Pourquoi ce journal intime ?

Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie


mercredi 4 décembre 2013

La somatisation...la plainte du corps


Force est de constater que l’actuelle période faite d’agitation où tout s’accélère, est un terrain propice aux somatisations qui ponctuent le quotidien dès qu’une douleur ou une fatigue se fait ressentir. Selon le langage courant la somatisation évoque des souffrances diverses localisées au niveau du corps. Mais somatiser montre bien plus que cela. C’est l’évocation d’un mal être, d’une plainte qui se matérialise par un ensemble de symptômes plus ou moins bien définis.
Aussi, la somatisation représente un signal. Celui de l’urgence de s’occuper de soi afin de reconnaître l’existence d’un trouble. Pour cela l’exploration du langage corporel est nécessaire, le corps ayant le pouvoir d’exprimer par une symbolique qui lui est propre le dérèglement du psychisme et de la souffrance de l’âme.
A ce stade, la question dépasse le «pourquoi je somatise» pour s’intéresser au «comment je somatise». Elle invite à décoder le langage d’un corps souffrant pour pénétrer les mystères des interactions entre
la physiologie et la psyché.

Qu’est ce que la somatisation ?

En grec, «soma» signifie «corps». La somatisation est la traduction d’un conflit psychique en affection somatique.
Historiquement les premières somatisations furent repérées à la fin du 19ème siècle par l’observation de cas d’hystérie.
Chez ces patients, il s’agissait d’une détresse psychologique qui s’exprimait par des troubles neurologiques avec l’installationde paralysies.
Pour, Freud, Breuer et Charcot, médecins et chercheurs de l’époque, le lien entre le mental et le corps apparût assurément. Puis,dans les années 50 l’observation des maladie sa confirmé l’association de facteurs psychiques. La relation entre le corps et l’esprit se renforça.

Aujourd’hui, aborder la somatisation c’est poser le constat préalable de ce lien indéfectible entre l’appareil psychique et le corps. C’est aussi reconnaître l’expression de son dérèglement lorsqu’il se manifeste sous la forme d’une souffrance corporelle codée.

La globalité comme principe fondamental

Déchiffrer le mécanisme de la somatisation oblige à cesser de vouloir compartimenter l’individu, de le diviser en tranches comme si l’on soignait que des éléments indépendants, séparés de la considération de l’ensemble.

Et malgré les progrès d’une médecine toujours plus performante dans ses applications techniques, la somatisation et son cortège de symptômes reste un des aspects les plus fréquents concernant les plaintes observées en consultations de médecine générale.

Que dire alors des manifestations corporelles qui accompagnent le vécu des patients au cours des séances de psychothérapie?

Par conséquent, l’absolue nécessité d’envisager une approche globale montre une passerelle entre les différents niveaux de fonctionnement d’une personne, lorsque les maux du corps retentissent sur les blessures de l’âme.

Comment ça marche ?

Le mécanisme est subtil et reflète la complexité de l’Etre. En état d’équilibre notre corps obéit aux lois de la physique et de la chimie tout comme notre psychisme est sous l’emprise de forces conscientes et inconscientes. La régulation harmonieuse de ses forces génère des sensations de bien être et un sentiment de faire face aux événements de la vie. Pour nombre d’entre nous cette perception est le fruit d’une adaptation permanente des tensions courantes qui sont ressenties entre notre vie intérieure et les fluctuations de la vie extérieure. En cas de perturbations trop importantes les angoisses et les tensions deviennent trop fortes et dérèglent la stabilité mentale qui se trouve alors en danger. La conscience, prise en défaut d’acceptation,refuse et refoule l’énergie de la menace dans

l’inconscient. Les forces internes se bouleversent et l’équilibre du fonctionnement de l’appareil psychique est rompu. Comme de toute façon l’énergie de la tension doit forcément s’exprimer, elle produit un symptôme qui apparaît sous la forme d’une manifestation corporelle. C’est le processus de somatisation.

A chacun sa propre expression

Enumérer toutes les formes de somatisation serait fastidieux tant chaque individu réagit aux événements de la vie d’une façon qui lui est spécifique. Cependant, les troubles somatiques concernent habituellement la physiologie des systèmes cutané, articulaire, gastrique, neurologique et sexuel. Par exemple l’association de douleurs atypiques localisées aux niveaux du dos, des articulations, de la tête...,l’existence de nausées, de vomissements, de diarrhées. Sur le plan sexuel, des troubles de l'érection ou de l'éjaculation, la frigidité, le vaginisme, des règles irrégulières et excessives. D’autres manifestations apparemment neurologiques peuvent signifier une somatisation: la « boule dans la gorge » ou «le nœud» à l’estomac. La perte de la sensibilité tactile, des hallucinations, une amnésie. Le psoriasis et l’eczéma sont aussi le reflet somatique de troubles anxieux qui se dévoilent au niveau de la peau.

L’évolution vers la maladie psychosomatique.

Dans le meilleur des cas la somatisation se manifeste sous des aspects bénins et réversibles, les symptômes revenant souvent avec la même forme: crises d’asthme, hypertension, coliques et de douleurs.
En plus de leurs impacts sur l’individu, ils provoquent une souffrance sociale et professionnelle. Par la suite, l’évolution vers une chronicité se fait conjointement avec l’affaiblissement des défenses naturelles de l’organisme. C’est la porte ouverte à l’installation de maladies psychosomatiques souvent graves de part leur irréversibilité. Comme les maladies auto-immunes et les maladies cancéreuses dont l’évolution peut conduire jusqu’à la mort.

Comment repérer la somatisation ?

Cette sinistre progression peut s’éviter dès que l’on s’applique à porter une                    attention aigue aux symptômes. Pour cela, il faut dans un premier temps savoir s’écouter et s’arrêter. Il n’est pas question ici d’encourager quelconque forme de nombrilisme ou de légitimer l’hypochondrie, mais plutôt de développer une conscience corporelle qui aura pour but de se laisser guider vers la présence d’un conflit qui se joue en arrière plan dans la profondeur de l’inconscient. L’objectif ambitionne le rétablissement de l’équilibre entre le mental et le ressenti corporel. Mais le chemin est long et sinueux. En effet, énormément de personnes se sentent «coupées» de leurs sensations révélant leurs présences que lors de l’apparition de la douleur. Il est bien souvent trop tard. Le processus de somatisation est déjà en route. Faire attention à ses sensations est accessibles et le message spécifique qu’elles nous adressent vaut largement le fait d’être entendu.
Il faut donc commencer par nous mettre sur «pause», sentir et ressentir...


