrorisée, j'ai la sensation qu'une personne sans visage, est là près de mon lit prostrée à me regarder dormir.

Je me couche donc régulièrement sur mon canapé en boule, enveloppée dans un plaid, comme si j'étais un enfant qui avait besoin d'être protégé.

Sont ils les messagers de notre inconscient, nos cauchemars mettent ils en scène nos craintes et notre mal-être intérieur ?
Ils nous perturbent, nous terrifient, mais peuvent ils aussi nous permettre de mieux nous connaître,à condition de prendre le temps de les écouter !!
Pourtant croyez moi je les entends mais je reste dans le flou le plus total.


Veulent ils nous indiquer quel chemin prendre ?
Mais si c'est le cas comment ???



                            cauchemar





 


mardi 30 octobre 2012

Sentiments et pensées négatives !!!!

 
 

Avez-vous les sentiments suivants ?

 
  • Une tristesse qui revient tout le temps ou la sensation d'un vide 
  • Une diminution d'intérêt pour les activités qui ordinairement vous apportent du plaisir
  • Un manque d'énergie, beaucoup de fatigue, la sensation de fonctionner au ralenti, le sentiment de parler lentement.
  • Un mauvais sommeil, des insomnies, vous vous réveillez trop tôt le matin, ou alors vous vous sentez incapable de quitter votre lit le matin.
  • Une perte ou un excès d'appétit, une prise ou une perte de poids soudaine.
  • Des troubles de la concentration, de la mémoire, la difficulté à prendre des décisions.
  • Un sentiment de culpabilité, de dévalorisation de vous-même, de vous sentir seul(e) et sans aide.
  • Une sensation de désespoir, un mode de pensée pessimiste.
  • Des pensées de mort et/ou de suicide qui reviennent régulièrement.
  • Vous êtes très irritable et de mauvaise humeur.
  • Vous êtes agité(e).
  • Vous êtes angoissé(e).
  • Vous pleurez trop souvent et sans raison, ou impossible de verser une larme
  • Vous vous mettez en retrait et vous vous isoler socialement.
  • Des maux de tête ou des douleurs chroniques.
  • Une augmentation de votre consommation d’alcool, de médicaments, de tabac
  • Peut-être avez-vous même songé à une tentative de suicide ?

 

Est-ce que vous avez les pensées négatives suivantes ?

 

 

  • Vous n’avez envie de rien.
  • Vous ne ressentez rien.
  • Vous n’avez plus de force
  • Vous avez le sentiment que vous n'y arriverez jamais.
  • Vous êtes fatigué(e) tout le temps.
  • Vous n’avez pas d’énergie.
  • Tout ce que vous devez faire semble une montagne infranchissable.
  • Vous avez le cafard.
  • Plus rien ne va.
  • Vous avez l’impression que vous ne valez rien.
  • …que vous n'existez pas pour les autres.
  • …que personne ne vous aime.
  • …que vous n’êtes pas intéressant(e).
  • Vous vous sentez mal à l’aise partout.
  • Vous avez peur de donner votre avis.
  • Vous êtes complètement amorphe.
  • Vous avez l'impression d’attendre que le temps passe.
  • Tout vous semble si difficile.



                   Alors comment vaincre ces sentiments et pensées négatives ???


                              
                 

Troubles de panique

Ce trouble je l'ai vécu il y a quelques jours...

Comme je l'ai écrit précédemment j'étais en cure avec Sophie.
Nous devions faire quelques courses en ville et suite à mon entorse je suis restée dans la voiture.
Une absence de 10 mn qui m'ont paru une éternité.

Sans avertissement, une peur intense, nervosité, appréhension, terreur, inconfort m'ont envahis.
Quand Sophie est revenue, elle m'a demandé si j 'allais bien, je tenais ma bombe lacrymogène prête à m'en servir, j'étais comme dans un état second.
Sa présence m'a de suite réconfortée, nous sommes rentrées à la maison que nous avions louée et avons discuté.
Elle aussi a dû, à un moment de sa vie faire face à ces crises. Elle comprenait donc mon angoisse et croyez moi dans ce cas une personne attentive à vos côtés a une importance capitale, car il n'y a pas de jugements juste de l'attention.

