Pourquoi ce journal intime ?

Un besoin d'écrire tout simplement ? Aligner les mots et maux comme une thérapie ?
A maintes reprises j'ai cherché en vain des blogs parlant de le bipolarité et jamais je ne m'y suis retrouvée.
Je désire un blog simple où chaque personnes malades ou non puissent s'exprimer librement.
N'hésiter pas à m'envoyer vos textes, poésies...je les publierais, avec votre consentement bien sur.
Mon but n'est pas d'avoir plusieurs lecteurs mais si je peux aider, soutenir une seule personne et partager avec elle ce sera pour moi partie gagnée !!
Nathalie


mercredi 21 novembre 2012

Maladie affective bipolaire



Qu’est-ce que c’est ?

La vie est ponctuée de toutes sortes d’émotions qui la rendent parfois plus facile ou difficile, et qui influencent l’humeur.

L’humeur est un état d’esprit où prédomine une émotion (humeur anxieuse, mauvaise ou bonne humeur, humeur euphorique). Une émotion est un sentiment général qui colore de façon soutenue les comportements et la lecture du monde qui entoure l’individu (colère, tristesse, joie, euphorie, etc.). C’est une expérience vécue à l’intérieur de l’individu. D’autres parts, l’affect est l’expression extérieure de l’émotion vécue. Les êtres humains ont accès à une vaste gamme d’émotions et d’affects pour les exprimer. Ces émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, mais sont agréables ou souffrantes selon le cas. L’individu se sent normalement en contrôle de ses émotions et de ses affects, en particulier parce que l’intensité de son expérience émotive ne le dépasse pas.
Par contre, pour certains, les moments heureux ou difficiles prennent une ampleur démesurée à tel point qu’ils perdent le contrôle de leur vécu émotif, tant des émotions que des affects. Il peut alors s’agir d’une maladie nommée maladie affective bipolaire, communément appelée maniaco-dépression, qui fait osciller l’individu entre des périodes de profonde tristesse et d’extrême euphorie.
La maladie affective bipolaire touche autour de 1 % de la population. La maladie affective bipolaire ne discrimine pas : elle peut affecter les enfants, les adolescents ou les adultes jeunes et vieux, peu importe leur race, leur sexe, leur condition sociale ou leur éducation.
Pour parler de maladie affective bipolaire, il faut avoir fait au moins un épisode de manie, avec ou sans la présence préalable ou subséquente d’un épisode de dépression.
Un épisode de manie se reconnaît à la présence pendant au moins une semaine de plusieurs des éléments suivants :
  • Une humeur euphorique ou irritable ;
  • des idées de grandeur ou un accroissement important de l’estime de soi ;
  • une diminution du besoin de dormir (reposé après seulement trois heures de sommeil) ;
  • plus volubile que d’habitude ou une pression du discours (l’individu coupe les autres, ne cesse de parler, etc.) ;
  • une accélération de la pensée, parfois au point où la personne se perd dans ses idées ;
  • des problèmes d’attention, la personne étant tellement distraite par tout et par rien qu’elle peine à garder l’attention sur un sujet ;
  • une augmentation soutenue des activités professionnelles, sociales ou familiales ;
  • une agitation psychomotrice ;
  • la poursuite ou la recherche d’activités à première vue plaisantes mais à risque de conséquences, par exemple, des dépenses inconsidérées, des indiscrétions sexuelles, des investissements risqués ou hâtifs, etc.
Un épisode de dépression se caractérise par la présence pendant au moins deux semaines de plusieurs des éléments suivants :
  • Une grande tristesse ou une perte majeure d’intérêt dans les activités professionnelles, sociales ou familiales ;
  • des problèmes d’appétit avec perte ou gain de poids ;
  • des troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie) ;
  • un ralentissement psychomoteur ou une agitation psychomotrice ;
  • une grande fatigue ou une perte d’énergie ; 
  • des sentiments de culpabilité inappropriée ou le sentiment de ne rien valoir ;
  • une grande difficulté de concentration ou une quasi-constante indécision ;
  • des pensées récurrentes de mort ou des idées suicidaires récurrentes.
Les personnes atteintes d’un trouble de l’humeur, dont la maladie affective bipolaire, sont plus à risque d’avoir certaines autres conditions psychiatriques. En particulier, elles sont à risque accru pour les problèmes de drogue ou d’alcool, le trouble panique, le trouble obessionnel-compulsif et la phobie sociale.

Qu’est-ce qui en est la cause ?