Un langage à décrypter

C’est établi, le corps a la capacité d’exprimer à grands «cris» la souffrance psychique. Les symptômes signent alors unlangage symbolique bien spécifique qui conduit inexorablement à la rencontre des émotions et des sentiments refoulés. Son décryptage mène vers une conscience claire et lucide des conflits inconscients. A charge pour chacun, avec l’aide d’un thérapeute si nécessaire, de déterminer le sens et d’y remédier.
Aussi, comprendre la somatisation est d’un intérêt majeur: libérer l’énergie du conflit comme le ferait une soupape pour permettre à nouveau l’équilibre. L’enjeu d’un retour à la stabilité du fonctionnement psychisme est à ce prix. Voici quelques exemples significatifs relevés lors de psychothérapies que j’ai pu menées.
Patrick, 38 ans souffre d’une impuissance sexuelle (symptôme corporel). Dans l’histoire de mon patient, elle traduit le refus de sa propre puissance et son impossibilité à s’exprimer face à une mère castratrice (conflit psychique inconscient).
Viviane me consulte pour une sensation d’étouffement associée à une boule permanente dans la gorge (symptôme corporel). Chez cette femme de 32 ans, les symptômes manifestent la souffrance d’une naissance difficile avec étranglement par le cordon ombilical, (conflit psychique inconscient).
Pascale 41 ans, souffre d’une maladie rhumatismale généralisée associée à une dépression existentielle (symptôme corporel). Un lourd secret de famille concernant les circonstances dramatiques du décès d’un enfant, traduisait une énergie destructrice contre elle-même et exprimée par le processus inflammatoire (conflit psychique inconscient).
Les psychothérapies menées ont permis d’améliorer considérablement l’état des ces patients.

Approche thérapeutique

Etre attentif à la psychosomatique est important. Mais ilne serait pas juste de tout psychologiser. Il s’agit simplement d’être observateur de ses fonctionnements,du sens que peut prendre une gêne ou une douleur insolite. Je le rappelle à nouveau: le corps et l’esprit sont intimement liés.

S’occuper de guérir uniquement le symptôme sans s’attacher à la cause diffère la souffrance.
Par conséquent, le traitement de la somatisation impose une démarche profonde et globale.
L’association d’une psychothérapie analytique à la dimension psychocorporelle est souvent très efficace.
Le thérapeute considère l’histoire du patient tout en travaillant les lieux du corps où se manifestent les douleurs et les tensions. Ici, le «toucher» prend toute sa place et permet l’éveil des émotions et des sensations.
Le but étant de donner au patient la possibilité de dire son ressenti afin de conscientiser les résistances internes. Une autre approche thérapeutique concerne la pratique de séances de sophrologie et la relaxation. Ces méthodes corporelles restaurent l’équilibre psychosomatique.
Enfin la mise en situation lors de jeux de rôle favorise la prise de conscience des
conflits refoulés.
La somatisation est le moyen mis en œuvre par l’organisme pour se protéger de trop grandes tensions psychiques. Cette souffrance cachée, cristallisée dans le corps par le symptôme est un appel qui informe d’un dérèglement en court.
Ne pas l’entendre revient à retourner contre soi de grandes forces de destruction. Il suffit de se porter de l’attention pour en décoder la signification.

                                                                                           Éric TOGNON



                              
 
 

mardi 3 décembre 2013

Choisir son psy (vu sur passeportsanté.net)


On définit la psychothérapie comme « un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser, chez le client, des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à affronter les difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien » . On doit la distinguer d’autres types d’approches :
  • La psychiatrie vise le traitement des maladies mentales (problèmes dans la structure de la personnalité [ex. : schizophrénie et paranoïa], troubles graves du comportement [ex. : violence], anomalies neuropsychologiques [ex. : dyslexie]). Elle utilise généralement des médicaments, mais aussi la psychothérapie. 
  • La relation d'aide s’apparente plutôt à un soutien émotif et respectueux; il s’agit d’une attitude, mais pas d’un traitement.
  • Le développement personnel (ou croissance personnelle) se sert des mêmes outils que la psychothérapie, mais généralement pour répondre au besoin de mieux se connaître, à une quête existentielle ou à un désir d'épanouissement affectif, relationnel, sexuel, social, humain, spirituel et parfois professionnel.
Psychothérapeute : un titre réservé au Québec

Adoptée en 2009, la Loi 21 a fait en sorte que le titre de psychothérapeute soit réservé aux psychologues, aux médecins de même qu'aux membres de certains ordres professionnels qui détiennent un permis de psychothérapeute délivré par l'Ordre des psychologues (travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux, conseillers d’orientation et psychoéducateurs, ergothérapeutes, infirmières). Les personnes qui pratiquent déjà la psychothérapie et dont la compétence sera reconnue pourront aussi porter le titre de psychothérapeute.
Cependant, la loi ne sera mise en application que lorsque les normes et règlements complémentaires auront été adoptés par l’Office des professions du Québec30. Cela devrait se produire à la fin de 2010.
Voici une brève description des principales familles de psychothérapies. À la suite, un tableau indique de quelles familles font partie une cinquantaine de psychothérapies différentes, et celles qui possèdent une fiche sur PasseportSanté.net.


