Pourquoi ce journal intime ?

Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie


lundi 15 août 2016

Ma chère et tendre Amie !


J'aurais aimé te le dire à l’oreille.....

Ce besoin d'écrire depuis des mois, des années.....

Tu as tant de fois osé, ma puce, pour me tirer d’un pas plus que périlleux, d’un pas mortel car j’étais décidé à me bousiller en cas de relégation — tu as osé prononcé des affirmations dont la gravité ne m’échappe pas mais qui bien au contraire m'ont permise bien des fois à avancer. Je sais que tu ne m'as pas tout dit, reste à savoir si cela était par peur de ma réaction, car tu me sais susceptible, et une paranoïa en moi s'installe indéfectiblement. Si tu avais cru en moi lorsque je te disais être bipolaire, chose que tu as niée dès le début et que la vérité, la sincérité même si elles me faisaient du mal était pour moi primordiales.

Je te dois de te le dire, j'en ai discuté avec Laetitia parce que je ne comprends pas pourquoi toi, psy, mais avant tout mon Amie ne veut pas y croire et sa réponse fût « elle est peut être dans le déni car elle tient à toi », alors je ne savais plus quoi penser et j'ai préféré laisser tomber mais sache que mon souhait aurait été que tu l'admettes et me le dire. Oui il est vrai tu as presque changer d'avis lorsque le diagnostic est tombé pour M. (qui pour moi ne l'ai pas mais est unipolaire). Mais je pense aussi que pour toi bipolarité = Ctel et donc des comportements bien différents. Tant de fois j'aurai aimé te crier ma rage, mon mal être mais rien ne pouvait sortir. Mes moments d'hypomanie je ne sais pas si tu t'en rends compte mais il est vrai depuis mon traitement je sais aussi parfois les contrôler et lorsque tu m'as revu en 2010 j'étais déjà sous dépakote, prozac et aussi lexomil.

Peut être ai je été l'architecte de mes propres malheurs avec dans ma valise mon amie la plus fidèle, celle qui me colle à la peau et qui m'a toujours accompagnée ! Eh oui la bipo !

Je me met en face de toi dans la situation d’une femme « orgueilleuse » qui se laisse écraser par un geste d’amitié plus beau que ses gestes d’orgueil. Est ce une situation adorable ? Profondément je reste une malade avec ses hauts, ses bats. J’aurais dû le comprendre et ne t’aimer que de loin pour ne pas te faire souffrir, tant de fois ou je t'ai déçu ! Mais sache que pour moi c'était un déchirement lorsque après je réalise le mal que je peux faire à travers mes mots !

Comme la vie d’un être malade peut être curieuse ! Un malade est un nuage pour sa famille, ses amis. J’ai peur. Un nuage a peur du ciel. Or un malade est un nuage.

Je ne tiens pas a en parlé plus mais elle reviendra certainement dans ce qui va suivre car comment faire avec ou sans elle.
ces derniers jours ont été assez pénibles malgré tous les efforts que j’ai fait pour vaincre les doutes et répondre à toutes les questions qui se sont présentées à mon esprit.

Se retrouver seule renvoie à avoir une foule d’idées contradictoires qui me noie. Des idées dont je te parlerai peut être un jour si tu veux les connaître, mais que je n’ai toujours pas le courage de te dire pour l'instant, ça me déchire le cœur, ces mots ne peuvent sortir.

Une chose est certaine et dans tous les cas ce que je peux te dire c’est que tout se révélait contre nous. Tout mon entourage se refuse à croire en ton amitié envers moi, ta sincérité et bien des fois des doutes s'installaient. Pourquoi je ne le sais pas, je ne le comprends pas ! On ne peut pas parler de jalousie, car il n'y a pas en avoir. Alors je cherche toujours....

Et les doutes que j'avais se sont révélés comme une réalité pour moi, avec tes mots : méchante, rancunière, mesquine et dangereuse ! Je pensais que tu avais tout dit mais non le mail qui a suivi m'a achevé !! Je l'ai lu 2/3 fois et j'aimerai tant l'effacer de ma mémoire mais cela m'est impossible, les mots résonnent sans cesse !