J'en souffre depuis mon braquage. Toujours la sensation que je vais être agressée de nouveau.

Ce trouble est un type de trouble anxieux qui se caractérise par des crises de panique récurrentes et par l'apparition de peurs, d'inquiétudes et d'anxiété.
Celles-ci sont souvent accompagnées de symptômes physiques comme l'essoufflement, le vertige, des palpitations, des douleurs thoraciques ou abdominales, la transpiration excessive, des tremblements, ainsi que des symptômes tels que la dépersonnalisation ou la déréalisation, la crainte de perdre le contrôle, de devenir fou, de subir une crise cardiaque, voire de mourir.

Je reste figée sans ne plus pouvoir réagir, comme si mon corps se vidait de la tête aux pieds.


Il y a quelques mois que je n'avais vécue cette situation et aujourd'hui je me rends compte que je n'en suis pas guérie !!
Mais peut on en guérir un jour ???



                     Comment éviter le trouble de panique ?                                                                                    


lundi 22 octobre 2012

Les maladies mentales, dont la dépression et l’alcoolisme, seraient un fardeau plus lourd pour la société que tous les types de cancer confondus, selon une nouvelle recherche canadienne.





Ce fardeau social serait en effet 1,5 fois plus important que celui de tous les cancers combinés et sept fois plus que toutes les maladies infectieuses, selon un rapport de l’Institut de recherche en services de santé (IRSS) et Santé publique Ontario.
«L'ampleur importante est tout simplement surprenante», a dit la chercheuse principale, Sujitha Ratnasingham, une épidémiologue du IRSS qui a calculé dans le passé le fardeau du cancer et d'autres maladies infectieuses.
Les chercheurs ont mesuré ce fardeau social des maladies mentales en considérant combien de nouveaux cas se déclarent chaque année, combien de temps dure la maladie, comment elle affecte la vie des malades et si cela peut entraîner un décès précoce.
La dépression, le trouble bipolaire, les troubles de l'alcoolisme, la phobie sociale et la schizophrénie sont arrivés en tête de liste. L'étude conclut qu’en général, la maladie mentale est souvent très répandue, que le problème se déclare durant la jeunesse et que les gens en souffrent pendant longtemps.
Le fardeau pourrait même être plus lourd, car certaines maladies, comme l'autisme et la démence, n’ont pas été incluses dans la recherche. Le calcul des décès et des suicides, qui seraient dus à une mauvaise hygiène de vie découlant d’une maladie mentale, ne sont pas comptabilisés.
Par contre, les cirrhoses et le cancer du foie dû aux excès d'alcool ont été comptabilisés. À ce titre, la consommation excessive d'alcool provoquerait 88 % de tous les décès attribués aux maladies mentales.
«Nous espérons que [cette étude] sensibilisera davantage au fardeau que représentent ces maladies mentales et ces dépendances», a dit Mme Ratnasingham.
«Si vous vous sentez déprimé, que vous avez le cafard, comme on dit, pendant une longue période de temps et que cela affecte votre vie sociale ou votre vie professionnelle, alors il est peut-être temps d'aller chercher de l'aide», a-t-elle ajouté.


                
                           sante mentale                                                                         
                                     

Sheena Goodyear / Agence QMI

Publié le: mercredi 10 octobre 2012, 16H22

L'Avis mental - Vaincre la maladie et ses tabous


L’avis mental : Je vous parle de ma souffrance, de mon état mental tout comme le ferait une personne atteinte de diabète, de cancer ou de problème de cœur. Ma maladie n’est pas « un dérangement de l’esprit » mais « une affection du cerveau ou un dysfonctionnement des neurotransmetteurs. » 

Ce livre démystifie et dédramatise la maladie mentale. Tout au long de ces témoignages, à travers ces grandes souffrances, ces moments de vie parfois intolérables, il y a l’être profond caché derrière, ne demandant qu’à vivre au soleil, au milieu de l’amour et de la compréhension de ceux qui l’entourent. 