Analytiques et psychodynamiques

Fortement influencées par la psychanalyse (qu'elle soit de Freud, de Jung ou d'autres), ces approches font appel à la notion d’inconscient et focalisent leurs efforts sur la recherche des liens entre les difficultés actuelles et les expériences passées, dont les conflits refoulés et non résolus. La personne est amenée à prendre conscience de l’influence de ces conflits sur son fonctionnement afin de les comprendre et de s’en dégager progressivement. On vise des changements profonds et durables chez le patient. Généralement, les psychothérapies psychanalytiques durent au moins un an, à raison d’une ou plusieurs séances par semaine.
Ces démarches peuvent mener très loin du symptôme le plus apparent : on commence une thérapie à cause d'un problème au travail et on se retrouve à traiter un manque affectif. Certains des outils classiques des thérapies psychanalytiques sont l’association verbale libre, l’analyse des rêves, la tenue d’un journal personnel ainsi que la prise en compte des phénomènes de transfert, c’est-à-dire la projection de désirs ou de situations inconscientes du client vers son thérapeute.
Depuis quelques années, des psychothérapies psychodynamiques brèves ont fait leur apparition. Elles s’échelonnent sur une période plus courte (de 10 à 40 séances) et sont le plus souvent centrées sur un événement ou un comportement bien circonscrit.


Cognitivo-comportementales

Certaines difficultés psychologiques peuvent être liées, entre autres, à des pensées ou à des comportements inadéquats qu’on a appris ou adoptés – souvent malgré soi. Ils peuvent s’apparenter à des réactions « incontrôlables » qui surgissent automatiquement en certaines circonstances (dès que je vois un policier, je me sens fautif; si je n’ai pas d’amoureux, je ne vaux plus rien, etc.) Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) proposent d’observer objectivement et d’analyser avec détachement ces comportements et ces pensées, d’apprendre de nouveaux comportements et de remplacer les pensées ou les émotions non désirées par d’autres qui sont davantage adaptées. On cherche des problèmes concrets à résoudre et une démarche thérapeutique est établie en commun (déconditionnement progressif, clarification des mécanismes de défense, modifications des croyances, etc.).
Généralement, on segmente la difficulté à affronter en ses diverses composantes et on valorise les nouvelles attitudes et les comportements positifs à mesure qu’ils s’installent. Selon les cas, on travaillera davantage sur la dimension cognitive (la pensée) ou sur la dimension comportementale (les actions). Quand les TCC travaillent avec l’inconscient, le cadre n’est pas celui de la psychanalyse (fantasmes, désirs, pulsions, etc.), mais celui des schémas cognitifs qui donnent du sens aux émotions et aux comportements. Ce sont ces schémas qu’on tente d’assouplir ou de modifier. Un traitement comprend habituellement de 10 à 25 séances hebdomadaires.

Brèves
On peut considérer que des approches comme les thérapies brèves, les thérapies orientées vers les solutions et la psychothérapie neurolinguistique font partie des approches comportementales. Toutefois, un de leurs objectifs fondamentaux est de réduire la durée du traitement (au plus dix séances). Pour y parvenir, on tente de définir le problème avec un maximum de précision et de s’attaquer à des problèmes circonscrits le plus précisément possible. On ne cherche pas les causes, on met plutôt l’accent sur ce qui est changeable, sur les solutions, les habiletés et l’action.

Existentielles et humanistes

Ces approches se fondent sur les capacités intrinsèques de l’être humain à maîtriser son existence et à se réaliser pleinement. Le thérapeute entre en relation avec un client plutôt que de soigner un patient. L’accent est mis sur les prises de conscience des difficultés et des forces de la personne, et sur l’ici-maintenant. Le thérapeute favorise l’exploration de soi et l’expérimentation de nouvelles façons d’être ou d’agir.
On peut diviser cette famille thérapeutique en quatre sous-groupes : les thérapies psychocorporelles, les thérapies transpersonnelles, les thérapies créatives ou expressives et les thérapies par la parole.

Psychocorporelles
Comme leur nom l’indique, les thérapies psychocorporelles agissent sur le psychisme par l’intermédiaire du corps. Elles y parviennent de différentes façons, soit en utilisant l'énergie de la respiration (ex. : respiration holotropique); soit par un toucher de la part du thérapeute (ex. : Trager); soit en se servant du corps comme déclencheur d’une verbalisation de type analytique (ex. : bioénergie); soit enfin en permettant au mouvement d'aider le psychisme à se rééquilibrer (ex. : EMDR).
Dans toutes ces approches, on se sert du corps pour entrer en contact avec ses états intérieurs ou pour intervenir sur le psychisme. Par exemple, les touchers doux de la synergie Rubenfeld sur une partie particulière du corps pourront faire remonter certaines émotions à la surface. Un massage plus profond à cet endroit pourra raviver des mémoires cachées et susciter une intense libération d’émotions. Une fois les émotions libérées, il devient plus facile de faire des choix conscients et d'éviter certains comportements nuisibles dictés par des habitudes trop bien ancrées.

Transpersonnelles
La psychologie transpersonnelle s'intéresse aux « états non ordinaires » de conscience : l'extase, le sentiment de connexion avec l'Univers, la conscience aiguë de son être profond, le mysticisme, etc. Ayant pour objet la « pleine réalisation » de la personne, elle se préoccupe des perturbations résultant de l'enfermement des potentiels illimités de la conscience dans les structures limitées de l'ego – comme cela peut se manifester au moment de crises existentielles ou de ce que l'on appelle des crises d'émergence spirituelle.
Si, dans la psychologie classique, les modèles sont des êtres performants, motivés, efficaces et bien intégrés socialement, ceux de la transpersonnelle sont des saints, des sages et des héros de l'humanité. Ce qui ne veut pas dire que cette approche nie l'importance d'un ego sain, au contraire : c'est à partir d'assises solides et équilibrées que l'être humain pourrait atteindre d'autres dimensions.

Créativité
Ces thérapies font appel aux capacités créatives inhérentes à chacun. Que ce soit par le dessin, l' art-thérapie, la danse, la musique, etc. – et sans devoir posséder le moindre talent artistique – la personne est appelée à laisser émerger ce qui se cache au fond d’elle-même. De là, elle pourra envisager ses problèmes dans une perspective inédite, découvrir des solutions inusitées, et les appliquer de façon originale. Ces approches font appel aux multiples dimensions de l’être et sollicitent – à travers le corps – l'imagination, l'intuition, la pensée et les émotions.