Il m'est arrivé de te détester le temps d'un instant mais jamais je n'ai pensé comme toi te concernant. Bien sûr je t'en veux parfois et je vais te dire pourquoi, ce sont souvent tes mensonges qui me foute hors de moi. Tu me dis une chose et quelques temps après ça se révèle contradictoire.
Ou alors tu me dis quelque chose et puis après tu fais comme si tu n'avais rien dit et si j'ose entamer le sujet tu en changes systématiquement.

Je reprends cette lettre à l' heure à laquelle il serait le moment de boire une bière entre amis, un moment de partages que j'ai cherché bien des fois, et je dois te l'avouer je ne sais toujours pas pourquoi, ou alors si, pour m'éloigner le temps d'un instant de l'étouffement de cette solitude qui me détruit à petit feu et paradoxalement celle-ci même dont j'ai tant besoin pour me ressourcer, me retrouver.

Mais vivre seule est une souffrance que j'arrive de moins en moins à supporter ! Enfin je veux te dire ne pas aimer et ne pas être aimer, ce qu'un être humain recherche et pour lequel nous sommes sur terre. Pour l'instant je tiens encore cet ennui en échec, je chasse peu à peu mes idées noires...mais elles reviennent à la charge, parfois pesantes parfois distantes.

Ou bien alors aussi le moment d'une promenade avec Barry à chercher la fraîcheur après une journée bien ensoleillée comme aujourd'hui, ou le thermomètre a dépassé les 34°......et peut être prendre quelques clichés que la nature nous offre encore !

Et puis arrive le moment, celui que j'attends avec impatience de chatter avec toi et de te trouver en bonne santé et heureuse. Ces précieuses minutes dont je ne me suis jamais lassée. J'appréciais ce petit émoticône en forme de cœur à la fin de notre conversation mais qui n'est plus d'actualité depuis plus d'un mois, j'ai osé te dire jtm mais je n'ai rien eu en retour et c'est vrai je ne sais que penser.

J’ai le besoin de te dire mes reconnaissances pour toutes les heures de bonheur que tu m’as donné pendant ces 6 dernières années sans parler du passé ou mon cœur a parlé et je dois te le dire au premier soir même si ma méfiance était présente vis à vis de Nono....... Je ne sais pas te le dire, mais ces mots, peut-être ne seront-il qu’un faible souvenir de mes impressions et de mes sentiments ? Je sens que la lourde richesse que tu as mise sur mon cœur me restera, que ce souvenir je le garderai comme un héritage sacré !

Tu as toujours pensé que M. avait été le seul a en avoir souffert mais détrompe toi, je sais je suis l'unique responsable. Mais ce mal qu'il te faisait subir je n'en pouvais plus ! Chaque soir tu me disais être malheureuse et ce depuis des mois durant. Comment aurais tu réagi à ma place ? Je sais pas à ce moment inopportun ni sous l'effet de l'alcool, c'est là ma plus grosse erreur je pense. Mais y avait-il un moment ? Non je ne le pense pas et tu le sais très bien. Quelque part je ne le regrette pas car sans cela peut être il n'y aurait pas eu de discussion entre vous, étant donné que tu m'avais avoué vouloir le quitter l'avant veille.

Tu vois à l'inverse de toi, qui n'aimait pas Jmi car il me faisait souffrir et bien malgré tout jamais je ne t'ai dit ne pas apprécier M., si tu te souviens parfois je tentais d'essayer de te faire comprendre son comportement, même si cela était dur pour moi car tu souffrais, jusqu'à ce que je te parle de bipolarité le concernant.
Alors oui j'en ai bavé et j'en bave encore à ce jour.

Ce bric-à-brac intérieur mêlé aux dernières choses à faire et aux préparations de départ m’ont privé d’un temps précieux dans lequel j’aurais pu te dire tant de chose.


J’ai passé des heures dures de mélancolie et de révolte successivement à en perdre haleine. J’ai eu beau me dire que ça ne pouvait pas, qu’il pouvait en être autrement, qu’après tous les jours de bonheur inespérés et suffocants, il fallait de toute évidence me suis-je répété avec un entêtement, une réaction et une réaction qui devait m’emmener vers des pensées et des sentiments injustes, illogiques et sots.
Je ne devrais donc pas leur porter aucune attention. Je m’en fiche ! J’avais tout simplement oublié que l’état dans lequel je me trouvais venait justement du fait de me trouver seule, un peu perdue, déséquilibrée , et par conséquent en dehors de toute sagesse et tout raisonnement.

