Pourquoi ce journal intime ?

Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie


mardi 14 mai 2013

Zyprexa® : Il devrait être retiré d’urgence du marché


4954497152_8052180a12.jpg                                                                En décembre 2010, L’Express avait répertorié 10 médicaments à retirer d’urgence du marché, dont le Zyprexa®. Ce psychotrope, commercialisé en France depuis 1999, est utilisé contre la schizophrénie. Son principe actif est l’olanzapine. Déjà prescrit à plus de 20 millions de malades, ce médicament qui est, de loin, le plus rentable du laboratoire Ely Lilly, fait partie de la liste des 77 médicaments considérés dangereux par l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Cela n’empêche pas qu’il soit toujours en vente et remboursé à 65 %, alors que la boite de 28 comprimés de 10 mg coûte 61,03 euros.
Or, on sait à quel point la prescription de ce genre de drogue dépasse les cibles officiellement déclarées puisque le Mediator était largement ordonné comme coupe-faim. L'objectif commercial de tout laboratoire est d’élargir les indications de leurs médicaments pour pouvoir les prescrire plus largement. Au fil des ans, Lilly a suggéré, études à l'appui, que le Zyprexa® est efficace pour la dépression et les troubles bipolaires. Aussi, comment croire qu’il n’est prescrit qu’à des schizophrènes ?
Dès 1996, nombre de critiques, particulièrement celles de l'Association américaine des diabétiques, ont signalé que ce médicament était plus apte à provoquer le diabète que les autres drogues conseillées pour la schizophrénie.
13964185_e2c80f4f17.jpgMalgré l’évidence, le laboratoire a toujours contesté ces effets secondaires, alors que depuis 1999 il s’en inquiétait, non par rapport aux malades mais aux ventes qui pourraient se réduire. Comme le directeur médical de la firme, le Dr Alan Breier, l’écrivait en novembre 1999 dans un courrier Internet à deux douzaines d’employés de la maison : « Le gain de poids et l'hyperglycémie associés à l'olanzapine sont des menaces majeures au succès à long terme de cette molécule d'une importance capitale. » Il est évident que « l’importance » de cette molécule ne concernait que les finances « à long terme » de la firme pharmaceutique.
Les ventes sont devenues plus difficiles lorsque les médecins se sont aperçus des réactions pernicieuses. Aussi, en 2002, Lilly rejeta le projet d’informer les psychiatres au sujet du diabète afin de ne pas ternir la réputation du Zyprexa®. Le laboratoire étendit alors son marché auprès des généralistes, moins avertis des effets secondaires du produit. Il encouragea ses représentants à décrire ce médicament comme un psychotrope « sûr, doux, parfait pour ceux qui ont des maladies mentales sans gravité ».
5266768355_976857a52e.jpgPendant plusieurs années, Eli Lilly a fourni aux médecins des informations sur son médicament vedette qui ne correspondaient guère aux résultats internes mis à jour par la firme lorsqu’elle procéda aux premiers essais cliniques du produit. En effet, en 2001, les services commerciaux du laboratoire ont avoué que les psychiatres ne cessaient de répéter que la plupart de leurs patients qui prenaient du Zyprexa® courraient plus de risques d’avoir du diabète que ceux qui utilisaient d’autres médicaments antipsychotiques.
Ces manigances d’Eli Lilly ont été révélées le 21 décembre 2006 par le New York Times qui a publié des informations concernant les agissements du laboratoire. Les documents publiés par ce journal lui ont été fournis par James B. Gottstein, un avocat canadien représentant les familles de plusieurs malades mentaux qui attaquaient l’État de l’Alaska pour avoir forcé ces patients à prendre des médicaments psychiatriques contre leur gré. L’avocat tenait ces documents d’une personne impliquée dans le procès et il n’était pas soumis à la règle de confidentialité qui couvre les poursuites judiciaires.
D'après ces dossiers internes de la firme, les dirigeants du laboratoire ont caché aux médecins d’importantes informations concernant 30 % des patients traités par ce médicament qui ont très rapidement pris du poids dès la première année. Il faut savoir que la plupart des psychotropes actuellement sur le marché engendrent ce type d'effet indésirable et l’Afssaps a toujours considère ce gain de poids comme « très commun et supérieur à 10 % ». Cette augmentation est accompagnée de risques de diabète que la firme pharmaceutique a toujours essayé d’occulter, persistant à nier tout lien de causalité entre la prise de Zyprexa® et la survenue d'un diabète.
125px-Lilly_logo.jpgEli Lilly a demandé qu’on lui rende ces documents, déclarant qu’il lui était impossible de les commenter. Les responsables du laboratoire répétaient que le Zyprexa® reste un médicament majeur dans le traitement de la schizophrénie et déploraient « la diffusion illicite de documents confidentiels ». Malgré cette « illégalité », ils ne souhaitaient pas poursuivre le journaliste ou le directeur de la publication du New York Times. On les comprend car leur position n’aurait pu qu’en être aggravée. Ils affirmaient alors avoir fourni à la FDA (Food and Drug Administration) toutes les études sur les essais cliniques et les rapports d’effets adverses du médicament, mais persistaient à soutenir qu’il n’existe aucune évidence scientifique que le Zyprexa® puisse causer le diabète. Ils déploraient que ces documents aient pu être publiés car cela risquait d’effrayer les patients qui pourraient alors de ne plus prendre leur médicament.
Les documents publiés par le journal américain comprennent les e-mails, le matériel publicitaire, les perspectives de ventes et les rapports scientifiques, mais ils montrent également le souci constant du laboratoire que « les interrogations sur le diabète et l'obésité ne fassent souffrir les ventes de Zyprexa® ». Basé à Indianapolis, le laboratoire Eli Lilly est le sixième grand fabricant américain de médicaments. L’an dernier, son revenu était de 14 milliards de dollars.
arton725.jpgCette affaire rappelle ce qui s’est passé avec le Vioxx®, dont Merck a arrêté les ventes en 2004 après la publication d’études montrant que ce produit engendrait des problèmes cardiaques. Ces deux produits étaient considérés comme moins dangereux que les médicaments plus anciens et meilleur marché, tous deux sont devenus les best-sellers des laboratoires, mais tous deux ont généré des effets très sérieux.
Sous la pression des médecins et prescripteurs, Merck a conduit ses propres essais sur les risques du Vioxx®, alors que Lilly n’a jamais procédé à ce genre d’étude pour déterminer les risques de diabète avec le Zyprexa®.
 