Parole
Elles se déroulent de manière relativement classique, thérapeute et client dialoguant face à face. La relation de confiance, d’intimité et de sécurité avec le thérapeute est fondamentale. Elle permet des prises de conscience et des découvertes qui peuvent ensuite mener à des changements de comportement et d’attitude. On fait aussi parfois appel à divers exercices : visualisations, jeux de rôles, dessin, analyse des rêves, etc.

Systémiques ou interactionnelles

L'approche systémique considère qu'il n'y a pas d'individus malades en soi, mais que les malaises proviennent plutôt des interactions avec l’entourage (famille, amis, équipe de travail, etc.). On ne se demande pas pourquoi le problème existe ou subsiste, mais bien comment il se maintient. L'objectif est de modifier les relations entre l’individu et son entourage. Les rencontres se font donc fréquemment avec plusieurs personnes (en couple, avec les enfants, entre employés, etc.). On s’attardera alors aux divers modes de communication, aux habitudes de vie, aux attentes respectives, aux rapports sociaux, etc. C’est à partir d’eux que les changements pourront être initiés. Le psychodrame, où chacun joue un rôle (qui peut être le sien propre ou celui d’un autre membre du groupe), est un des outils utilisés dans le cadre de ces approches.


          


dimanche 1 décembre 2013

Le stress peut atteindre toute personne....

Le stress peut atteindre toute personne, épisodiquement ou parfois quotidiennement devenant un véritable handicap dans la vie quotidienne. Le stress correspond à un ensemble de réactions de l'organisme qui apparaissent lorsque l'organisme est soumis à un changement de situation brutale. Le corps réagit contre ce qu'il ressent comme une agression ou une pression. Selon les travaux de Hans Selye datant de 1975, il existe 3 phases dans la réaction au stress : la phase d'alarme, la phase de résistance et la phase d'épuisement.

Réaction d'alarme

La réaction d'alarme est la première phase du processus de stress face à l'agression, au cours de laquelle apparaissent les premières manifestations : respiration courte et accélérée, augmentation des battements cardiaque, augmentation de la tension artérielle, boule à la gorge ou à l'estomac, anxiété, angoisse...

Ces réactions sont provoquées par la libération d'hormones , comme l'adrénaline dont le délai d'action est de quelques minutes et dont la fonction est de préparer le corps à une action rapide.

Résistance : l'adaptation

La résistance correspond à la seconde phase du processus d'adaptation au stress. Lors du prolongement de l'agression, la réaction d'adaptation provoque la mise en place d'un processus de résistance face à la situation d'agression.

Cette étape prolongeant la première phase va ainsi permettre de préserver l'organisme de l'épuisement en compensant les dépenses énergétiques occasionnées pour faire face au stress. D'autres hormones, les glucorticoides, sont ainsi sécrétées au cours de cette étape permettant une augmentation du taux de la glycémie nécessaire à l'organisme, au coeur, au cerveau et aux muscles.

Au cours de cette phase, les sujets atteints adoptent des conduites différentes : certains se préparent à affronter le stress, d'autres continuent à vivre comme s'il n'existait pas en faisant la politique de « l'autruche » ou alors évitent les situations pouvant le provoquer.

Épuisement

L'organisme, débordé et sollicité en permanence par la situation de stress qui se prolonge et s'intensifie, ne réussit plus à mobiliser ses ressources et s'épuise. Il ne peut plus faire face aux agressions en raison de leur intensité. L'organisme craque, ne réussissant plus à faire face à toutes ces agressions. Les réserves psychiques et biologiques sont épuisées. C'est au cours de cette phase d'épuisement que peuvent apparaitre certaines pathologies obligeant l'arrêt de l'emballement de l'organisme.

Symptômes

Les manifestations provoquées sont très variables , nombreuses et d'intensité plus ou moins violente. Elles varient d'une personne à l'autre, chaque personne ayant très souvent plus particulièrement « son ou ses symptômes propres ».

Pour certaines, la migraine ou les maux de tête seront leurs manifestations principales, pour d'autres ce sera l'Eczéma ou des insomnies. Certains individus stressés peuvent également présenter plusieurs manifestations associées. La fatigue peut représenter également une manifestation d'un stress chronique.

Troubles digestifs

 Ulcère, nausées, vomissements


Troubles cardio vasculaires

Augmantation de la fréquence cardiaque avec cette sensation d'accélération des battements cardiaques, palpitations, hypertension artérielle, augmentation du mauvais cholestérol.

Céphalées, migraine

Maux de tête, crise de migraine, sont des symptômes fréquemment déclenchés par le stress. Ils sont parfois accompagnés d'hyperventilatin (souffle court et rapide), de transpiration, mains moites, mauvaise haleine et diarrhée., 

Troubles du sommeil

Insomnie, cauchemars, ...

Troubles psychologiques

Irritabilité, angoisse, tics, noeuds dans la grge, colère, épisodes de panique, dépression...

Troubles du comportement

Changements d'humeur fréquents, susceptibilité, difficultés de concentration, difficultés relationnelles avec ses proches ou ses collègues de travail...

Modifications de ses habitudes

Augmentation de la consommation de tabac, d'alcool. Modifications de ses habitudes alimentaires et prise de poids.

Maladies de la peau

Eczéma, urticaire, ...

Mal de dos

Maux de dos et tensions musculaires peuvent représenter des signes du stress.

Plus grande fragilité aux infections

Angines, herpès, grippe, apparaissent plus fréquemment chez les personnes stressées.

Chute de cheveux et pellicules

Les cheveux sont particulièrement exposés au stress

Troubles de la sexualité

Impuissance ou absence de désir chez la femme. Les règles peuvent devenir irrégulières chez la femme.

Augmentation du taux de prolactine

La prolactine permet de déclencher et de maintenir la lactation. La prolactine participe au contrôle des naissances en bloquant l'ovulation quand la maman nourrit son bébé au sein tout au long de la journée. Elle participe au développement de la croissance des glandes mammaires avec les oestrogènes et la progestérone.