Il est 13h20 un certain dimanche 14 août
Il y a quelques jours après m'avoir lancé un SOS, vous dormez tous les trois, tite puce, M. et toi, je ne peux employer le mot paisiblement pour M. et toi car je ressens votre inquiétude. Et crois moi de mon côté aussi une certaine crainte. Ma situation en plus dans laquelle je suis n'est pas évidente, j'avais peur d'affronter le regard et le comportement de ton homme. Je ne peux pas dire que cela c'est mal passé, mais y aura t-il un avenir après cela ? Une distance s'installera t-elle de nouveau ? Un scénario dont je ne préfère pas pensé.

Ce ras de bol que j'ai en moi est suffisant pour en rajouter à la liste.

Il est temps aussi de parler anorexie, je ne vais pas te mentir, mais il est vrai je ne me sens pas concernée. Je fais attention à ne pas reprendre du poids certes, si je mange de trop (comme chez toi par exemple) j'ai envie d'aller me faire vomir après les repas, j'ai l'impression que je vais éclater mais si je ne mange pas j'ai peur de tes remarques alors je me force, car cette « bouffe » que j'ingurgite me dégoûte. Cela a commencé après le clash avec M., tellement je me sentais mal ! Et ces kg je les ai perdu à partir de février, une dépression sévère.

Lundi 15 août, 18h30 !

Joe c'était il y a 29 ans aujourd'hui, maintenant tu es ma puce, mon Amie, ma sœur de cœur, une différence qui j'espère ne te laissera pas indifférente.

Il est vrai qu'en 1987, je n'avais que 20 ans et je pensais qu'a faire la fête avec mes potes, des soirées alcoolisées et autre. Mais ce besoin d'appartenir à un groupe se sentir aimée même si je me suis trompée et je donnais tout ce que j'avais jusqu'à payer encore et encore des tournées pour ne pas affronter déjà à cette époque là la solitude et ce sentiment déjà d'être différente, ce qui me faisait peur ! Jamais je n'aurai pu imaginer, comprendre et par la suite à quel point je tenais à toi, qu'a travers toi j'ai connu l'amitié, la réelle, ce sentiment qui pour moi ressemblait à ce que j'éprouvais pour mes potes de l'époque, mais quelle erreur et ton départ m'a fait réaliser à quel point je tenais à toi avec ce vide que tu as laissé dans ma vie !

Merci

JTM ma puce et je t'embrasse tendrement


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lundi 8 août 2016

Comment sortir du fond du trou un proche !

Il y a des moments dans la vie où une personne qui nous est proche se voit sombrer peu à peu dans une tristesse, un désespoir..... qui lui semblent insurmontable. 
Vous pouvez jouer un rôle en tant que proche, vous pouvez l’aider à combattre cette traversée du désert. Rien ne vaut un signe, un mail, une visite...un soutien qu'il ressent à travers vos mots, votre présence.... dans lesquels vous pourrez lui insuffler des ondes positives !


- montrez lui qu'il n'es pas seul  
Votre rôle est de lui prouver qu’il est entouré et qu’il peut s’appuyer sur vous, que vous tenez à lui. Le pire sentiment est la solitude, c'est la pire impression lors de phases dépressives

- soyez empathique
Tenter de partager sa douleur, de la comprendre

- redonnez lui goût à la vie 
L’important est de lui redonner de l’espoir, lui faire voir le verre à moitié plein et lui redonner l’envie de vivre, de combattre et d’être heureux

- donnez lui la bonne direction  
Ce rôle est de le guider dans ce moment où il est difficile pour lui de percevoir clairement l’orientation à prendre 

- délivrez lui un message d'espoir
par exemple : «Ne perds jamais espoir, on ne sait jamais ce que demain peut t’apporter» 

Même si vous pensez que vos mots ne servent à rien et sont sans espoir, croyez moi ce soutien est réconfort, un cadeau du ciel et qui nous aide à avancer, et aussi méditer.

Sachez que savoir lorsque l'on est au bord du gouffre qu'une personne (au moins) est présente pour vous soutenir, vous comprendre sans jugement, que vous ressentez de la compassion est primordial !

Je sais que cela demande de la patience, de la présence, que c'est épuisant (surtout pour les personnes qui vivent auprès de personne comme moi bipolaire de type 2 et que la dépression est fréquente et sévère) mais ce soutien est inestimable !!