Des milliers de procédures en cours
En 2005, Eli Lilly a accepté de payer 750 millions de dollars de dédommagements à 8 000 malades plaignants, mais des milliers d'autres procédures sont en cours. Selon certains psychiatres le Zyprexa® devrait continuer à être utilisé malgré ses effets nocifs car il est plus efficace que ses concurrents chez les patients gravement atteints, alors que pour d’autres confrères, le produit n’est pas plus efficace que les médicaments courants. Il serait intéressant de connaître les liens qui existent entre certains psychiatres et le laboratoire.
5580522110_e90d6b0ba9.jpgEly Lilly a également été accusé d'avoir illégalement étendu l’usage du médicament depuis l'automne 2000. En effet, une campagne bien organisée, baptisée « Viva Zyprexa », intimait aux représentants médicaux d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® aux patients âgés ayant des symptômes de démence. Il fallait bien rattraper le manque à gagner ! Or la FDA n’a jamais autorisé le Zyprexa® dans les cas de démence et a même averti les médecins « qu'il accroît le risque de décès chez les patients » en question.
Le 5 janvier 2007, Eli Lilly a, une nouvelle fois, accepté de payer plus de 500 millions pour arrêter 18 000 procès en cours, sans compter les indemnités déjà octroyées à des dizaines de milliers de victimes. Ces indemnités ont été beaucoup moins généreuses que les précédentes sous le prétexte que, le Zyprexa®, comme d'autres antipsychotiques, comportait une mise en garde très claire sur les effets secondaires de diabète ajoutée sous la pression de la FDA. Toutefois le diabète n’est pas le seul effet indésirable du produit. Il peut également provoquer des vertiges, somnolence, dyspepsie, constipation, asthénie, tremblement, hypotension posturale et même dans certains cas, rares tout de même, priapisme et leucopénie.
En privilégiant le règlement amiable (28 000 personnes ont été indemnisées), le laboratoire a obtenu que les victimes n’aillent pas jusqu’au procès, ce qui a permis aux actions de Lilly qui étaient tombées de remonter très rapidement.
N’oublions pas que c’est ce même laboratoire qui fabrique le Prozac®, lui aussi sujet à de nombreux procès aux États-Unis mais pas en France.
logoEn mars 2007, lorsque j’avais publié dans le journal Votre Santé un article intitulé « Le Zyprexa® sera-t-il mis en examen ? », ce dernier m’avait valu une réponse personnelle de Dominique Amory, directeur de la filiale française du laboratoire Eli Lilly. Il affirmait avec superbe que « jamais Lilly ne s'est engagé dans une promotion hors autorisation », et que sa première valeur est « le respect des autres ».
Dans sa lettre adressée à Votre Santé, il répondait à mes accusations en affirmant que son groupe avait toujours respecté les règles de transparence vis-à-vis du monde médical, et il me reprochait mon « récit biaisé des faits » et les suspicions dont je faisais état, qui « pouvaient susciter la crainte des patients voire conduire certains d’entre eux à interrompre leur traitement avec tous les risques pourtant bien établis que cela implique. » En fin de lettre, il disait espérer que je tiendrais compte de ces éléments à l’occasion d’une prochaine analyse.
bxp1À l’époque, j’ai préféré ignorer une telle lettre car j’estimais que ce monsieur connaissait, aussi bien que moi-même, les graves accusations qui pesaient sur le laboratoire, alors qu’il écrivait : « […] l’ensemble de nos collaborateurs sont tenus de respecter, à travers la charte de la visite médicale, les bonnes pratiques de promotion favorisant le bon usage du médicament ». Est-ce que le fait d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® à des patients chez lesquels il accroît le risque de décès et sans l’autorisation de la FDA, pourtant laxiste sur le sujet, relève des « bonnes pratiques » et du « respect scrupuleux d’une éthique médicale dans ses relations avec les professionnels de la santé », dont se targuait l’auteur de cette lettre ? 
Je n’ai donc pas répondu alors, mais le 31 janvier 2008, dans sa Newsletter, FiercePharma, association américaine qui dénonce les scandales de la santé publique, répondait pour moi en avertissait ses lecteurs : « Si les remords sont proportionnels aux sommes que vous pouvez accepter de payer pour absoudre vos fautes, alors Eli Lilly doit se sentir très coupable au sujet de son produit le Zyprexa®. » Et à l’instar de FiercePharma, le New York Times du même jour nous rappelait que la compagnie était accusée d’avoir incité les médecins à prescrire ce médicament aux patients atteints de démence ou seulement déprimés, alors qu’il n’était agréé que pour les cas de schizophrénie et de troubles bipolaires graves. Les deux médias confirmaient que le laboratoire et les parties civiles qui l’attaquaient essayaient de trouver un accord pour arrêter les enquêtes gouvernementales et fédérales sur la commercialisation de ce produit.
1067677421.jpgPeu de temps après, tout le monde pouvait voir une vidéo dans laquelle Shahram Ahari, un ancien visiteur médical d’Eli Lilly, dévoilait le « cynisme absolu » et les  « combines » d’Eli Lilly pour influencer les médecins et ajoutait qu’il n’avait aucun mal à reconnaître dans la rue des patients psychotiques traités par le Zyprexa®. Quant aux études médicales et aux fameuses statistiques censées fonder scientifiquement la publicité des firmes, « elles sont comme les prisonniers. Il suffit de les torturer assez longtemps pour leur faire dire tout ce qu’on veut qu’elles disent ».
Toujours à la même époque, d'autres anciens visiteurs médicaux ont dévoilé les techniques utilisées pour influencer et manipuler les médecins et pour créer un terrain accueillant en les « intéressant » par des voyages, des repas, des cadeaux, des échantillons et toutes sortes de gadgets que les visiteurs médicaux tiennent à la disposition de « ces grands enfants innocents que sont les médecins, émerveillés par ce qu'on leur offre et ne pouvant pas résister à la tentation... »
C’est alors que j’ai décidé d’envoyer une lettre ouverte à Monsieur Amory par le biais du journal Votre Santé, et cette fois, il n’a pas répondu.
Il a quitté Ely Lilly France en juin 2011 « afin de poursuivre d’autres opportunités professionnelles ».
 