Mise en garde

Prudence : Toutes les manifestations précédemment citées peuvent également être les signes d'autres maladies. Seul votre médecin pourra vous confirmer les liens entre vos symptômes et le stress.


                 http://www.youtube.com/watch?v=WkysbVo32pM       

jeudi 28 novembre 2013

La perte d'estime de soi



http://harcelementmoral.wordpress.com/2013/11/28/la-perte-destime-de-soi/



                                                                                                   

mercredi 27 novembre 2013

Remédier à la fatigue de l’empathie

Les deux billets qui vont suivre sont sur le blog de Matthieu Ricard, je les ai copier / coller car je pense que souffrir de troubles bipolaires et ressentir de l'empathie est un de nos ressentis premiers et peut être, en tout cas en ce qui me concerne.
Nos émotions sont à fleur de peau
Qu'en pensez-vous ?

Chapitre I :

Être ému par la souffrance de l’autre, ressentir soi-même de la souffrance parce qu’il souffre, être joyeux lorsqu’il est en joie et triste lorsqu’il est affligé relève de la résonance émotionnelle. Les chercheurs ont constaté qu’une partie du réseau cérébral associé à la douleur est activée chez les sujets qui ne font qu’observer quelqu’un en train de souffrir. Ils souffrent donc de voir la souffrance de l’autre.
La résonance empathique avec la douleur peut conduire, lorsqu’elle est maintes fois répétée, à un épuisement émotionnel et à la détresse. C’est ce que vivent souvent les infirmières, les médecins et les soignants qui sont constamment en contact avec des patients en proie à de grandes souffrances.
Au cours de discussions avec Tania Singer, neuroscientifique directrice à l’Institut Max Planck de Leipzig, nous avons constaté que la compassion et l’amour altruiste étaient associés à des émotions positives. Nous en sommes donc venus à l’idée que le burnout était en fait une « fatigue de l’empathie »? et non de la compassion. Cette dernière, en effet, loin de mener à la détresse et au découragement, renforce notre force d’âme, notre équilibre intérieur et notre détermination courageuse et aimante à aider ceux qui souffrent. En essence, de notre point de vue, l’amour et la compassion n’engendrent ni fatigue ni usure, mais aident au contraire à les surmonter et à les réparer, si elles surviennent.
Ces trois dimensions – l’amour de l’autre, l’empathie (qui est résonance avec la souffrance d’autrui) et la compassion – sont naturellement reliées. Au sein de l’amour altruiste, l’empathie se manifeste lorsque l’on se trouve confronté aux souffrances des êtres, confrontation qui engendre la compassion (le désir de remédier à ces souffrances et à leurs causes). Ainsi lorsque l’amour altruiste passe au travers du prisme de l’empathie, il devient compassion.

Chapitre II :

Je discutais récemment avec une infirmière qui, comme la plupart de ses collègues, est continuellement confrontée aux souffrances et aux problèmes des patients dont elle s’occupe. Elle me disait que dans les nouvelles formations de personnel soignant, l’accent était mis sur la nécessité de garder une distance émotionnelle vis-à-vis des malades pour éviter le fameux burnout qui affecte tant de professionnels de la santé. Cette femme très chaleureuse, dont la simple présence rassure, me confia ensuite :     « C’est curieux, j’ai l’impression de gagner quelque chose lorsque je m’occupe de ceux qui souffrent, mais lorsque je parle de ce « gain » à mes collègues, je me sens un peu coupable de ressentir quelque chose de positif. » Ce qu’elle avait constaté c’est que, contrairement à la détresse empathique, l’amour et la compassion sont des états d’esprit positifs, qui renforcent la capacité intérieure à faire face à la souffrance d’autrui.
Si un enfant est hospitalisé, la présence à ses côtés d’une mère aimante qui lui tient la main et le réconforte avec d’affectueuses paroles lui fera sans doute plus de bien que l’anxiété d’une maman submergée de détresse empathique qui, ne pouvant supporter la vue de son enfant malade, fait les cent pas dans le couloir.
Rassurée par mes explications, cette amie infirmière me confia qu’en dépit des scrupules qu’elle avait de temps à autre, ce point de vue s’accordait avec son expérience de soignante.
À la lumière des recherches préliminaires conduites par Tania Singer, il semblerait donc logique de former à l’amour altruiste et à la compassion ceux dont le métier consiste à s’occuper quotidiennement de personnes qui souffrent. Une telle formation aiderait également les proches (parents, enfants, conjoints) qui prennent soin de personnes malades ou handicapées. L’amour altruiste crée en nous un espace positif qui sert d’antidote à la détresse empathique et empêche que la résonance affective ne s’amplifie au point de devenir paralysante et d’engendrer l’épuisement émotionnel caractéristique du burnout. Sans l’apport de l’amour et de la compassion, l’empathie livrée à elle-même est comme une pompe électrique dans laquelle l’eau ne circule plus : elle va rapidement s’échauffer et brûler. L’empathie doit donc prendre place dans l’espace beaucoup plus vaste de l’amour altruiste. Il importe également de considérer l’aspect cognitif de la compassion, autrement dit la compréhension des différents niveaux de la souffrance et de ses causes manifestes ou latentes. Ainsi, nous sera-t-il possible de nous mettre au service des autres en les aidant efficacement tout en préservant notre force d’âme, notre bienveillance et notre paix intérieure. Comme l’écrit Christophe André : « Nous avons besoin de la douceur et de la force de la compassion. Plus on est lucide sur ce monde, plus on accepte de le voir tel qu’il est, et plus on se rend à cette évidence : nous ne pouvons rencontrer toutes les souffrances que l’on rencontre dans une vie d’humain, sans cette force et sans cette douceur.»

                                      
                          

mardi 26 novembre 2013

Ce blog est à vous !

Si quelqu'un souhaite s'exprimer, aligner des mots sur ce blog ce serait avec plaisir, non pas via un commentaire mais un article.
Parler de sa maladie, de ses ressentis du moment, poser une question....
L'écriture est une bonne thérapie.

La parole est à vous !!