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vendredi 5 août 2016

Dépression quand tu me tiens !!

Cet article me demande du courage. Si je décide de vous en parler sur le blog, c'est parce que j'espère pouvoir aider un peu celles et ceux qui sont passé(e)s par ce que j'ai pu vivre. Sans rentrer dans trop de détails, je pense qu'il est important de parler de certains sujets difficiles. Pour ma part, c'est la dépression
Pour connaître le grand bonheur, il faut parfois passer par la souffrance. Et la souffrance mentale, je l'a connait. 
Il y a un six ans j'ai fait une dépression d'une violence inouïe. J'ai été en arrêt maladie durant 4 ans (CMP, hôpital de jour et HP et différents psy qui m'ont diagnostiquée bipolaire de type 2) , puis j'ai repris le travail durant un an en mi-temps thérapeutique et 6 mois à plein temps et là j'ai craqué et la descente aux enfers. Je ne suis toujours pas guérie, car l'on ne guéri jamais vraiment. On apprend à vivre avec ses démons. J'ai perdu 15 kg en à peine deux mois. Aujourd'hui je peine à me nourrir tous les aliments me dégoûte, alors je tente de changer d'alimentation et je tente de manger végétarien mais le résultat n'est pas probant. Une amie m'a même parlé d'anorexie, dingue qu'elle ne veule pas comprendre que lorsque l'envie n'est plus présente, que passer des journées seule sans personne à qui parler, quand la solitude te bouffe de jour en jour et que ne plus rien n'y personne ne te tient à cette envie de vivre = dépression même voir de la mélancolie. Un désarroi profond alors oui il est vrai manger n'est pas non plus d'actualité.  
D'après Freud, la plupart des gens sont plus ou moins névrosés. 
Même au bout de douze ans, il m'est impossible de contrôler mes angoisses, mes peurs (au nombre de 16 pour ma part, je vous ferai part de la liste à la fin du post) et mes terreurs. Celles ci  ont pris définitivement  possession de mon mental et de mon corps, trop affaibli pour résister un jour de plus. Le mot craquage n'est pas trop faible, c'est d'ailleurs un bien joli euphémisme. C'est une écluse qui s'est ouverte dans une explosion fracassante, me noyant dans l'accumulation de mes traumatismes d'enfance, de mes démons (braquage, agression d'une amie par son mari qui tenait un pistolet sur sa tempe et qui en me voyant arriver la lâcha et nous avons couru de toutes nos forces, de sauter d'une voiture en marche car 2 hommes avec qui je devais aller chez un ami au lieu de s'arrêter devant la maison ont accéléré, des accidents en voiture dont un ou nous avons atterri dans l'eau et celle ci nous a envahi jusqu'au cou....) mes appréhensions face à un avenir que je juge incertain et mes relations compliquées avec ma famille et mes amis.
Cette envie récurrente de mettre fin à mes jours. Un ras le bol incessant, je suis une coquille bien vide.....
Je ne peux plus tenir une seule seconde de plus dans cet état. Je voudrais avaler des cachets, faire une overdose, sauter par la fenêtre ou me fracasser la tête contre un mur. Je crois que je suis prête à tout pour faire cesser ces pensées qui hantent mon esprit. Je pleure tandis que mes démons dansent, que cette silhouette qui me regarde et qui semble vouloir me dire quelque chose et qui disparait lorsque je tourne la tête.
Il n'y a jamais personne pour te soutenir, te comprendre ! Nous sommes toujours seul face à vos démons. Personne pour vous demander si elle pourrait faire quelque chose ! Ou alors si de bonnes paroles tel que "je suis là" mais pas un geste accompagne ces bonnes paroles !!
Je suis de nouveau depuis avril suivi par un autre psy, de retour au CMP et CATTP et puis peut être en septembre de nouveau l'HP pour peut être introduire en plus des thymo et l'anxiolytique un AD car je pense comme beaucoup d'entre vous les AD font que les virages sont intensifs mais qu'est ce que j'aimerai retrouver même juste un jour ces moments up, ils me manque tant !!! Ces instants d'insouciance où la vie est belle, peur de rien, ces conduites extrêmes, des rêves à n'en plus finir ou tout te semble accessible !!! 
Et puis dans ce monde je ne trouve pas ma place, il est fait de mensonges, d'hypocrisie, de manipulateurs..........j'aurais aimé vivre dans les années 60/70 ! Peace and love !!!!
Si je le pouvais je prendrais mon sac à dos accompagnée de mon chien et je partirai sans me retourner et oublier, aller où le vent me mène.
J'avais un rêve en 87/88, j'avais alors 20 ans,  c'était celui de faire les chemins de Katmandou....peut être un jour, comme on le dis il n'est jamais trop tard !!
Je tiens à remercier L. pour tous ces derniers mois (depuis février) ou elle a toujours été présente, parce qu'elle m'a compris sans me juger, elle qui connait de près la bipolarité et qui me dit sans cesse lorsque tu me parles j'ai l'impression que c'est P. (son compagnon) qui me parle....Merci ma belle et encore pour ce soir grâce à toi j'ai pu aligner ces mots car comme tu le sais je ne pouvais plus écrire.