220px-Jackbweinstein.jpgEnfin, le 17  juillet 2008, le juge new-yorkais Jack Weinstein, en charge du recours collectif contre Eli Lilly pour les effets indésirables du Zyprexa®, a violemment accusé les instances publiques de régulation, les autorités sanitaires et particulièrement la FDA, qui ont « laissé faire Eli Lilly et n’ont pas pris les mesures nécessaires afin que les informations disponibles sur l’efficacité et les dangers pharmacologiques du produit parviennent rapidement aux médecins prescripteurs ».
En France, les membres de l’Afsaaps, rebaptisée Ansm (Agence nationale de sécurité du médicament), qui semblent ignorer totalement ce qui se passe hors de l’hexagone et ont perdu tout sens critique, n’ont pas tiré la moindre leçon du scandale du Mediator et de ses nombreux précédents. Ils « surveillent » le Zyprexa® et attendent sans doute qu’on découvre des centaines d’accidents et de décès, avant de le retirer de la circulation. Aurons-nous un jour en France un juge qui accusera le laxisme des autorités françaises qui persistent à autoriser un médicament dont l’efficacité est contestable, les effets secondaires indiscutables et le prix exorbitant, et dont la renommée est basée sur des mensonges ?
Cependant, tout s’explique lorsqu’on apprend que le Zyprexa®, qui d'année en année, s'est imposé comme l’antipsychotique de référence, est, de loin, le médicament le plus rentable du laboratoire car il reste l’un des médicaments les plus vendus au monde. Ses ventes, qui représentent 28 % de son chiffre d’affaires, s’élevaient à 5 milliards de dollars en 2010. On comprend pourquoi la firme s’acharne à défendre son produit et se permet de payer de telles sommes pour le blanchir.

                                  
                                 


                     

La restructuration d’un enfant abusé sexuellement

Le premier stade :
L’enfant abusé s’enferme dans un monde imaginaire et protecteur se fabriquant ce que nous appelons ‘bulle’ faisant interférer pour se protéger tout ce que sa fantasmagorie lui permet d’ingurgiter : dessins animés – théâtre – séries TV – films – chansons. S’intégrant lui-même dans cette fantasmagorie d’où l’emploi systématique de la troisième personne.
L’enfant bulle, ainsi protégé est inatteignable la seule possibilité d’atteinte est alors l’unique écoute, car dans chaque fantasmagorie répétée sont propulsés des mots expliquant ses maux ; distillés à bon escient uniquement aux personnes qui peuvent les entendre dans un climat de confiance qu’il établit lui-même.
De longs mois peuvent se passer dans cette bulle jusqu’à ce que l’enfant enfin prêt à faire face au monde réel décide d’en sortir.
Cette phase peut, pour les non habitués aux enfants abusés, être assimilée à une forme d’autisme, mais qui pour les professionnels restera le stade de l’enfant bulle.

Le second stade :
A la sortie de cet état bulle, l’enfant ressent à la fois une soif incontrôlable d’apprendre tout ce dont il a manqué et l’intègre avec une facilité étonnante. Ne se cantonnant pas dans ce qu’un enfant doit savoir mais se tournant également vers des demandes intellectuelles adultes, en arborant très souvent le langage ; car à ce 2 et aptitudes de ceux qu’il assimile à ses bourreaux. Dans ce deuxième stade également l’enfant peut devenir non pas enfant tyran mais enfant roi, refusant toute autorité des adultes enseignants, parentaux, médicaux, car tout ordre émis le ramène à des ordres l’ayant conduit à la souffrance et à l’humiliation.
Le ‘NON’ ou l’attitude négative comme dans la négation du travail demandé, ainsi que
le ‘zapping’ ne sont autres qu’une nouvelle construction protectrice de sortie de bulle.
L’enfant ‘emmagasine – assimile – détaille – étudie seul’ son entourage, son milieu, son travail, c’est ainsi que, seulement après avoir effectué tout ce qui lui semble être nécessaire pour sa protection, il passe au 3

Le troisième stade :

L’EVEIL
L’enfant a compris ‘grâce’ aux deux premiers stades, que le monde des adultes enseignants, parentaux, médicaux, pouvait être protecteur et instructeur. Sa confiance reste cependant limitée et le temps qu’il leur impartit restreint. Ayant effectué ‘son tri’ dans les stades précédents il en a également développé des facultés pour certaines matières ainsi qu’un désintéressement certes déroutant mais passager pour d’autres. Il en est de même pour les personnes, enfants ou adultes pouvant aller dans l’excès de démonstrations affectives comme dans une ignorance totale.
Il a développé une intelligence rare par le regard porté sur le monde des adultes, intelligence dont il ne sait que faire et qu’il est de notre rôle de polariser.
L’enfant abusé sexuellement n’est pas un enfant comme les autres dans sa vision des autres, il se réapproprie lentement les couleurs de vie d’enfant tout en ayant eu une vision en noir et blanc puis sépia. Cet espace imagé, je l’espère, vous permettra de comprendre l’attitude et surtout les aptitudes de ces enfants.

Article de Jocelyne Poussant (Psychanalyste – Thérapeute Analytique)

06.27.67.10.26                                         jocelyne.poussant@gmail.com


              restruc_enfant                            


Un corps de porcelaine : Les ravages de l’abus sexuel

Aimer et faire l’amour, cela semble logique, tellement logique et tellement simple…
Vous l’aimez et l’autre vous aime, cette personne qui partage votre vie, cette personne qui partage votre lit, cette même personne ne partage pas vos envies.

Pourquoi ?

Qui est l’autre ?
Pour vous, sans doute, ce qu’elle a vécu fait partie de son passé, un passé où vous n’étiez pas, un passé comme les autres plus ou mieux douloureux.
Vous aussi sans doute avez vécu des évènements vous provoquant souffrances et ressentiments à un moment de votre vie.
Mais le corps, ce que vous possédez de plus précieux, la seule ‘chose’ qui vous appartienne vraiment. Votre corps n’a pas été capturé.
La capture… c’est exactement le terme adéquat ! Celui ou celle qui a subi : incestes – abus sexuels a bel et bien été capturé corps et âme. Pris en otage corps et âme et sous le poids d’un odieux chantage, un chantage fait à lui même et par lui même : le chantage de la honte et de la culpabilité. Un chantage fait par les autres, ces autres qui leurs étaient les plus chers et les plus proches.
Leurs ressentis, leurs impressions à ces capturés pris dans les mailles d’un filet immonde tissé d’incompréhensions, de suspicions, de doutes, d’accusations… Un corps de porcelaine…
Le cerveau n’est plus logé là où il devrait être, il est presque palpable, leurs pensées mêmes sont à fleurs de peau. Le corps et l’esprit ne font plus qu’un. Lorsque vous les touchez, vous ne touchez pas : un bras, une cuisse, un sexe ; vous touchez le passé, vous touchez l’inconscient, vous touchez l’intouchable… Et si vous insistez la fissure de la porcelaine s’agrandit d’avantage. Celui qui a subi ne voit pas vos gestes de tendresse, il ne voit qu’agression, humiliation, salissure et honte.
Arrêtons là les images et construisons la réalité.

