Pourquoi ce journal intime ?

Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie


samedi 18 août 2012

Trouble bipolaire : Comorbidité

 

 

Abus de substances

Environ 60 % des personnes atteintes de trouble bipolaire souffrent d'un problème d'abus de substances (NIMH, 2000) et une étude récente du National Institute of Mental Health (NIMH) constate une dépendance à l'alcool chez 46 % des patients atteints de trouble bipolaire et un abus de drogues ou une toxicomanie chez environ 40 % d'entre eux (Evans, 2000). L'abus de substances risque d'aggraver le trouble bipolaire et d'influer négativement sur son évolution en exacerbant les symptômes ou en précipitant les épisodes (Evans, 2000). Le risque de comorbidité avec l'abus de substances est accru par les facteurs suivants : antécédents familiaux d'abus de substances, apparition précoce du trouble bipolaire et présence d'épisodes mixtes (NIMH, 2000).



Troubles psychiatriques

Le Stanley Foundation Bipolar Network signale un fort taux de concomitance entre les troubles psychiatriques et le trouble bipolaire. Un des états pathologiques comorbides les plus courants est le trouble anxieux, comprenant le trouble panique et la phobie sociale. Des symptômes d'anxiété et de panique suivis d'un état hypomaniaque risquent de compliquer l'évolution du trouble bipolaire (Suppes et al, 2000).
D'autres troubles psychiatriques qui peuvent coïncider avec le trouble bipolaire sont le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), le trouble obsessionnel compulsif (TOC) et le trouble du contrôle des impulsions (par ex. l'obsession du jeu, la kleptomanie, etc.) (NIMH, 2000 ; Suppes et al, 2000). Le NIMH a récemment signalé une incidence élevée du SSPT et du TOC chez les patients atteints de trouble bipolaire. Cependant, même si les symptômes du SSPT étaient présents chez 43 % des patients, ils n'étaient signalés dans leurs dossiers que dans 2 % des cas, ce qui suggère que l'amélioration du diagnostic de cette affection concomitante pourrait augmenter l'efficacité du traitement du trouble bipolaire (NIMH, 2000). Ceci peut s'avérer particulièrement pertinent dans le cas du TOC, puisque l'évolution du TOC et des troubles de l'humeur sont souvent parallèles.



Trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (THADA)

Un trouble bipolaire se manifestant dans la petite enfance est plus fréquemment associé à des troubles liés aux comportements perturbateurs, tels que le THADA ou le trouble des conduites (TC), que lorsqu'il se manifeste plus tardivement. Une étude de Wozniak et al. (1995) constate que sur 301 enfants de moins de 12 ans souffrant du trouble bipolaire, 11 % satisfont également aux critères de diagnostic du THADA. Par contre, les patients qui voient leur trouble bipolaire apparaître plus tard - dans l'adolescence ou dans la vie adulte - ne semblent pas présenter un taux élevé de concomitance avec le THADA ou le TC (Evans, 2000 ; NIMH, 2000).



Autres états pathologiques comorbides

Les recherches sur l'association entre la manie secondaire et les lésions cérébrales ont révélé que la manie secondaire serait associée à des lésions dans les structures sous-corticales de l'hémisphère droit du cerveau et dans les régions corticales liées aux structures du système limbique . La manie secondaire a également été associée avec les AVC, les tumeurs, les migraines et les traumatismes crâniens, et semble être plus fréquente chez les patients atteints de sclérose en plaques. En outre, des cas cliniques isolés suggèrent une association avec des maladies systémiques telles que l'hyperthyroïdie, le SIDA, la borréliose de Lyme, le syndrome de Wolfram et la neurosyphilis. Après les antidépresseurs, les corticostéroïdes sont les médicaments les plus fréquemment associés à la manie secondaire (Keck, Jr. et al, 2001).



                                                                                        Lundbeck Institute




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