Pour comprendre ce que vivent les personnes atteintes et leur entourage, il faut connaître la maladie; pour la vaincre, il faut savoir l’identifier, la dépister dès les premiers symptômes et ne plus en avoir peur. 


Il y a ceux qui en souffrent, ceux qui n’en souffrent pas et ceux qui en souffriront. Un ouvrage porteur d’espoir !

« Si ton ciel se couvre d’orage, relis les mots que tu as dits. Tu auras la certitude que quelque part, quelqu’un les a lus et les a compris. […] (Jeanne-Mance Delisle) Elle saura que la maladie était un accident de parcours qui est survenu pour la ramener sur la voie d’elle-même. […] (Guy Corneau) »
La 1e édition de L’Avis mental s’est frayée un chemin dans tout le Québec, dans la francophonie canadienne et dans les pays francophones. Cette 2e édition est là pour répondre à sa popularité grandissante.

Lire un extrait

Communiquez avec le RAIDDAT pour obtenir un exemplaire du livre

RAIDDAT, défense des droits en santé mentale...ressource inestimable d'aide et d'information                                   8, rue Gamble Ouest, Rouyn-Noranda
Téléphone: 819 762-3266
raiddat3@cablevision.qc.ca

jeudi 18 octobre 2012

Suite...Brides Les Bains

Après une semaine...
Avant et après les soins de belles balades qui s'ouvraient sur des paysages magnifiques, Méribel, Hautecourt, Champagny sur Vanoise... le soleil brillait sur les couleurs de l'automne et je pouvais m'adonner à ma passion, la photographie.
Dimanche nous sommes allées visiter Annecy puis Genève mais cette dernière sous un ciel bien gris ne m'a pas transcender.

Puis mardi après-midi rendez-vous...les urgences !!
Et oui un incident stupide, un simple trou sur la chaussée et je me suis tordue la cheville avant de chuter.
Résultat, une belle entorse, la cure et les soins sont terminés pour moi.
Une attelle, deux béquilles et me voilà enfermée dans la maison que nous avons loués.

Sophie continue sa cure et je suis contente pour elle, ses résultats sont plutôt favorables.

Souvent je me demande ce que j'ai bien pu faire dans ma vie passée pour que la malchance se retourne sans cesse sur moi.
La dépression, la bipolarité ne suffisent elles pas à me punir ??

De plus j'ai appris hier que je pouvais, je cite :
"De ce fait, ils sont chargés d'énergies négatives et attirent le malheur dans l'entourage de leur propriétaire..."
Un simple masque Africain acheté dans un grand magasin de décoration en France et depuis cette acquisition les malheurs ne cessent de s'enchaîner.
Que l'on y croit ou pas, là n'est pas la question à se poser, mais si vous aussi vous possédez une statue, masque ou autre, plongez vous dans votre passé et à ce moment analyser votre vie.

Oui j'en ai marre de cette vie, comment puis je m'en sortir ?
Et est ce que je vais un jour entrevoir l'espoir, cette envie de vivre et ne plus survivre !!!


                                    





vendredi 12 octobre 2012

Névrose...Paranoïa...

Névrose  

Le terme névrose, en psychiatrie et en psychopathologie psychanalytique, désigne des troubles psychiques sans lésion organique démontrable. Le sujet reste conscient de sa souffrance psychique et vit dans la réalité 

Le traumatisme infantile provoque des modifications du moi, comme des cicatrices, qui resurgissent après une période de latence, probablement due à la latence physiologique. L’effet retardé du traumatisme apparaît quand les exigences de la réalité extérieure entrent en conflit avec l’organisation défensive du moi. « La maladie peut être considérée comme une tentative de guérison, comme un effort tenté pour rassembler les éléments du moi que le traumatisme avait dissociés, pour en faire un tout puissant en face du monde extérieur. »