Le corps de l’autre :
Comme une femme battue conservera très longtemps le reflexe de se protéger le visage à chaque haussement de voix, à chaque geste un peu brusque, à chaque dispute même banale ; une victime d’abus sexuels resserrera les jambes à chaque tentative d’approche. Même une caresse sur la joue peut lui sembler agressive dans le sens où elle va suivre un chemin de pensée qui ne sera pas forcement le votre mais celui qu’elle s’est construit.
Lorsqu’elle est dans la reconstruction, grâce à une thérapie, elle est encore plus fragile, car la personne qu’elle a été… la victime qu’elle a été, est là présente en elle puisqu’elle est de nouveau dans ce stade de par le fait qu’elle ressorte son vécu auprès de son thérapeute.
Elle le ressort de façon à pouvoir évacuer cette personne de son corps et de son esprit.
Il n’est pas encore clair pour elle qu’elle a été victime !
Elle se questionne, s’interroge sans cesse sur ce qui a provoqué cette atrocité, si elle en est responsable et comment et pourquoi…
Le plus fréquemment nous entendrons :
  • - J’aurais du l’arrêter
  • - J’aurais du dire non plus fort
  • - Je l’ai surement cherché
  • - Je n’aurais pas du le suivre
  • - Je n’aurais pas du être là
  • - Ce n’est pas de sa faute
  • - C’est moi la coupable
Dans tous ces mots, vous reconnaitrez les maux des femmes battues auxquelles je faisais référence, car tout est dans la domination, le pouvoir du bourreau. Pouvoir psychologique, pouvoir physique, il n’existe pas d’échelle dans ces pouvoirs lorsque vous êtes en présence de la peur.
Pourquoi je fais un parallèle avec les femmes battues ?
Parce que ce sujet devient enfin moins tabou ; alors que l’abus sexuel, l’inceste, la pédophilie sont encore bien cachés, les victimes continues à être les seules à avoir honte !!!

Votre corps :
Vous le conjoint qui vous sentez rejeté, consciemment ou inconsciemment.
Vous le conjoint qui pensez que tout va bien.
Vous le conjoint qui souffrez de sa souffrance.
A vous, il n’y a qu’un seul mot : PATIENCE !
Vous l’aimez, vous n’aimez pas qu’un corps.
Vous l’aimez pour sa douceur, sa gentillesse, sa présence, son écoute.
Alors écoutez-la ! Ecoutez ce qu’elle ne vous dit pas…
Ecoutez moi quand je vous dis PATIENCE.
Ne demandez pas, ne forcez pas, même sous forme de jeux cela reste pour elle une agression.
Aidez là sur le chemin thérapeutique qu’elle a entrepris.
Vous la voyez en larmes n’interrogez pas, dites lui je suis là !
Vous la voyez prostrée, demandez lui de vous regarder pour qu’elle voit la plus belle image d’elle même !
Vous la voyez rire, riez avec elle…
Respectez sa pudeur, respectez ses craintes, respectez ce corps qui lui fait mal !
Un jour viendra où elle ira à vous, mais en attendant, le soir au couché prenez la juste dans vos bras en lui disant :

JE T’AIME ET JE SUIS LÀ POUR TOI.


article de Jocelyne Poussant (Psychanalyste – Thérapeute Analytique)

06.27.67.10.26                                        jocelyne.poussant@gmail.com




       corps_porcelaine

Interview de Madame B. Delbrouck ....


Il y a quelques semaines Mme Delbrouck, journaliste, m'a contacté après avoir vu le blog pour être interviewer et être éditer sur le journal Belge "MediPedia"

Je vous invite donc à lire cet article :

http://fr.medipedia.be/blog/2013/05/13/depression-bipolaire/

Bonne lecture...


Bipolarité et troubles de l'humeur....Bipolar - mood disorders...


Les troubles de l’humeur (appelés dysthymies) correspondent à une perte de capacité d’un individu à contrôler ses affects, son humeur. En cas de dérèglement, l’humeur peut ainsi varier dans des proportions anormales.

L’humeur peut subir des variations plus ou moins importantes de part et d’autre d’un état d’humeur « normal » (que l’on pourrait représenter par une ligne médiane). :



                        Schéma des troubles de l'humeur                                  


Les troubles bipolaires sont des troubles de l’humeur regroupant des symptômes pouvant aller de l’état dépressif à l’accès maniaque, en passant par tous les stades intermédiaires. 

Pour en savoir plus :

http://www.bmsfrance.fr/Troubles-bipolaires-comprendre-les-symptomes-maniaco-depressifs.html     


                    


dimanche 12 mai 2013

Comment lui dire je t'Aime....How to say I love you


Je craque pour lui depuis de longs mois déjà mais je suis incapable de lui avouer mes sentiments, mon Amour pour lui.
Au jour d'aujourd'hui nous avons une relation amicale et parfois intime, je ne peux lui dire non, profite t-il de moi ou a t-il lui aussi de réels sentiments ?

Il n'est pas du tout l'homme qui se dévoile, mais dans ses yeux parfois j'ai la sensation d'y lire un parfum d'amour, mais est ce moi qui le voudrait tellement ?

Depuis mon retour de la clinique, cinq longues semaines nous ont éloignées, il est attentionné, m'avoue des choses qu'il n'aurait pas dit auparavant...dont une m'a touché particulièrement : il me disait sans cesse vouloir profiter de la vie, des filles d'un soir et maintenant me  confie qu'il s'exprimait sans le penser. Il est vrai que mon coeur à battu la chamade à cet instant. 
Avait il un message à me faire passer, mais pourquoi ne pas me le dire franchement !!

Je ne peux passer une journée sans le voir ne serait-ce que quelque minutes, il est d'abord mon ami, avant d'être mon amant mais j'aimerais tellement qu'il devienne aussi celui qui partage ma vie encore plus intimement...
Il y a des moments ou je me demande pourquoi je l'aime tant, sans savoir pourquoi..mais n'est ce pas ça l'Amour.