Liste de mes peurs :
peur de l'abandon, d'être agressée de nouveau, d'un homme qui porte une casquette (comme les braqueurs su mon lieu de travail), de la foule, de la perte de contrôle, des silhouettes (que je vois et qui ne sont pas visibles pour vous), de dormir dans ma chambre (alors depuis 5 mois je dors sur le canapé recroquevillée et j'ai mal partout), au travail (manque de confiance, problème de concentration et perte de mémoire), de rougir, en voiture, de l'eau (cauchemars récurrents avec eau boueuse), que les gens que j'aime meurent (et que les femmes qui me sont proches se fassent violées), de la solitude, clautrophobe et glossophobie (même en famille et avec mes amis)

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jeudi 4 août 2016

Témoignage de Emilie : Mon histoire de haine avec la bipolarité !


Viens, prend une chaise et installe toi confortablement !! J'ai à te parler, ça risque d'être long.

Je dois te dire ce que j'ai sur le cœur. Que tu me vois debout et ne pas en train d'agoniser...Car c'est ce que tu veux, non ??? M'agenouiller !!??

Alors ouvre bien tes oreilles, TOI, l'autre, le parasite, le mal, le démon.....Oui je sais que quelque part, tu sommeilles. Tu attends le moment opportun pour venir frapper....Pour asséner les coups de grâce de plus en plus forts et nombreux...

Je vais te dire ce que je pense de toi, pendant que tu emportes l'homme que j'aime et que tu me mets au plus bas.

Qui crois tu être vraiment, saloperie de maladie, plus communément appelée BIPOLARITE !

Comme ton nom est moche, comme tout le reste qui te résume !

Tu es attirée par le glauque, par le nauséeux, par la mort, par la destruction, tu es vaniteuse, égocentrique, tu es le mal incarné !!!

Qui croyais tu tromper ? Croyais tu que j'allais me fermer devant toi ? Abandonne ta hâte ! Regarde toi comme je te vois. N'as tu rien de mieux à faire ? Je t'entends tousser et te vois bouger sur ta chaise...Tu n'es pas d'accord hein ? Tu n'aimes pas être contrariée, défiée? Tu imposes tes lois et espères que je me tairai...NON !!!
J'ai envie de te tuer de mes propres mains, ce soir je vais t'écraser ! Tu n'as pas de poids sur moi, car je sais ce que tu es.

Oui je t'ai crains et je continue car je me méfie de toi. Tu te sers des autres pour exister, tu te nourris de ce qu'ils ont de meilleur pour les étouffer, les isoler....Il n'y a rien que tu puisses m'apporter et m'intéresser.

Ecoute et relis ces mots....

Ce soir l'encre de mon stylo va te tuer, comme tu tentes de le faire auprès de l'homme que j'aime.


Vois tu je te regarde en face bipolarité.
Je te hais comme une personne, comme un être à qui je voudrais péter la tronche.
Je commence à me libérer de toi ! L'impact que tu avais sur moi est moindre désormais.
On apprend toujours mieux de son ennemi que lorsque l'on est presque à terre....Mais je me relève, doucement. Je ne sais ce que la vie me réserve avec lui...Mais j'espère juste t'enterrer bipolarité à six pieds sous terre !!!!

Qui y a t-il ? Tu reprends des forces ?
Tu n'aimes pas le tableau que je dresse de toi ?