Freud, dans la suite de son exposé, note les conditions du retour du refoulé : - soit l’affaiblissement de la puissance du contre-investissement, - soit le renforcement des éléments pulsionnels liés au refoulé, - soit l’impression surgie de la similitude entre événements récents et anciens qui réveille le refoulé. « Dans ce cas, le matériel récent se renforce de toute l’énergie latente du refoulé et ce dernier agit à l’arrière-plan de l’impression récente et avec son concours »
Lorsque nous sommes fatigués, harassés de soucis, nos forces s'épuisent, le contre-investissement cède et nos mécanismes de défense habituels sont moins opérants. Nous devenons irascibles, parfois au bord des larmes et nous craquons pour un rien. Il arrive que certaines situations, des événements particuliers suscitent une réaction dont nous ne nous expliquons pas l'intensité jusqu'à ce que nous établissions un parallèle avec un moment du passé. Quand un ou des besoins essentiels à notre équilibre ne sont pas satisfaits et qu'ils sont minimisés ou non reconnus, des images, des scènes de film ou de vie, etc. peuvent attiser le manque et déclencher une émotion difficile à contenir. Le refoulé c'est un peu comme une fragilité à fleur de peau qui n'attend que d'être effleurée pour faire surface. 

La personnalité paranoïaque implique la présence d'au moins quatre des ses sept symptômes suivants :

  • Le sujet s'attend, sans raison suffisante, à ce que les autres se servent de lui, lui nuisent ou le trompent ;
  • Il est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ses amis et collègues, d'une façon plus générale de son entourage ;
  • Il est réticent à se confier à autrui car il craint que sa confidence ne soit utilisée contre lui ;
  • Il discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes, dans des événements anodins ;
  • Il est rancunier, ne pardonne pas d'être blessé, insulté ou dédaigné ;
  • Il s'imagine des attaques contre sa personne ou sa réputation, auxquelles il va réagir par la colère ou la rétorsion;
  • Il met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint.
  • Le trouble de la personnalité paranoïaque est un trouble mental caractérisé par une paranoïa et une méfiance envahissante à long-terme des autres. Les individus souffrant de ce trouble de la personnalité peuvent être hypersensibles. Ils pensent être menacés et tentent de chercher tout signe de cette menace
      • Image de soi

Les patients souffrant de trouble de la personnalité dépendante se perçoivent eux-même comme inutiles ; ils sont persuadés de vivre dans un monde froid et dangereux et sont incapables de se protéger par eux-même. Ils se définissent eux-même comme faibles et sans défense ; ils tournent leurs espoirs envers les autres. Ces individus refuseront d'être ambitieux et sont persuadé être dépourvu de toute capacité indépendante
Le trouble de la personnalité dépendante (TPD ; anciennement connu sous le terme de trouble de la personnalité asthénique) est un trouble de la personnalité caractérisé par une dépendance psychologique persistante des autres individus. Ce trouble de la personnalité est une condition chronique ou à long terme dans laquelle les patients dépendent des autres individus concernant leurs besoins physiques et émotionnels, tout en dépendant un minimum d'eux-même.
Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le trouble de la personnalité dépendante se caractérise par un « besoin général et excessif d'être pris en charge qui conduit à un comportement soumis et "collant" et à une peur de la séparation, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes ». Le DSM classe dès lors plusieurs symptômes :
  1. le sujet a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par autrui ;
  2. a besoin que d'autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie ;
  3. a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation. NB : ne pas tenir compte d'une crainte réaliste de sanctions ;
  4. a du mal à initier des projets ou à faire des choses seul (par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de motivation ou d'énergie) ;
  5. cherche à outrance à obtenir le soutien et l'appui d'autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables ;
  6. se sent mal à l'aise ou impuissant quand il est seul par crainte exagérée d'être incapable de se débrouiller ;
  7. lorsqu'une relation proche se termine, cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont il a besoin ;
  8. est préoccupé de manière irréaliste par la crainte d'être laissé à se débrouiller seul.
"La personnalité dépendante coexiste souvent avec d'autres problèmes de personnalité et de l'humeur difficiles à distinguer. Le degré selon lequel des comportements dépendants sont considérés comme adaptés varie selon l'âge et le groupe socioculturel."