Je suis perdue avec lui, alors, comme me l'a dit ma grande soeur, tant que ce ne serait pas clair pour moi je ne peux avancer.
Et oui elle a raison ; mais cette peur d'avouer, qu'il ne comprenne pas ou tout simplement que cet amour ne soit pas partagé me fait peur.
La peur de le lui dire comme une ado amoureuse me figee !!!
Je n'ai jamais appris à dire je t'Aime, ni à l'entendre par ailleurs, alors comment le lui avouer !!!!!


                           https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTGYq0w8VWHnrQC_N9z3c81EktItYq7HeZ4z2NB-8tIQjyXcHzx                                                        

   


                                


jeudi 9 mai 2013

Richard Cocciante - Le coup de soleil

                                                                            
                                                                          
                                                                          



Psychothérapie - Choisir son psy... Psychotherapy - Choose his shrink ...



Psychothérapeute : un titre réservé au Québec

Adoptée en 2009, la Loi 21 a fait en sorte que le titre de psychothérapeute soit réservé aux psychologues, aux médecins de même qu'aux membres de certains ordres professionnels qui détiennent un permis de psychothérapeute délivré par l'Ordre des psychologues (travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux, conseillers d’orientation et psychoéducateurs, ergothérapeutes, infirmières). Les personnes qui pratiquent déjà la psychothérapie et dont la compétence sera reconnue pourront aussi porter le titre de psychothérapeute.
Cependant, la loi ne sera mise en application que lorsque les normes et règlements complémentaires auront été adoptés par l’Office des professions du Québec. Cela devrait se produire à la fin de 2010.
Voici une brève description des principales familles de psychothérapies. À la suite, un tableau indique de quelles familles font partie une cinquantaine de psychothérapies différentes, et celles qui possèdent une fiche sur PasseportSanté.net.


On définit la psychothérapie comme « un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser, chez le client, des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à affronter les difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien »

On doit la distinguer d’autres types d’approches :

La psychiatrie vise le traitement des maladies mentales (problèmes dans la structure de la personnalité [ex. : schizophrénie et paranoïa], troubles graves du comportement [ex. : violence], anomalies neuropsychologiques [ex. : dyslexie]). Elle utilise généralement des médicaments, mais aussi la psychothérapie.
La relation d'aide s’apparente plutôt à un soutien émotif et respectueux; il s’agit d’une attitude, mais pas d’un traitement.
Le développement personnel (ou croissance personnelle) se sert des mêmes outils que la psychothérapie, mais généralement pour répondre au besoin de mieux se connaître, à une quête existentielle ou à un désir d'épanouissement affectif, relationnel, sexuel, social, humain, spirituel et parfois professionnel.


Analytiques et psychodynamiques

Fortement influencées par la psychanalyse (qu'elle soit de Freud, de Jung ou d'autres), ces approches font appel à la notion d’inconscient et focalisent leurs efforts sur la recherche des liens entre les difficultés actuelles et les expériences passées, dont les conflits refoulés et non résolus. 

La personne est amenée à prendre conscience de l’influence de ces conflits sur son fonctionnement afin de les comprendre et de s’en dégager progressivement. 

On vise des changements profonds et durables chez le patient. 

Généralement, les psychothérapies psychanalytiques durent au moins un an, à raison d’une ou plusieurs séances par semaine.

Ces démarches peuvent mener très loin du symptôme le plus apparent : on commence une thérapie à cause d'un problème au travail et on se retrouve à traiter un manque affectif. Certains des outils classiques des thérapies psychanalytiques sont l’association verbale libre, l’analyse des rêves, la tenue d’un journal personnel ainsi que la prise en compte des phénomènes de transfert, c’est-à-dire la projection de désirs ou de situations inconscientes du client vers son thérapeute.
Depuis quelques années, des psychothérapies psychodynamiques brèves ont fait leur apparition. Elles s’échelonnent sur une période plus courte (de 10 à 40 séances) et sont le plus souvent centrées sur un événement ou un comportement bien circonscrit. 

Cognitivo-comportementales

Certaines difficultés psychologiques peuvent être liées, entre autres, à des pensées ou à des comportements inadéquats qu’on a appris ou adoptés – souvent malgré soi. Ils peuvent s’apparenter à des réactions « incontrôlables » qui surgissent automatiquement en certaines circonstances (dès que je vois un policier, je me sens fautif; si je n’ai pas d’amoureux, je ne vaux plus rien....)
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) proposent d’observer objectivement et d’analyser avec détachement ces comportements et ces pensées, d’apprendre de nouveaux comportements et de remplacer les pensées ou les émotions non désirées par d’autres qui sont davantage adaptées. On cherche des problèmes concrets à résoudre et une démarche thérapeutique est établie en commun (déconditionnement progressif, clarification des mécanismes de défense, modifications des croyances, etc.).
Généralement, on segmente la difficulté à affronter en ses diverses composantes et on valorise les nouvelles attitudes et les comportements positifs à mesure qu’ils s’installent. Selon les cas, on travaillera davantage sur la dimension cognitive (la pensée) ou sur la dimension comportementale (les actions).
Quand les TCC  travaillent avec l’inconscient, le cadre n’est pas celui de la psychanalyse (fantasmes, désirs, pulsions, etc.), mais celui des schémas cognitifs qui donnent du sens aux émotions et aux comportements. Ce sont ces schémas qu’on tente d’assouplir ou de modifier. Un traitement comprend habituellement de 10 à 25 séances hebdomadaires.

Brèves
On peut considérer que des approches comme les thérapies brèves, les thérapies orientées vers les solutions et la psychothérapie neurolinguistique font partie des approches comportementales. Toutefois, un de leurs objectifs fondamentaux est de réduire la durée du traitement (au plus dix séances). Pour y parvenir, on tente de définir le problème avec un maximum de précision et de s’attaquer à des problèmes circonscrits le plus précisément possible. On ne cherche pas les causes, on met plutôt l’accent sur ce qui est changeable, sur les solutions, les habiletés et l’action.