Je veux être ton miroir. Je veux que tu te détestes comme tu le fais se détester !!! Je veux que tu aimes et que tu rejettes. Que tu souffres comme tu t'es amusée. Je veux que tu te tues de tes addictions, que tu crèves de ce mal que tu répands autour de toi. Je veux que tu crèves !!! Que tu vacilles BIPOLARITE !!
Tu croyais que ces mots seraient tristes....ou heureux, à ta convenance !

Je t'emmerde BIPOLARITE !! Comme je te déteste, comme je voudrais te voir supplier...je te cracherai à la tronche, tant le mal que tu as fait.

J'ai pas fini, reste là !
Je veux te dire encore combien je te méprise !!

Cet homme dont je suis tombée amoureuse, qui m'a donné plus que de raison, dont le regard m'emprise et dont les bras sont ma maison...
Pensais tu, saloperie de maladie que je n'allais pas te reconnaître ? Dans la moindre de ses absences ! Dans le moindre de ses rejets et le moindre de ses mots !?

Quand tu apparais le timbre de sa voix change et ses yeux s'obscurcissent !
Je te vois venir de loin, lorsque je m'approche, qu'il tend ses mains et que toi dans un soubresaut de lui faire dire : « je n'ai pas envie que tu me touches ! ».
Tu es donc si faible pour devoir tuer les autres ?

Ce soir tu n'as rien gagné petite merde immonde. Je ne me tromperai pas, je continuerai de l'aimer....je sais qui il est ! Vois tu je me relève et te regarde droit dans les yeux. Je suis bien vivante ! C'était sans savoir ce dont je serai capable par Amour....

Certainement que tu réussiras, oui, je ne met pas ta force en doute, mais je vais m'accrocher encore, parce que je souhaite te voir disparaître, je ne veux plus t'entendre parler.
Je veux que tu luttes, que tu te débattes de ces propres liens que tu as serré, parfois si fort que mon amoureux ne peut plus respirer.
Je veux que tu sois seule face à tes craintes et tes frayeurs.
Je veux que tu te terres dans un coin et que tu ne reviennes jamais.

Je n'ai pas fini BIPOLARITE !

Les vapeurs de ta cruauté ont été si fortes, qu'elles dégueulent de tous les pores de ma peau.
Regarde moi bien en face. Ce soir c'est TOI et MOI !!
Je ne lâcherai pas....tant que son cœur à LUI ne l'aura pas décidé.
Contre toi et tout le mal que tu répands je peux me battre ! Je n'arrêterai que le jour ou son cœur aura cesser de m'aimer. Pas lorsque c'est toi qui l'aura décidé !
Oui....il en a fallu de peu. J'ai failli plus d'une fois abandonner, c'était sans compter sur ma force.
On dit de l' Amour qu'il est plus fort que tout, même si je l'avoue tu avais presque gagné....

Je suis face à toi, DEBOUT et il me reste cette force de battante, de ne pas me faire aplatir par cette merde que tu es !

Je te défie ce soir BIPOLARITE !!

Je sais que la guerre est loin d'être gagnée...Que chaque bataille que tu as menée laisse des traces. Des sillons de tristesse dans ses pensées. Des rêves qu'il a dû abandonner...
Tu ne sauras pas la seule à laisser des traces.
Tu sauras peut être que même si je perds à la fin, chaque mot, chaque geste de tendresse et tant d'Amour versé laisseront dans son corps et dans son cœur de meilleurs sillons que ceux que tu auras laissé. De ceux auquel il pourra peut être se raccrocher.....

Alors que toi BIPOLARITE, il n'y a rien auquel l'on puisse se raccrocher !

Gagnante ou perdante ??? J'ai déjà gagné !!!!!!!!!


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jeudi 19 mai 2016

UNAFAM - Guide à l'usage des patients (bipolaires) et de leurs proches



« Telle une machine, mon cerveau
vrombit et bourdonne sans cesse.
J’ai l’impression qu’il monte en flèche et plonge pour ensuite être enterré dans la boue, mais pourquoi donc ? Pourquoi tant de passion ? »
 
Virginia Woolf (écrivaine anglaise, 1882 – 1941)


http://www.unafam.org/IMG/pdf/vivre_troubles_bipolaires_web.pdf







mardi 26 avril 2016

Agressivité, colères.....