Mon courriel : nathalie.roche56@sfr.fr
en objet indiquez : blog


                         

Psychotropes et conduite automobile

Nos médicaments et la conduite ne font généralement pas très bon ménage. Il y a des précautions à prendre, des avertissements à lire et surtout, surtout, pas d'alcool...
                                     De Medscape France

 

Psychotropes et conduite automobile : lesquels posent vraiment problème ?

Auteur : Aude Lecrubier
10 octobre 2013
Paris, France -La prise d'antidépresseurs augmenterait le risque d'accident de la route de 34 %, selon une étude française publiée en 2012 [1]. Mais, les antidépresseurs, les benzodiazépines et autres régulateurs de l'humeur présentent-il tous un risque équivalent ? Quels sont les psychotropes qui posent réellement problème ? Le Dr Bertrand Claudel (Service de psychiatrie adulte, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, France) a fait le point aux Entretiens de Bichat 2013 [2].
Si les trois triangles de couleurs apposés sur la boite des médicaments permettent aux consommateurs et aux médecins d'avoir une idée du risque sur la conduite, ils font parfois référence à des médicaments présentant des risques très hétérogènes :
  • Le Triangle Jaune Niveau 1 : « Soyez prudent. Ne pas conduire sans avoir lu la notice » indique que la prise de médicament ne remet pas en cause la conduite. Il est apposé sur les boites d'antihistaminiques, de certains anti-inflammatoires, antalgiques et antigrippaux.
  • Le Triangle Orange Niveau 2 : « Soyez très prudent. Ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel de santé » indique que le médicament peut dans certains cas remettre en cause la conduite automobile. Le pictogramme figure sur les boites d'antidépresseurs, de neuroleptiques, de 70% des anxiolytiques, et de 90% des anticonvulsivants.
  • Le Triangle rouge Niveau 3 : « Attention, danger, ne pas conduire. Pour la reprise de la conduite, demander l'avis d'un médecin » indique que la conduite est formellement déconseillée. Il correspond aux hypnotiques et aux anxiolytiques fortement dosés ou injectables.
Depuis, une dizaine d'année, les effets des médicaments sur la conduite sont testés en condition naturelle ce qui a permis d'affiner nos connaissances des perturbations de la conduite induites par les médicaments. La déviation standard de la position latérale permet d'objectiver les mouvements du « weaving » du conducteur, c'est-à-dire les oscillations de la direction.

Une grande disparité des effets sous antidépresseurs


D'après ces tests, les antidépresseurs sédatifs (antidépresseurs tricycliques, miansérine, mirtazapine) affectent la conduite contrairement aux non-sédatifs. Ces perturbations sont comparables à celles retrouvées avec une alcoolémie de 0,8 mg/l. Elles concernent essentiellement les débuts de traitement.
Pendant la phase d'initiation du traitement, il est donc recommandé de ne pas conduire avec un antidépresseur sédatif. Le risque serait augmenté de 49% selon l'étude d'Orriols L et coll [1]. La conduite est possible au cas par cas après une semaine de traitement. Il est alors recommandé de prendre son traitement le soir.
Pour les antidépresseurs non sédatifs (ISRS, ISRNA, moclobémide), les plus utilisés, la conduite est possible en début de traitement au cas par cas et pendant la phase d'entretien chez tous les sujets.
Il existe des facteurs non directement médicamenteux qui affectent la conduite et qui sont à prendre en considération pour la conduite au cas par cas sous antidépresseurs:
  • âge de plus de 65 ans ;
  • troubles cognitifs associés à la dépression ;
  • coprescriptions (benzodiézépines);
  • sujets anxieux sous antidépresseurs ;
  • tendances suicidaires.

Tableau des antidépresseurs sédatifs et non sédatifs
 
  • Antidépresseurs sédatifs

  • Antidépresseurs non sédatifs
  • Tricycliques (imipraminiques)
  • Amitriptiline (Laroxyl®, Elavil®) (++)
  • Amoxapine (Defanyl® ) (++)
  • Clomipramine (Anafranil®, Clomipramine® ) (+)
  • Dosulétine (Prothiaden® ) (+)
  • Doxépine (Quitaxon®) (++)
  • Imipramine (Tofranil®) (+)
  • Maprolitine (Ludiomil®) (++)
  • Trimipramine (Surmontil®) (+++)

  • ISRS
  • Citalopram (Citalopram Mylan®, Seropram®)
  • Escitalopram (Seroplex®)
  • Fluoxetine (Prozac®, Fluoxétine®)
  • Fluvoxamine (Floxyfral®, Fluvoxamine®)
  • Paroxétine (Déroxat®, Paroxétine®)(+/-)
  • Sertraline (Zoloft®, Sertraline®)
  • Autres
  • Agomelatine (Valdoxan®, Agomelatine®)(+/-)
  • Miansérine (Miansérine® )(+++)
  • Mirtazapine (Norset®, Mirtazapine® ) (+++)
  • Tianeptine (Stablon®) (+/-)
  • IRSNA
  • Duloxétine (Cymbalta®)
  • Minalcipran (Ixel®, Minalcipran®)
  • Venlafaxine (Effexor®, Venlafaxine®)
  • IMAO non sélectif
  • Iproniazine (Marsilid®) (+)
  • IMAO sélectif
  • Moclobémide (Moclamine®, Moclobémide®)

 Benzodiazépines et somnifères


La plupart des benzodiazépines utilisées comme anxiolytique sont de niveau 2 : Triangle orange. Les recommandations sont les mêmes que pour les antidépresseurs sédatifs. Il n'est pas recommandé de conduire pendant les phases d'initiation, de modification et de sevrage.
La conduite est possible au cas par cas pendant la phase d'entretien de l'anxiolytique. La conduite sous benzodiazépine est déconseillée aux fortes doses, après 65 ans quelle que soit la phase du traitement. Une étude de 2011 montre que le risque d'accident chez les plus de 60 ans est multiplié par 5,3 avec les benzodiazépines et par 1,8 avec les antidépresseurs. L'orateur rappelle qu'en cas d'association d'alcool et de benzodiazépine, la conduite est à prohiber quelle que soit la dose.
Le danger vaut aussi pour tous les somnifères. En cas de prise d'un somnifère, la conduite n'est possible que le surlendemain de la prise. Ils sont classés niveau 3 : triangle rouge. Le Dr Claudel insiste également sur le fait qu'il ne faut jamais interrompre un traitement brutalement ou conduire pendant les phases de sevrage.