Lorsque j'ai lu ces mots ma première pensée a été ce n'est pas possible ? 

Pourquoi suis je ainsi ? Pourquoi ?????

En être consciente n'est elle pas la pire souffrance à vivre ??!!
Qu'est ce qui fait que je devienne comme une marionnette que l'on manipule tout en pensant au plus profond de moi même : puis je avoir confiance ??
Et le doute s'installe de nouveau sans pouvoir le contrôler et de nouveau je me renferme sur moi même.
Marre de vivre ainsi, dans la méfiance, la peur panique, le manque de confiance en moi et aux autres, marre de cette peur d'abandon, donner et encore donner pour être accepter, marre de se taire, marre de cette souffrance, et surtout marre de cette hypersensibilité...

Mais tout ne viendrait pas de ces seize lettres ??

Comment faire le deuil de mon hypersensibilité, ressentir chaque émotions jusqu'aux bouts des doigts comme si je pouvais les palper.

Comment et pourquoi ??

Deux mots qui ne cessent de me poursuivre, deux mots ancrés en moi. A quand la réponse ? 

Je vais vous confier une phrase qu'une psychanalyste à écrite sur son site et qui me parle beaucoup :

Mes mots ne seront jamais tortueux car l'important est de comprendre ce que l'on a et ce que l'on est et le pourquoi viendra après...


Un site que je vous conseille de visiter :  http://psy-des-collines-13.net/ 



              

 

mercredi 10 octobre 2012

Brides les bains...

Un lieu bien connu depuis le film Français sorti en avril 2012  "Mince alors",  de Charlotte de Turckheim co-produit par Christine Gozlan et Dominique Besnehard

Aujourd'hui je m'y retrouve, accompagnée de Sophie, pour tenter de perdre les cinq-six kilos, qui m'empoisonnent la vie, dus aux médicaments que j'avale depuis deux ans.





Lundi matin rendez-vous pris chez le médecin pour prendre nos mensurations, ainsi qu'évidemment notre poids. Puis il nous prescrit les soins adaptés à notre situation pour la cure de trois semaines.

Un régime à 1 100 calories, je dirais sévère mais ce n'est pas le pire, le pire est l'eau (30 cl) à boire trois fois par jour, elle est salée, chaude et a un goût que je ne pourrais définir.
Comme une odeur, un goût d'eau croupie. Nous trinquons ensemble tout en espérant que nous allons nous y habituer ??!!


Les soins pour l'instant sont rares, une demie heure par jour, en soirée mais à partir de demain le rythme va s'accélérer.
Aérobain...un plaisir
Illutation de boue...un réel bonheur
Jets d'eau...une nécessité
Bain en eau courante...une belle relaxation

Mais malgré tout je sais que pour moi ce ne sera pas efficace. Et oui une erreur administrative, pour ne pas la citer, la sécurité sociale s'est trompée dans mon orientation et m'a inscrite en rhumatologie et non en affections digestives (amaigrissement) 
Déjà l'année passée je me suis rendue à Néris les Bains pour faire une cure thermale en thérapie psychosomatique et orientation de la SS...rhumatologie !!!

Mercredi prochain, rendez-vous chez le médecin pour savoir si j'ai perdu quelques grammes ou kilos,
à suivre...



                               Eau de Brides-les-Bains
                                                        L'eau de Brides

En 1653, un débordement du Doron de Bozel ensable la source durant plusieurs années. Il en a été de même en 1774. En 1818, un éboulement de roches et de glaces a formé un lac aux Glières de Champagny. Sa rupture a remit les sources à nu.
En 1819,  une société d’exploitation se constitue sous la présidence de l’intendant de Tarentaise. Les sources sont alors mises à l’abri.
Le docteur Hybord est le premier à analyser les eaux, il en découle des vertus réparatrices des engorgements du foie, ou encore des obstructions vésiculaires.
Quelques années plus tard, le docteur Philbert spécialise le domaine thérapeutique aux hépatiques et aux  obèses.