Existentielles et humanistes

Ces approches se fondent sur les capacités intrinsèques de l’être humain à maîtriser son existence et à se réaliser pleinement. Le thérapeute entre en relation avec un client plutôt que de soigner un patient.
L’accent est mis sur les prises de conscience des difficultés et des forces de la personne, et sur l’ici-maintenant.
Le thérapeute favorise l’exploration de soi et l’expérimentation de nouvelles façons d’être ou d’agir.
On peut diviser cette famille thérapeutique en quatre sous-groupes :

 Psychocorporelles
Comme leur nom l’indique, les thérapies psychocorporelles agissent sur le psychisme par l’intermédiaire du corps. Elles y parviennent de différentes façons, soit en utilisant l'énergie de la respiration (ex. : respiration holotropique); soit par un toucher de la part du thérapeute (ex. : Trager); soit en se servant du corps comme déclencheur d’une verbalisation de type analytique (ex. : bioénergie); soit enfin en permettant au mouvement d'aider le psychisme à se rééquilibrer (ex. : EMDR).
Dans toutes ces approches, on se sert du corps pour entrer en contact avec ses états intérieurs ou pour intervenir sur le psychisme. Par exemple, les touchers doux de la synergie Rudenfeld  sur une partie particulière du corps pourront faire remonter certaines émotions à la surface. Un massage plus profond à cet endroit pourra raviver des mémoires cachées et susciter une intense libération d’émotions. Une fois les émotions libérées, il devient plus facile de faire des choix conscients et d'éviter certains comportements nuisibles dictés par des habitudes trop bien ancrées.

Transpersonnelles
La psychologie transpersonnelle s'intéresse aux « états non ordinaires » de conscience : l'extase, le sentiment de connexion avec l'Univers, la conscience aiguë de son être profond, le mysticisme... Ayant pour objet la « pleine réalisation » de la personne, elle se préoccupe des perturbations résultant de l'enfermement des potentiels illimités de la conscience dans les structures limitées de l'ego – comme cela peut se manifester au moment de crises existentielles ou de ce que l'on appelle des crises d'émergence spirituelle.
Si, dans la psychologie classique, les modèles sont des êtres performants, motivés, efficaces et bien intégrés socialement, ceux de la transpersonnelle sont des saints, des sages et des héros de l'humanité. Ce qui ne veut pas dire que cette approche nie l'importance d'un ego sain, au contraire : c'est à partir d'assises solides et équilibrées que l'être humain pourrait atteindre d'autres dimensions.

Créativité
Ces thérapies font appel aux capacités créatives inhérentes à chacun. Que ce soit par le dessin, la danse, la musique.... – et sans devoir posséder le moindre talent artistique, la personne est appelée à laisser émerger ce qui se cache au fond d’elle-même. De là, elle pourra envisager ses problèmes dans une perspective inédite, découvrir des solutions inusitées, et les appliquer de façon originale. Ces approches font appel aux multiples dimensions de l’être et sollicitent – à travers le corps – l'imagination, l'intuition, la pensée et les émotions.

Parole
Elles se déroulent de manière relativement classique, thérapeute et client dialoguant face à face. La relation de confiance, d’intimité et de sécurité avec le thérapeute est fondamentale. Elle permet des prises de conscience et des découvertes qui peuvent ensuite mener à des changements de comportement et d’attitude. On fait aussi parfois appel à divers exercices : visualisations, jeux de rôles, dessin, analyse des rêves...

Systémiques ou interactionnelles

L'approche systémique considère qu'il n'y a pas d'individus malades en soi, mais que les malaises proviennent plutôt des interactions avec l’entourage (famille, amis, équipe de travail...). On ne se demande pas pourquoi le problème existe ou subsiste, mais bien comment il se maintient. L'objectif est de modifier les relations entre l’individu et son entourage. Les rencontres se font donc fréquemment avec plusieurs personnes (en couple, avec les enfants, entre employés....). On s’attardera alors aux divers modes de communication, aux habitudes de vie, aux attentes respectives, aux rapports sociaux... C’est à partir d’eux que les changements pourront être initiés. Le psychodrame, où chacun joue un rôle (qui peut être le sien propre ou celui d’un autre membre du groupe), est un des outils utilisés dans le cadre de ces approches.

                                             
http://www.passeportsante.net/DocumentsProteus/PopupHTML/psychotherapies_tableau.htm 



                                                  


mercredi 8 mai 2013

Quand le joint monte à la tête…! When cannabis goes to the head..!

Vanté par les uns, décrié par les autres, le cannabis est l'objet de toutes les polémiques. Mais cette drogue est-elle réellement aussi anodine qu'on le prétend ? Au contraire, elle semblerait favoriser l'apparition de troubles mentaux tels que l'anxiété, la dépression et même la schizophrénie. Retour sur les dangers du joint…

La dépénalisation du cannabis n'est toujours pas d'actualité en France, malgré un nombre croissant de consommateurs. Or plusieurs études pourraient bien conforter le gouvernement dans sa fermeté.

Le joint, un mauvais souvenir…

Bien sûr, le cannabis provoque une euphorie et un bien-être que les fumeurs recherchent. Mais à côté de ces "bénéfices", il entraîne des petits troubles que les consommateurs réguliers ne peuvent ignorer. Ainsi, ses effets sur la mémoire à court terme sont aujourd'hui connus. Le cannabis entraîne quelques "trous" dans les souvenirs. Cette mini-amnésie est multipliée en cas de consommation associée avec de l'alcool. Et le joint a d'autres effets sur les capacités cognitives : difficultés de concentration et d'apprentissage notamment. Mais il faut noter que plusieurs études soulignent le caractère transitoire de ces troubles, qui disparaissent dès l'arrêt de la consommation.

 

Un lien prouvé avec la schizophrénie

En revanche, les liens entre le cannabis et un trouble psychologique important tel que la schizophrénie sont plus préoccupants. Une étude récente, menée sur plus de 50 000 appelés suédois, soulignait ainsi que la consommation de cannabis chez les jeunes peut entraîner l'apparition de cette maladie mentale : le risque serait augmenté de 30 % chez un fumeur de joint. Une autre publication souligne que la schizophrénie apparaîtrait d'autant plus facilement que le consommateur est jeune. Mais ces études ne prouvent pas de manière formelle le lien entre cannabis et schizophrénie. Selon les scientifiques, il serait essentiellement préjudiciable chez des personnes déjà psychologiquement fragiles, et pourrait n'être qu'un "révélateur" d'une schizophrénie plus ou moins latente. Difficile donc de faire la part des choses.

Gare à la descente…

Une autre étude soulignait quant à elle les liens entre cannabis et dépression. Ces travaux australiens ont été menés sur plus de 1 600 collégiennes. Ils ont montré que la consommation quotidienne de cannabis était associée à un risque cinq fois plus important de souffrir d'anxiété et de dépression. Une prise hebdomadaire multipliait les risques par deux. Or il semble que la consommation de cannabis favorise bien l'apparition des troubles et non l'inverse : les étudiantes qui débutaient une dépression ou souffraient d'anxiété n'étaient pas plus enclines à fumer des joints. Curieusement, les liens entre cannabis et dépression ou anxiété semblaient moins avérés chez les garçons.
Si la consommation occasionnelle ne semble pas extrêmement nocive, une prise régulière pourrait entraîner des risques de développer des troubles mentaux. Il faut donc être particulièrement vigilant chez les jeunes et les personnes psychologiquement fragiles. 