Neuroleptiques et régulateurs de l'humeur


Le problème des neuroleptiques est complexe du fait de l'hétérogénéité de la classe. Les neuroleptiques oraux appartiennent à la classe 2 : triangle orange. Ceux par voie injectable sont classés niveau trois : triangle rouge. Les contre-indications sont le plus souvent liées à la psychose elle-même. La conduite est interdite pendant les phases d'introduction ou de modification de traitement quel que soit le neuroleptique.
En revanche, les régulateurs de l'humeur (lithium et anticonvulsivants) ne sont pas les produits les plus redoutés. Ils appartiennent au niveau 2 : triangle orange. La conduite est à éviter pendant les phases d'initiation ou de modification de traitement que ce soit pour le lithium ou pour les anticonvulsivants (valproate, carbamazépine). Les principaux obstacles sont liés aux coprescriptions et aux symptômes résiduels du trouble bipolaire.
Pour conclure, le psychiatre a rappelé que l'obligation est faite au médecin d'apporter la preuve qu'il a donné une information complète et adaptée à son patient quant aux risques, même exceptionnels, d'effets secondaires liés aux traitements.

Les règles générales à respecter dans tous les cas
  • Ne jamais conduire sous l'emprise de l'alcool même à faible dose avec un psychotrope.
  • S'arrêter an cas de signes d'alerte : somnolence, difficultés de concentration, difficulté à maintenir la trajectoire de son véhicule ou à évaluer celle de autres, troubles visuels.
  • Ne jamais interrompre le traitement brutalement pour pouvoir conduire.
  • Conduire sur des distances modérées. S'arrêter toutes les deux heures.

Le Dr Jean-Alexandre Long n'a pas de liens d'intérêt en rapport avec le sujet.

vu sur : http://www.bipolaire-info.org/content/view/274/34/


                            

dimanche 24 novembre 2013

Le trouble bipolaire, de parents à enfants....Les enfants de parents bipolaires sont plus créatifs

Les enfants et les adolescents dont un parent est atteint du trouble bipolaire (maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) semblent avoir un risque plus élevé de développer le trouble avec un début précoce ainsi que des troubles de l'humeur et des troubles anxieux, selon une étude parue dans les Archives of General Psychiatry.

Boris Birmaher de l'Université de Pittsburgh et ses collègues ont comparé 388 enfants (âgés de 6 à 18 ans) de 233 parents atteints du trouble à 251 enfants de 143 parents sans le trouble (choisis selon des caractéristiques sociodémographiques correspondantes).
10.6% des enfants de parents bipolaires présentaient les symptômes d'un trouble du spectre bipolaire comparativement à 0.8% des enfants du groupe de comparaison.

28.6% des enfants dont les deux parents étaient atteints du trouble avaient développé le trouble. Le risque de développer un trouble de l'humeur ou anxieux était le même pour les enfants avec un ou deux parents ayant le trouble.

La plupart des parents ayant le trouble rapportaient que leur maladie avait débuté avant l'âge de 20 ans et environ 20% rapportaient qu'elle avait débuté avant l'âge de 13 ans.

Cependant, chez la plupart de leurs enfants ayant développé le trouble, le premier épisode était survenu avant l'âge de 12 ans, ce qui suggère, commentent les chercheurs, soit que les parents ont une meilleure perception des symptômes de leurs enfants tôt dans la vie, soit que le trouble se manifeste plus précocement chez les nouvelles générations.

Psychomédia avec source:
Science Daily 


                                                                                                       

Les enfants de parents bipolaires sont plus créatifs :

Les enfants de parents ayant un trouble bipolaire (maniaco-dépression) obtiennent de meilleurs résultats à des mesures de créativité, selon une étude publiée dans le Journal of Psychiatric Research. Ces résultats viennent renforcer ceux de recherches précédentes qui tendent à indiquer qu'il existe un lien entre les troubles bipolaires et la créativité, ce qui représente un aspect positif de la maladie. 

La moitié des enfants de parents bipolaires participant à la recherche avaient eux aussi le trouble, l'autre moitié avaient le trouble déficit de l'attention et hyperactivité (TDAH) qui semble être un signe précurseur du trouble bipolaire chez les enfants dont les parents ont le trouble. La majorité d'entre eux étaient sous médication.

 

Alors que les chercheurs s'attendaient à voir une différence entre les enfants bipolaires et ceux avec le TDAH, ces derniers avaient aussi de très hauts niveaux de créativité. Ceci indique, selon l'un des auteurs, que la manie ne serait pas ce qui alimente cette créativité (puisque les enfants avec le TDAH n'avaient pas encore connu d'épisodes maniaques). Les recherches doivent se poursuivre pour identifier la source du lien entre le trouble bipolaire et une plus grande créativité. 

Plusieurs recherches ont examiné le lien entre trouble bipolaire et créativité. Par exemple certaines ont montré qu'il peut y avoir une incidence 2 à 3 fois plus élevée de psychoses, de troubles de l'humeur ou de suicides chez les artistes et les écrivains comparativement aux gens étant dans des professions moins créatives.

Une recherche en 2002 a aussi montré que les artistes en santé ressemblaient plus du point de vue de la personnalité aux gens qui ont un trouble bipolaire (dont la majorité était sous médication) qu'aux gens en santé dans la population générale.

Un des auteurs de la présente recherche raconte qu'il est devenu intéressé au lien entre trouble bipolaire et créativité en remarquant que les gens venant consulté à une clinique spécialisée, bien qu'ayant des problèmes, étaient particulièrement brillants, motivés et avaient tendance à mener des vies intéressantes.

Psychomédia avec source:
Eurekalert



                   Van Gogh
            

vendredi 22 novembre 2013

Je suis cyclothymique...