On sait que les cellules de cerveau sont en communication constante entre elles. Elles utilisent les neurotransmetteurs à cette fin. Ce sont les neurotransmetteurs qui régissent les émotions, les mouvements, les pensées, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, jugement, etc.) et les fonctions de survie (sommeil, appétit, digestion, élimination, contrôle de la douleur, réflexes, etc.).
Dans la maladie affective bipolaire, l’équilibre des neurotransmetteurs est perturbé. Cependant, l’origine de cette perturbation est inconnue. La maladie affective bipolaire n’a pas une cause unique, mais résulte souvent d’un ensemble de facteurs qui, combinés, entraînent l’apparition des symptômes. Ces facteurs sont parfois :
  • Biologiques :
    • L’hérédité ;
    • des changements de l’équilibre de certains neurotransmetteurs ou hormones ;
    • certaines maladies telles que la maladie de Parkinson ou un accident vasculaire cérébral ;
  • psychosociaux : des facteurs de stress dans la vie d’un individu ;
  • environnementaux : consommation abusive ou soutenue de drogues ou d’alcool.


Qu’est-ce qu’il faut faire ?

La maladie affective bipolaire est une maladie, elle peut parfois se prévenir et elle se soigne.

Comment prévenir ou se prendre en main ?

Même s’il n’est pas toujours possible de prévenir la maladie affective bipolaire, certains comportements contribuent à diminuer les risques de souffrir d’un épisode de dépression : de saines habitudes de vie (bien manger, faire de l’exercice, dormir suffisamment, réduire la consommation d’alcool ou de drogues) et un bon réseau de soutien social (se confier à des amis, se distraire, etc.) peuvent éloigner la dépression.
Si vous vous reconnaissez dans les symptômes décrits plus haut, vous pouvez dès aujourd’hui revoir votre hygiène de vie. Ceci ne guérit pas une dépression ou une manie, mais peut éliminer des facteurs qui accentuent ou entretiennent votre état. Assurez-vous de vous coucher à une heure raisonnable (le manque de sommeil peut déclencher une manie), de bien vous alimenter, de faire votre toilette, de faire de l’exercice quotidien (pour vous soutenir dans un régime d’activités physiques, consultez le site www.0-5-30.com), et de réduire la consommation de drogues ou d’alcool (www.dependances.gouv.qc.ca).

Quand consulter ?

Si vous notez depuis plusieurs jours une souffrance incapacitante, une difficulté à rencontrer vos obligations professionnelles ou familiales, il serait peut-être utile de voir votre médecin de famille ou un psychologue. N’attendez pas d’être devenu incapable de faire vos activités habituelles pour consulter. Un professionnel pourra voir avec vous s’il s’agit bien d’une dépression, d’une manie ou d’un autre problème et vous proposera un plan de traitement adapté à vos besoins. Un bilan physique et des tests de laboratoire sont parfois nécessaires pour éliminer d’autres maladies qui se présentent comme une maladie affective bipolaire.

Si vous en êtes à penser au suicide ou que vous craignez pour votre sécurité ou pour celle des gens autour de vous, joignez Info-Santé (téléphone : 8-1-1) ou consultez un médecin DE TOUTE URGENCE.

Existe-t-il des traitements ?

Il existe des traitements éprouvés de la maladie affective bipolaire, et plus vous consultez tôt, plus ces traitements ont des chances de vous soulager. Dans la majorité des cas, un traitement offrant une psychothérapie, des médicaments ou une combinaison des deux s’avère très efficace. Les experts en maladie affective bipolaire s’accordent généralement pour recommander la thérapie cognitive-comportementale ou la thérapie interpersonnelle.
Pour trouver un psychothérapeute dont l’approche vous convient et avec qui vous vous sentirez à l’aise, informez-vous auprès de votre médecin de famille, de votre centre de santé et de services sociaux, de l’Ordre des psychologues du Québec (www.ordrepsy.qc.ca) ou de l’Association des médecins psychiatres du Québec (www.ampq.org).
Les médicaments, antidépresseurs ou stabilisateurs de l’humeur, agissent en rétablissant l’équilibre entre les différents neurotransmetteurs du cerveau qui régissent les émotions, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, etc.) et les fonctions somatiques (sommeil, appétit, énergie, etc.). Si votre médecin vous en prescrit, il est important de les prendre fidèlement et d’être patient. En effet, refaire l’équilibre dans votre cerveau peut prendre un certain temps, parfois même jusqu’à quatre à huit semaines. Ensuite, pour éviter une rechute, il est très important de continuer le traitement tel que prescrit même si vous vous sentez mieux. Le traitement d’un premier épisode dépressif ou maniaque peut durer de plusieurs mois à une année ou deux, selon la sévérité. La survenue de plusieurs épisodes amènera probablement votre médecin à vous proposer une médication à vie.
L’objectif d’un antidépresseur ou d’un stabilisateur de l’humeur est la rémission des symptômes et non seulement la réduction ou un soulagement partiel des symptômes. Parfois, il arrive qu’un médicament entraîne des effets indésirables ou des effets secondaires. Si c’est le cas, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin. N’arrêtez pas votre médicament sans en avoir discuté avec lui. Un autre médicament est peut-être alors indiqué.


 SITE : http://msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sante/sante_mentale


            



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