Quelques troubles du caractère chez une personne bipolaire: irritabilité, agressivité, crises de colère, susceptibilité exacerbée, hypersensibilité ! Il peut y avoir aussi la dépendance affective.

Agressivité : Derrière elle, se cache un mal redoutable, peu reconnu mais trop souvent accepté par notre société : la violence psychologique !

(psycologies.com) :

Comment définissez-vous la colère ?

La colère est une émotion primaire, comme la tristesse, la joie, la peur... Tous les êtres humains la partagent, mais tous ne l'expriment pas de la même façon.
On distingue la colère de l'agressivité, qui est plus de l'ordre du tempérament. La colère est donc l'émotion qui traduit l'agressivité.
Cette agressivité, que l'on qualifie de saine, est considérée comme une donnée utile pour vivre, car elle permet de se défendre et donc de se faire respecter. Faire preuve d'agressivité, à une dose normale (!), c'est avoir conscience de soi et défendre son intégrité comme son territoire. Elle est également une pulsion vitale. Un nourrisson réclamera par exemple à manger à ses parents, en poussant des cris de colère terribles, qui réveilleront ses parents au beau milieu de la nuit. Il exprime là un besoin vital.
Manifester sa colère est donc un symbole de survie, psychique comme physique.

Certains ont pourtant du mal à se mettre en colère alors que d'autres ne cessent de hurler...

Toutes ces émotions de base, la peur, la joie, la colère.... ont été canalisées dans notre enfance. Les parents, l'école, l'entourage apprennent aux enfants à rendre ces émotions acceptables par la société. C'est pourquoi beaucoup savent aujourd'hui contrôler leur colère. Mais chez d'autres, l'éducation a parfois été si forte, si rigide que les émotions de l'enfant ont tout simplement été niées. L'enfant, et donc l'adulte en devenir, n'est plus en contact avec lui-même et ne sait pas exprimer ses ressentis, sinon sous une forme pathologique.
Les traductions pathologiques de la colère se déclinent sur quatre registres différents :
- la colère étouffée, disparue. Ce sont les gens qui sont incapables de se mettre en colère, qui ne savent jamais se défendre.
- la colère rétro-réfléchie : au lieu de l'exprimer, on enferme sa colère et on la retourne contre soi. Cela peut avoir des conséquences psychosomatiques graves (ulcères...).
- la colère défléchie : c'est une colère déviée sur autre chose que son vrai but. En colère contre sa femme, un mari s'en prendra plutôt aux enfants. C'est trouver un exutoire à sa colère, mais pas le bon.
- la colère hypertrophiée : une colère trop forte, toujours dans l'excès, disproportionnée par rapport à sa raison, et qui peut pousser l'individu à des actes de violence.
Mais attention, nous parlons de pathologie quand une personne exprime (ou non) sa colère sur un seul de ces quatre modes, et toujours le même.

Peut-on apprendre de ses colères ?

Bien sûr ! Nos colères, comme toutes nos émotions, nous parlent constamment. Il faut donc apprendre à les écouter et à les décrypter.
Il est tout d'abord intéressant de comprendre le “comment”. Comment on se met en colère, comment elle se manifeste.
Ensuite, il faut s'attacher au “pour quoi”. Je sépare sciemment ces deux mots car on si l'on trouve facilement le déclic qui a provoqué notre ire, on n'en distingue pas forcément l'objectif : que veut-on exprimer à travers notre fureur ? La frustration de celui qui est persuadé qu'il ne vaut rien affectivement et qui n'a trouvé que ce langage pour se faire remarquer ? Un sentiment d'injustice très fort à chaque petite remarque formulée, sentiment qui vient tout droit de l'enfance ? Et que veut-on exprimer quand on n'ose pas se mettre en colère ? La peur de mettre l'autre en colère à son tour, de ne plus en être aimé et de le perdre ?
Cette démarche est forcément complexe, et il peut d'ailleurs être utile de se faire aider par un thérapeute. Mais elle est riche car il faut tout d'abord comprendre et reconnaître sa colère, pour la libérer et s'en libérer.



Quelques synonymes (qui me semble nécessaire) :
  1. aigreur, courroux, emportement, exaspération, fureur, impatience, irritation, rage, rancoeur, ressentiment
  2. algarade, bouffée, crise, déchaînement, emportement, explosion, grogne, hargne, humeur, indignation, irascibilité, querelle, scène, violence



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