Ils passent du rire aux larmes, de la douceur à la colère sans crier gare. Ils sont jugés lunatiques ou soupe au lait. Mais pourquoi changent-ils tout le temps d’humeur ?

                                   Vu sur psychologies.com


Pourquoi ?

 

“Il le faut avouer, telle est la vie humaine. Chacun a son lutin qui toujours le promène, des chagrins aux amusements”, écrivait Voltaire en 1772 dans son poème Jean qui pleure et qui rit. Rien de plus normal que de ressentir de la joie à l’annonce d’une bonne nouvelle et de la peine après un échec, un décès ou tout autre événement douloureux.
« L’humeur proprement dite est un état émotionnel qui varie de l’euphorie à la tristesse et fluctue en fonction de notre environnement », explique le psychiatre Christian Gay (coauteur, avec Jean-Alain Génermont, de Vivre avec des hauts et des bas, J’ai lu, 2004). Certains changent pourtant d’humeur plus souvent que d’autres, et parfois même plusieurs fois par jour. A l’image d’Isabelle, 34 ans, attachée de production : « Il m’arrive de me lever du bon pied, le cœur léger, puis de m’assombrir ou me mettre en colère à la moindre remarque désagréable d’un client, et de retrouver le sourire quelques minutes plus tard. »



Insupportable frustration

 

Lorsque l’humeur subit ainsi des fluctuations répétées, mais légères et brèves, on parle de cyclothymie. « Cette instabilité se caractérise généralement par des changements de comportements ou d’émotions. L’irritabilité, l’accélération du débit verbal, l’agitation et le pessimisme excessif font place à leur contraire au cours de la journée ou de la semaine », précise Christian Gay. Les cyclothymiques ont beaucoup de mal à se contrôler et ont souvent tendance à exploser à la moindre contrariété. Un embouteillage, un retard, une panne de métro ou de machine à laver suffisent à provoquer leur colère.
Cette susceptibilité à fleur de peau révèle en fait une incapacité à gérer les événements et à supporter la frustration. « Les adultes changeants sont des enfants qui n’ont fait que suivre le principe de plaisir, à qui l’on n’a pas appris à désirer les choses et à se confronter au principe de réalité », analyse le psychologue clinicien GillEric Leininger-Molinier.

Une blessure enfouie

 

Désagréables pour l’entourage, qui ne sait jamais à quoi s’attendre, ces oscillations d’humeur sont surtout handicapantes pour le cyclothymique lui-même. « Comme je ne comprends pas toujours ce qui provoque chez moi l’euphorie ou l’abattement, je me sens un peu perdue. Quand mon fils me désobéit ou quand mon mari me contrarie, je m’en veux de ne pas parvenir à maîtriser mes émotions », déplore Brigitte, 48 ans, laborantine. Culpabiliser ne sert pourtant à rien, car l’incident source du changement d’humeur n’est parfois que l’arbre qui cache la forêt. Pour GillEric Leininger-Molinier, ce comportement peut cacher une blessure due à un traumatisme, une souffrance que l’individu a profondément enfouie, et qui rejaillit à son insu, au détour du quotidien.

Que faire ?

 

Prenez du recul
Si la moutarde vous monte au nez ou que la tristesse vous envahit subitement, efforcez-vous d’en identifier les raisons. Une fois la source de frustration détectée, essayez de garder le contrôle de vos émotions en relativisant votre contrariété. N’hésitez pas à consulter un thérapeute, qui vous aidera à voir plus clair en vous.

Canalisez vos humeurs
Vous rêvez d’apprendre enfin à maîtriser vos émotions ? Rien de tel que le yoga, les arts martiaux ou la gymnastique chinoise pour prendre conscience de votre force intérieure et réconcilier le corps et l’esprit. Judo, karaté, capoeira, kung-fu, tai-chi ou qi gong : les disciplines ne manquent pas, à vous de trouver celle qui vous conviendra le mieux.


Conseils à l’entourage

Vous ne supportez plus ses sautes d’humeurs intempestives qui rendent l’atmosphère irrespirable ?
Vous n’avez qu’une envie : tourner les talons ?
Evitez pourtant d’envenimer les choses en vous mettant en colère ou en rejetant le cyclothymique. Efforcez-vous d’abord de maintenir le dialogue. Puis évoquez, sans l’attaquer, les situations dans lesquelles vous vous êtes senti blessé.
Le but : lui faire prendre conscience que vous n’êtes en rien responsable de ses contrariétés et l’amener à réfléchir sur les vraies raisons de son comportement.

   
                                                                              

 

Pourquoi suis-je cyclothymique ?

Inspiré du site : Le cerveau à tous les niveaux


Tu as développé un trouble de l'humeur à cause de 3 facteurs. On appelle cela une maladie multidéterminée. Ces facteurs sont :

La Biologie et l'hérédité

Ton cerveau a la particularité d’être très sensible au stress, de mal réguler les émotions et les humeurs. Cette particularité t’a été transmise par tes parents, comme ils t’ont transmis, ta couleur de cheveux, la forme de ton nez…. C’est un peu une sorte de sensibilité des humeurs, comme d’autre vont être sensible des intestins qui auront tendance à se dérégler plus facilement.

L'Environnement

Dans ton histoire, tu as probablement eut des périodes difficiles (comme la séparation de tes parents, ou la mort de ta grand-mère, ou un déménagement, ou des rapports compliqués avec un ami…). Ces périodes ont été très stressantes et tes émotions ont été très fortes dans ces moments là. Or comme tu l’as vu plus haut, ton cerveau régule difficilement le stress et les émotions. Plus on le sollicite à ce propos, plus il aura du mal à réguler d’autres périodes difficiles.

La Psychologie : pensée et comportement

On retrouve très souvent chez les personnes cyclothymiques, un grand besoin d’être aimé, ou de ne pas avoir une très bonne image de soi…. On appelle ça les « failles psychologiques ».
Ces besoins spécifiques vont te faire agir et réagir plus intensément sur ces sujets, te stresser plus, générer de l’anxiété, ce qui ne va pas faciliter la tache de ton cerveau.



 INTERACTIONS ENTRE LES 3 CAUSES :

       Shema de pensée