Si, bien qu'interdit par loi, vous êtes un consommateur de cannabis et que vous ressentez des troubles de l'humeur ou de la personnalité, n'hésitez pas à consulter votre médecin. Ne mettez pas votre santé mentale en jeu pour quelques minutes de plaisir !

                                                                                Alain Sousa


Même au bout de 6 semaines de sevrage, le cannabis ainsi que son effet euphorique me manque.
Je ressens comme une bouffée d'angoisse, comment expliquer qu'une parti de moi me dis vas-y, et l'autre me l'interdit. 
L'ange et le démon en un seul être mais lequel combattre ??  
A cet instant en moi le démon règne et j'espère sincèrement tenir le coup, je pense fort à des mots, des paroles, une promesse...mais comment dire que c'est dur, que tout cela n'est pas une rigolade mais bel et bien un combat de chaque jour, de chaque instant !!
Je repense à des soirées lorsque qu'il était mon compagnon, et oui plus facile d'affronter les gens, la vie....de se désinhiber, tout semble si beau si simple. Comment en parler ainsi tout en sachant que bien au contraire il me détruisait à petit feu, tout est si paradoxal en moi, si indistinct....Ras le bol !!!!!!!!!!



                            



           

Les distinctions de comportement

Les effets, les risques et les dangers des drogues ou substances psychoactives varient suivant les produits et l'usage qu'on en fait. Les raisons de consommer diffèrent selon chaque personne, elles sont liées à son histoire, à son état de santé, à son environnement familial et social.

La consommation de ces produits procure un plaisir ou un soulagement immédiat, contrôlé ou non. On peut :
  • boire un verre d'alcool pour se détendre, pour le plaisir de goûter un bon vin, pour se sentir mieux ou surmonter un moment douloureux
  • fumer du tabac pour faire comme les autres, pour le plaisir de partager un moment avec d'autres ou parce qu'on ne peut plus s'arrêter
  • consommer de l'ecstasy dans le désir d'accéder à des sensations extrêmes
  • consommer abusivement une substance pour atténuer une sensation de malaise, rechercher l'oubli d'une souffrance ou d'une réalité vécue comme insupportable...
Que le produit soit licite ou illicite, la communauté scientifique distingue trois types de comportements de consommation : l'usage, l'usage nocif (ou usage à problème) et la dépendance, dont les risques et les dangers sont différents.
Chaque consommation ne présente pas les mêmes dangers : elle dépend aussi de la vulnérabilité du consommateur, du produit, de la quantité consommée, de la fréquence et du contexte de la consommation.


Qu'est-ce qu'une substance psychoactive ?

Alcool, tabac, cannabis, héroïne, cocaïne... sont tous des substances psychoactives qui agissent sur le cerveau  :
  • elles modifient l'activité mentale,
    les sensations,  le comportement. Leur usage expose à des risques et à des dangers pour la santé, et peut entraîner des conséquences sociales dans la vie quotidienne ; leur usage peut en outre engendrer une dépendance;
  • elles provoquent des effets somatiques (sur le corps) d'une grande diversité selon les propriétés de chacune, leurs effets et leur nocivité.


http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-cannabis-et-alteration-de-la-memoire-des-mecanismes-mieux-cernes-6300.asp?1=1



S’affirmer c’est le nouveau courage....Being assertive is new courage...

Au bureau, entre amis, en famille, le besoin de s’affirmer n’a jamais été aussi présent. Dire oui, dire non, oser s’engager, sans violence ni agressivité, relèveraient même d’une nouvelle forme de bravoure, explique le philosophe Michel Lacroix.


Notre sensibilité collective et individuelle évolue sans cesse : ce qui nous faisait vibrer il y a trente ans ne nous intéresse plus forcément aujourd’hui.

Michel Lacroix, philosophe et fin observateur de nos styles de vie, explore dans chacun de ses livres la force de nos engouements. Il publie chez Flammarion “Le Courage réinventé”. Où l’on apprend que notre représentation de l’audace a bien changé. Désormais, être un héros, c’est aussi savoir s’affirmer dans les plus petites occasions.
 

Psychologies : 
Vous dites que nous réinventons le courage. Mais dans quelle mesure ?
  Michel Lacroix : Dans son sens premier, le courage était une vertu guerrière. De nos jours, oser dire non sans colère, être capable d’affirmer son opinion sans violence dessinent une nouvelle forme d’audace, ce que l’on appelle "l’assertivité". C’est le "courage relationnel", prôné notamment dans les psychothérapies et qui se débarrasse de toute idée d’agressivité. Il s’inscrit dans notre vie la plus quotidienne, au sein de nos familles, avec nos professeurs, nos patrons…
Il ne dévalue pas pour autant les autres formes de courage – la bravoure, l’héroïsme du sauveteur – qui subsistent (et qui ont été portées au premier plan lors des événements du 11 septembre), mais il a une résonance toute particulière à notre époque. Même si aujourd’hui on n’emploie plus beaucoup ce terme, parce qu’il fait très XIXe siècle, l’un des plus gros succès de librairie est actuellement “Le Courage d’être soi” (Pocket, 2001), de Jacques Salomé…

Quelles formes prend cette nouvelle intégrité ?
  Dire non à un groupe qui vous oppresse, exprimer une opinion différente de ceux que l’on aime, résister au politiquement correct… sont devenus des actes héroïques dans une société qui, très médiatique, multiplie l’information et exerce donc une pression de plus en plus grande sur l’individu.
Par exemple, oser dire ce qui est en refusant la langue de bois apparaît dans les sondages comme la qualité première que l’on attend d’un homme politique… Dans la famille, à l’école, le père ou l’enseignant doivent aussi inventer une nouvelle façon de dire non. On ne peut plus recourir à l’autorité aveugle des années 60, qui était hiérarchique, impersonnelle, et se contentait de décliner des ordres en n’autorisant pas la discussion. Cependant, l’éducateur comme l’homme public ou les parents ne peuvent plus éviter l’affirmation de la loi, de l’interdit.
Pour moi, aujourd’hui, le courage c’est l’expérience très banale du père ou de la mère de famille qui aimeraient bien éviter le conflit avec l’enfant, rester tendres avec lui, mais qui choisissent de rétablir l’autorité. Qu’on le veuille ou non, si à un moment donné je dis stop à un enfant, il me faut du courage parce que je vais introduire une perturbation dans la relation…

Apprendre à dire non est surtout important pour l’épanouissement de l’individu lui-même…

Il faut s’affirmer non seulement dans la relation à autrui mais aussi avec soi. Le courage implique toujours une lutte psychologique contre soi-même, un débat intérieur : pour m’affirmer, je dois lutter contre mes peurs, ma timidité, revenir à une certaine maîtrise de moi…
C’est là tout le thème des dépendances : il faut être capable de dire non à l’alcool, à tout ce qui nous empêche d’avancer, à nos mauvaises habitudes…
Reconnaître le caractère inadéquat de sa vie personnelle, les mauvais rapports avec son conjoint ou les choix erronés que l’on a faits suppose un travail de sincérité avec soi-même qui me semble indissociable du courage aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce que l’on appelle le "travail sur soi".

Mais parfois le courage, n’est-ce pas aussi de savoir dire oui ?
  Si, et d’ailleurs notre époque exalte l’adhésion et l’engagement : oser participer à un mouvement, oser exprimer ses sentiments positifs, oser dire oui à ses émotions sont désormais perçus comme des vertus. La relation de tendresse, par exemple, la relation amicale impliquent que l’on s’expose et que l’on soit plus vulnérable…

Oser exprimer ses sentiments ?
  Oui, cette exaltation de la vérité des sentiments est typique de notre époque. Rester sur son quant-à-soi serait probablement plus commode, mais les psychothérapies ont montré que l’épanouissement passe par le dévoilement, la vérité.
Avant, le courage, c’était serrer les dents en surmontant sa souffrance. Aujourd’hui, ce serait plutôt prendre rendez-vous chez un psychanalyste.

Pourquoi avons-nous eu besoin de revisiter le courage ?

On sort d’une époque, l’après-68, qui exaltait les valeurs anti-autoritaires et l’hédonisme. L’idéal de mai 68, c’était l’unité de la personne. Or, être courageux, c’est toujours être divisé contre soi-même. De plus, dans notre société, beaucoup de liens sont précaires et chacun a davantage de crises à résoudre : chômage, divorce, recomposition familiale… Tout cela multiplie les occasions de se positionner, donc de faire acte de courage. Pour faire face à la précarité, à l’incertitude, à la violence de notre société, la "force d’âme" devient une condition de survie.
Dans les années 50 et 60, avec leurs grandes idéologies, le chemin individuel était plus balisé : on s’engageait dans un parti ou pour une cause, je ne dis pas que c’était facile, mais on était un peu porté par des forces supérieures qui nous pourvoyaient en sens. De nos jours, dans notre société atomisée, chacun doit se définir à la hache des raisons d’exister. Et se définir aussi lui-même à coups d’engagements clairs.

Quelles sont les dérives possibles d’une telle affirmation de soi ?

 Le "vrai courage" est toujours constitué de deux éléments : le débat intérieur contre ce qui nous trouble et l’élément moral – les valeurs au nom desquelles j’affirme ce oui ou j’ose dire non.
Pour moi, il y a dénaturation du courage quand le second élément disparaît : peut-on parler du courage du dealer ou du terroriste ? Non, car dans leur cas, toute fin éthique est annihilée.
La violence, l’incivilité relèvent d’un mauvais usage du courage qui est l’un des grands problèmes de notre société : le défi, la confrontation, la loi du plus fort, le machisme qui se répandent peuvent être perçus comme des actes héroïques alors qu’ils viennent d’une énergie dévoyée. Alors, oui à la célébration du courage parce qu’il revitalise notre vie morale mais, en même temps, prudence car cette vertu peut-être facilement dénaturée…

Dans la vie personnelle aussi ?

Dans mon livre, je raconte cet épisode terrifiant : lors d’un séminaire de formation de cadres, à Paris, chaque participant s’était vu confier un petit hamster dont il devait s’occuper. A la fin de la semaine, coup de théâtre : l’animateur demanda à chacun de tuer son hamster.
Sa justification :
« Il faut avoir le courage de rompre des liens si l’on veut progresser. »
Ainsi, au nom de l’affranchissement individuel, on peut enseigner la cruauté aux individus. Les persuader qu’il faut faire table rase des sentiments pour avancer.
Dire non peut vouloir signifier pour certains plaquer brutalement son conjoint et ses enfants sous prétexte d’affirmer sa liberté.
Comme si dire oui à certains compromis n’était pas plus juste dans certains cas !
Comme s’il n’y avait pas du courage à raccommoder le quotidien, parfois.
On le voit bien, l’affirmation de soi doit toujours être maniée avec conscience.


L'assertivité, une question de respect

Elle est partout ! Dans les stages de formation, dans les livres de développement personnel, dans les cours de psychologie, "l’assertivité" est recherchée, enseignée, mise en pratique.
Mais que signifie-t-elle ? Inspiré du mot anglais "assertiveness", ce néologisme désigne « l’affirmation de soi dans le respect d’autrui ». Pratiquée avec finesse, l’assertivité permet de s’exprimer sans détours, mais toujours avec considération.
Si vous vous dites : « Inutile d’y penser, je suis sûr du refus de mon patron », vous manquez d’assertivité. En revanche, si vous vous dites : « Je vais essayer de convaincre la direction », vous respectez autant vous-même qu’autrui, vous adaptez vos actions à la situation. Vous êtes donc "assertif".

Les touts-petits

Comment se faire obéir d’un bébé de 10 mois ? Que faire lorsqu’un enfant de 2 ans vous dit « Ta gueule » ? Des questions que les personnels rattachés à la petite enfance se posent aujourd’hui.
Anne-Marie Carpentier, formatrice en relations humaines, sillonne les crèches et centres de PMI (Protection maternelle et infantile) de Franche-Comté : « Au cours d’une formation répartie sur l’année, j’amène les éducateurs à décrypter leurs propres comportements et à les changer : un non efficace n’est pas violent, mais ferme. L’enfant sent alors que l’adulte n’en supportera pas plus et que ce n’est pas lui qui fait la loi. »
On évitera aussi de mettre l’enfant en cause : « Je ne supporte pas que tu me parles de cette façon » est préférable à « Tu es un imbécile ». « Procéder ainsi aide les enfants à intègrer les règles. Et les relations avec les éducateurs n’en sont que plus enrichissantes. »
                             
                                                                           (Ségolène Barbé)